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Le démocrate

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L'arnaque de la création monétaire

Croissance du PIB et de la dépendance (autonomie, hétéronomie)

Monnaie, immigration et politique protectionniste

 

De l'or à l'euro, de l'euro à l'horo: plaidoyer pour une monnaie et une finance travaillistes

[01/08/2011]

 

 Sont soulignées les parties modifiées depuis la publication de cet article sur Agoravox.

 

 

L'utilité et l'essence de la monnaie

La monnaie est une unité permettant d'échanger (des services ou des marchandises) dans une collectivité. Le troc ne permettant d'échanger qu'entre deux ensembles de personnes, et à condition que chacun trouve chez l'autre un objet également valable, rend les échanges difficiles. La monnaie est ce tiers permettant d'acquérir quelque chose en s'endettant d'une certaine quantité de l’étalon convenu.

 

Le premier âge : celui de la matrice : l'âge d'or

Traditionnellement, la monnaie était coûteuse, c'est-à-dire qu'il fallait faire des efforts, travailler[1], consacrer du temps, des risques, afin de l'acquérir, d’où sa valeur. Par coût, j'entends toute cause d'affect négatif. L'or avait cette propriété, en particulier par sa rareté alliée à sa désirabilité pour ses propriétés matérielles (inaltérabilité, densité de 19,2 qui empêche la fraude, malléabilité qui permet la fractionnabilité) et esthétiques exceptionnelles.

Mais une telle monnaie a aussi ses limites: sa quantité ne correspond pas à la quantité des échanges marchands; dans un marché de plus en plus international sa répartition est très inégale selon les nations; la variabilité de sa quantité peut engendrer de grands désordres, comme lors de la découverte de cet eldorado que fut l'Amérique pour l'Europe (surtout l’Espagne et le Portugal), provoquant une sorte d'inflation (augmentation de la quantité de monnaie) et décourageant en même temps le travail.

 

Le deuxième âge, celui de la folie : l'âge d'euro

Une monnaie moderne, immatérielle, a été créée par de malins banquiers, qui ont de plus en plus prêté une monnaie immatérielle qu'ils créaient (sous forme de reconnaissances de dettes, assignats, billets au porteur), augmentant la quantité monétaire au-delà des stocks de monnaie matérielle qu'ils gardaient dans leurs coffres[2]. Il y avait un grand avantage : la quantité monétaire pouvait mieux s'ajuster à la quantité d'échanges marchands, par le biais de la demande en crédit ; mais il y a de grands inconvénients : une minorité de la population (une ploutocratie) décide quelle activité soutenir, et a intérêt à soutenir toute entreprise hétéronome et à combattre toute tendance à l'autonomie et à l'autarcie. Les États sont complices de la promotion de l'hétéronomie car ils s'enrichissent sur la taxation des échanges marchands (par la taxe sur le prix de vente, ou la taxe sur la valeur ajoutée qui depuis son invention il y a un peu plus d’un demi-siècle en France, y est devenue l’impôt le plus lucratif).

 

La "croissance" vantée par les gouvernements n'est que la croissance des échanges marchands ou monétaires[3], appelée par réductionnisme aux « horreurs économiques »[4] le produit intérieur brut (PIB). Une "croissance" qui doit être exponentielle[5] afin de retarder l'échéance de l'impossibilité de rembourser dans une bulle spéculative qui se confond avec une cavalerie bancaire où se sont enferrés les États par les lois dictées aux gouvernements par leurs copains coquins banquiers. Selon un paradoxe dissimulé, alors que la monnaie immatérielle est si facile à produire pour le financier (le banquier ou assimilé), par une simple inscription (sur des papiers ou des ordinateurs), elle est onéreuse par le crédit payant par les intérêts, et l'hypothèque de propriétés en cas de non remboursement (remboursement impossible puisque la totalité de la monnaie est créée par ces crédits, et qu’il faut rembourser des intérêts en plus, avec une monnaie qui elle n’a pas été créée…). En limitant l’accès au crédit, cette onérosité empêche l'hyperinflation, mais elle entraîne aussi un chômage car l'entreprise et le travail sont défavorisés par rapport au capital qui préfère une inflation faible afin de profiter de ses rentes.

Dans des "démocraties" délégatives où les candidats rivalisent démagogiquement de clientélisme, des candidats peuvent avoir tendance à faire des promesses très "généreuses" (augmenter les dépenses et diminuer les taxations) et les gouvernements peuvent avoir tendance à les réaliser en s'endettant ou en créant de la monnaie (immatérielle). Les malins banquiers, qui, pour contrôler la politique par la constitution d’une corporation de politiciens, préféraient que la "démocratie" soit indirecte et délégative par élection (plutôt que directe ou délégative par tirage au sort : lire Etienne Chouard), ont fait admettre qu'il était irresponsable de laisser la création monétaire aux gouvernements. Ce sont des financiers privés qui se sont arrogés, par des lois scélérates (depuis le 3 janvier 1973 en France), le monopole de la création de la monnaie, surtout depuis que les monnaies internationales n'avaient plus aucune indexation sur une monnaie matérielle (fin de l'étalon or pour le dollar le 15 août 1971)[6].

Ainsi, les États se sont retrouvés dans la situation des personnes qui ne peuvent pas créer la monnaie, mais doivent l'emprunter, avec obligation de la rembourser avec intérêts, aux créateurs de cette monnaie. La population et les échanges marchands augmentant, la quantité monétaire devait augmenter, et donc l'endettement collectif vis-à-vis des financiers, à qui il est impossible de rembourser toute la monnaie qu'ils créaient, car additionnée d'intérêts ; car seuls ces financiers créent la monnaie, et ils ne créent que le capital. Il s'ensuit un endettement de plus en plus grand de la collectivité et des États vis-à-vis d'une  minorité de plus en plus riche, par un système de cavalerie bancaire qui ne peut que mal finir, mais qui a pu durer des décennies par l'ignorance de la plupart de la population[7], et entretenue par ses malfaiteurs bénéficiaires. Doublement bénéficiaires, car afin de "désendetter" les États, ils amènent les États à privatiser de plus de ses services, missions et propriétés, et donc à se les approprier à leur bénéfice. Ils sont ces faux monnayeurs dont parlait Maurice Allais, le prix Nobel français d'Économie, ostracisé du débat public sur les crises financières qui ne peuvent qu'advenir[8].

Dans les prochains mois, il ne peut advenir qu'une apocalypse financière, que ce soit dans son sens étymologique (de révélation) ou commun (de catastrophe), l'un allant avec l'autre, car la révélation entraîne la perte de confiance en la monnaie[9]. Mais tant que la révélation est biaisée, dominée par le discours de désendettement sans questionnement sur la création monétaire, les décisions ne pourront être que néfastes.

 

Le troisième âge, de sagesse, de raison : l'âge d'horo

L'étalon-or étant une aberration et l'absence d'étalon étant une folie qui nous a conduits dans un asile où les psychiatres sont les plus fous, et ont imposé une monnaie unique dans des pays aux lois divergentes sur la rémunération et la fiscalité, je propose d’en sortir par l'étalon-heure : le temps de travail étant un coût quantifiable, il sert de base fixe[10].

Ce temps de travail peut (et doit) être majoré selon la pénibilité du travail (fatigue, séquelles, horaires de nuit, jours non ouvrables), la dangerosité, la responsabilité, etc. Comme exemple extrême, je ne connais pas de travail qui méritât d’être plus payé que celui de liquidateur à Tchernobyl, ou autre mission kamikaze de sacrifice pour le bien de la collectivité, car pour quelques minutes de travail, les effets sont des années de vie en moins, et les maladies handicapantes, les effets tératogènes sur leurs enfants, etc.  Voici de quoi réévaluer le prix de l'industrie nucléaire, en y internalisant ce coût.

Dans ce système, le revenu du travail est limité naturellement (par le temps, la force humaine) et règlementairement (par les majorations).

Dans un tel système, il n'est question ni d'inflation, ni de déflation, ceci pour deux raisons :

- L’ensemble des travaux ont autant de valeur et de coût qu’ils soient effectués à une époque ou à une autre (il n’y a pas de raison de considérer que les ancêtres ou les descendants ont plus ou moins de valeur) ;

- Une inflation aurait tendance à faire reporter un travail le plus tard possible, afin d’être payé le plus tard possible et ainsi le plus possible.

Cela s’oppose ainsi au système inflationniste de la monnaie capitaliste, soit très faiblement afin de privilégier les capitalistes, les rentiers (le cas de l’union Européenne), soit un peu plus afin de privilégier le travail, l’activité, soit hyperinflationniste ou déflationniste dans les pires cas. Il faut bien sûr faire attention à ne pas surestimer le travail (pénibilité, durée, etc.), ce qui causerait une inflation injuste.

Cette monnaie accomplirait l'idéal (démocratique) d'égalité entre les humains en les payant également qu'ils soient nés à Manille, Paris ou Alger[11].

Elle participerait de la lutte contre l'émigration contrainte par leur misère de personnes qui se noient en traversant les douves qui les séparent de ces châteaux-forts que sont les pays les plus riches, ou  fracassent leur vie contre les ignobles murs barbelés érigés à leur frontière.

Le prix du travail et des services étant égal à leur coût partout où la monnaie travailliste serait utilisée, il y aurait une relocalisation du travail, car le prix du transport ferait une différence anticoncurrentielle pour ce qui pourrait être plus économiquement (re)localisé,  aussi de façon plus écologiste.

Plus généralement, l'étalon-heure ou travail implique une (ré)internalisation des coûts dans le prix du travail ou du service, et donc une plus grande justice. La médecine serait gratuite, mais les produits toxiques (pétrole, tabac, alcool, cannabis, aliments malsains comme les sodas) seraient taxés à mesure de leur coût sanitaire ou autre (accidents, réduction de la durée de vie, etc.), afin d’internaliser leurs coûts dans leur prix.

Il n’y aurait plus de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais il pourrait y avoir une taxation de des revenus du capital et un plafonnement de la fortune monétaire individuelle, recalculé chaque année, afin d’éviter l’inflation en ajustant la quantité monétaire.

Le paiement de la durée et du prix du transport vers le lieu de travail devraient être payés par l'employeur et l'employé, dans des proportions variables à déterminer. Car, l'employé durant son transport a une part de liberté (lire, écouter de la musique, la radio, converser, se reposer) et une part de contrainte (impossibilité d'habiter près du lieu de travail, dans un lieu onéreux de prestige, ou isolé, hostile, etc.). Il s'agit d'inciter à ce que les lieux de travail et d'habitat ne soient pas globalement différenciés (exemple du travail en centre-ville pour les riches firmes et de l’habitat en banlieue des pauvres travailleurs, engendrant de coûteuses migrations quotidiennes).

Il y aurait à la base au moins un accès gratuit à une nourriture saine de base, à un logement, aux soins, à l’instruction ; ou un revenu minimal pour tous les humains (travailleurs, chômeurs, malades, personnes âgées, retraitées, enfants), d'environ la moitié d'un salaire à plein temps (de trois dizaines à trois douzaines d'heures hebdomadaires) non majoré (c'est-à-dire sans pénibilité ni horaire particulier, etc.), ce qui ferait qu’un salarié à plein temps gagnerait au minimum l’équivalent d’un salaire minimal à temps plein et demi (soit le triple d’un non travailleur), ce qui est le revenu médian en France (1550 euros par mois).

Les étudiants sont aussi salariés selon leur travail d’étudiant, dans le sens où leurs études bénéficient à l'intérêt collectif. Il peut y avoir un nombre limité d’étudiants payés dans certains secteurs où un nombre limité de professionnels est nécessité, avec un concours d’entrée pour la sélection.

Si l’impôt ne suffit pas, l'État crée la monnaie afin de rémunérer les emplois (et travaux) d'intérêt collectif (professeurs, médecins, psychothérapeutes, pompiers, policiers, éboueurs, inspecteurs du travail, voire agriculteurs).

Il y aura un monopole de la création monétaire par les collectivités publiques démocratiques, et il sera donc interdit aux banques privées d’en créer.

 

Quelques conséquences de la rémunération du travail plutôt que du capital

Un créateur (scientifique, inventeur, artiste) étant rémunéré pour ses créations d’intérêt public, il n'y aurait aucune limite légale à la reproduction et à la diffusion d'une œuvre d'art, car c'est d'intérêt collectif. Ce qui serait payé, c'est le travail de l'artiste (son travail écriture, de spectacles, etc.), mais pas son capital (royalties sur la vente de livres, de disques ou du nombre de fichiers copiés). Par contre, la diffusion de son œuvre peut être mesurée comme un des critères pour financer ses projets, ou commencer à différencier une création de loisir personnel d’une création considérée comme travail d’intérêt collectif parce qu’elle attirerait des utilisateurs[12].

Pour une invention, c'est la même chose. L'inventeur pourrait déposer gratuitement (ce qui n'est pas le cas actuellement et privilégie les plus riches, en particulier les grandes firmes, mais pas les plus inventifs). Tout le monde pourrait la copier et le nombre de copies serait un des critères pour financer ses projets.

Dans le système des brevets actuel, nous sommes comme dans le cas de la vie avant la sexualité avec l'engendrement par division : une innovation restait dans sa lignée et ne se combinait pas à une innovation d'une autre lignée, d’où une évolution lente. La sexualité a permis la combinaison rapide et exponentielle des innovations les plus adaptées.

Un autre effet pervers du système des brevets est de piper les dés de l'intérêt collectif : par exemple les firmes pharmaceutiques privées ont intérêt à privilégier les traitements brevetables sur lesquels ils peuvent profiter d'un monopole très lucratif, et aucun à financer des études sur des traitements naturels que tous les concurrents peuvent utiliser. Ainsi, des traitements naturels comme le silicium organique (de Norbert Duffaud puis Loïc Le Ribault) ou le pao pereira et le rauwolfia vomitoria (de Mirko Beljanski), ne seront non pas soutenus, mais combattus par le lobby pharmaceutique ; car trop efficaces et trop peu toxiques, ils réduisent la consommation de traitements toxiques qui entraînent d'autres traitements (des plurithérapies plutôt que des monothérapies). Par une perversion de ce système de domination[13], des produits toxiques (comme les pesticides inventés par Monsanto) ont des autorisations de mise sur le marché alors que des produits naturels inoffensifs utilisés traditionnellement depuis des siècles (comme le purin d'ortie comme engrais et antiparasite) seront combattus, car sans autorisation que personne n'a intérêt à financer puisque tous les autres en profiteraient gratuitement. Il est bon que les recherches à intérêt collectif soient financées collectivement.

 

Que  faire ?

1.      Directement

Nous devons ne pas attendre la bonne volonté de nos États et gouvernements pour créer cette monnaie, car ils sont inféodés au système bancaire privé. Nous pouvons le faire nous-mêmes par l'intermédiaire d'un site internet de système international ou global d'échanges intitulé glexsy.com (Global Exchange System), et inspiré des systèmes d'échanges locaux et de Couchsurfing.org, site international d'accueil et de rencontres entre voyageurs. On pourra par exemple acheter une nuit d'hébergement ou un repas, la même prestation[14] ayant le même prix quelle que soit la richesse initiale du pays.

Pour l'indexer sur l'euro actuel, on pourrait établir qu’un horo égale six minutes de travail, pour avoir dix horos de l'heure comme salaire horaire minimal, égalant le salaire minimal légal en France.

Afin d'amorcer (en créant de la monnaie) et financer le site, un (participant) inscrit peut acheter des horos (qui vont lui permettre d'acheter des choses à d'autres participants) et permettre de faire exister le site sur l'actuel marché avec ses euros : il finance donc le site sans perdre de monnaie![15]

S'il faut éviter la centralité et sécuriser l'autonomie, chaque sociétaire aurait un carnet aux pages numérotées, avec sa photographie et autres identifiants, où on marquerait nos transactions avec autrui et le total au fur et à mesure. Les transacteurs suivants verraient si on a du crédit ou un fort débit qui inciterait à refuser, contre le parasitisme. On marquerait la nature de la transaction sur chaque carnet, la date, on cocherait sur l'un la case "fournisseur" et la somme monétaire (+XX horos) qu'on gagnerait, sur l'autre bénéficiaire et la même somme (-XX horos) qu'on dépenserait, et on ferait le total avec les transactions précédentes sur chaque carnet. On signe sur le carnet de l'autre.

On ferait des scans ou photos de son carnet par sécurité en cas de perte.

Les carnets pourraient subir des contrôles comptables, en particulier par le transacteur sollicité.

2.      Indirectement

Enfin, électoralement, nous devons voter pour les candidats qui proposent le plus explicitement de sortir du cadre fallacieux de l’endettement des États, par l’abrogation de la loi de 1973, et des lois suivantes qui ont poursuivi cet enfermement malicieux (article 104 du Traité de Maastricht, article 123 du Traité de Lisbonne), allant jusqu’au verrouillage proposé récemment par la proposition de la règle d’or (règle dormitive surtout) dans la constitution française.

J’y reviendrai dans un prochain article. 


 

[2] Pour un résumé de cette évolution à partir de l’histoire qu’en a faite Maurice Allais, voir ici : http://lucadeparis.free.fr/infosweb/creation_monnaie.htm.

[3] Ainsi, aller à son travail en voiture, avoir un accident sur le trajet, être soigné à l'hôpital ; acheter des aliments malsains et attraper un cancer, le soigner, tout cela est de leur "croissance", tandis que cultiver son potager et son verger en toute autonomie, et rester en bonne santé, ce n'est pas de leur "croissance".

[4] Selon la formule d'Arthur Rimbaud dans les Illuminations.

[5] Par exemple, 5 % de croissance annuelle (du PIB), c'est pour la troisième année 5 % ajoutés aux 105 % de la deuxième année, etc.

 Année

1ère

2e

3e

4e

5e

6e

7e

8e

9e

10e

Total avec une croissance de 5 %

100 %

105 %

110 %

116 %

122 %

128 %

134 %

141 %

148 %

155 %

Total avec une croissance de 10 %

100 %

110 %

121 %

133 %

146 %

161 %

177 %

195 %

214 %

236 %

Il faut noter que plus un pays a d’échanges monétaires, moins le PIB peut augmenter : dans un pays où le PIB annuel par habitant est de 3.000 euros, une croissance de 10 % équivaut à 300 euros, alors que dans un pays avec un PIB par habitant de 30.000 euros, une augmentation de 300 euros ne fera une  augmentation du PIB que de 1 %.

[6] Remarquons que les dates sont de celles qui provoquent le moins de réactions, en pleines vacances estivales ou lors des fêtes du nouvel an.

[7]  Henry Ford écrivait : « Il est bon que le peuple ne comprenne pas notre système bancaire et monétaire, car si c'était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. ».

 

[8] Pour tous les anti-complotistes, anti-conspirationnistes, anti-cabalistes et anti-conjurationnistes de tout poil qui leur bouche la vue, lire ces articles dans Marianne des 5-11 novembre 2009 : « Contre les tabous indiscutés » par Maurice Allais, et « Le prix Nobel iconoclaste… et bâillonné » par Éric Conan, où l'unique prix Nobel d'Économie français, expliquait à 98 ans pourquoi il est si méconnu de ses compatriotes, en particulier dans le paragraphe intitulé « Un prix Nobel téléspectateur » (p. 84 du journal ou p. 3 du fichier).

 

[9] Cela pourra très mal se passer car les détenteurs du pouvoir, des privilèges, ne sont pas prêts à l'abandonner à une population assez désinformée et désintéressée. La guerre peut être la solution la plus tentante pour eux, comme faire attaquer l'Iran (chiite) par les États-Unis, qui ont récemment inventé sa part de responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001, sans cohérence avec les accusations contre l'Afghanistan (sunnite), puis contre l'Irak (laïc avec Premier Ministre chrétien)...

 

[10] L'inspiration de l'étalon-heure m'est venue de ma participation au système d'échange local (SEL) de Paris, où l'unité monétaire, le grain, équivalait à une minute de service, soit soixante grains de l'heure.

 [11] « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille | On choisit pas non plus les trottoirs de Manille | De Paris ou d'Alger […] Être né quelque part | Pour celui qui est né | C'est toujours un hasard […] Est-ce que les gens naissent | Égaux en droits | à l'endroit | Où ils naissent ? », chantait joliment, gentiment, généreusement le jeune gauchiste Maxime le Forestier.

[13]  « Dans le monde renversé, le vrai est un moment du faux. », a écrit Guy Debord dans La Société du spectacle.

[14] Par même prestation pour un repas, il faut comprendre le travail, et non pas des ingrédients identiques, car un repas avec des ingrédients lointains qui ont nécessité un travail de transport est plus coûteux qu’un repas préparé avec des ingrédients locaux.

[15] Le site n’aurait pas l’obligation de reprendre les horos ; mais, il serait autorisé entre membres d’échanger leurs horos afin d’acquérir des monnaies locales légales, nationales.

 

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Annexe

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayo_Clinic#Aujourd.27hui : « Le mode de rétribution de son personnel médical est significatif de l'esprit de la Mayo Clinic. Alors que dans la plupart des systèmes de soins, les médecins sont payés à l'acte (c’est-à-dire que plus le nombre de patients examinés est grand, plus le revenu du médecin est important), à la Mayo Clinic, les médecins perçoivent leur salaire indépendamment du volume des patients, ce qui leur permet de passer plus de temps avec eux sans avoir à se soucier des contraintes d'horaires. Ainsi médecins et chirurgiens ne sont pas poussés à effectuer plus d'actes ou d'opérations. »

 

 

26 octobre 2011

 

 

Adam Smith, Enquête sur la Richesse des Nations, I.v: « « c'est du travail d'autrui qu'il lui faut attendre la plus grande partie de toutes ces jouissances; ainsi, il sera riche ou pauvre, selon la quantité de travail qu'il pourra commander ou qu'il sera en état d'acheter. [...] Le travail est donc la mesure réelle de la valeur échangeable de toute marchandise. »

« Des quantités égales de travail doivent être, dans tous les temps et dans tous les lieux, d'une valeur égale pour le travailleur. (...) Ainsi, le travail, ne variant jamais dans sa valeur propre, est la seule mesure réelle et définitive qui puisse servir, dans tous les temps et dans tous les lieux, à apprécier et à comparer la valeur de toutes les marchandises. Il est leur prix réel ; la monnaie n'est que leur prix nominal ». »

 

 

 

1er, 2, 14, 16, 17, 28 août, 2, 3, 4, 19 septembre 2011.

 

 

La rémunération comme dédommagement en liberté de la contrainte du travail.

 

mardi 22 mars 2016, 16642e journée

Ce n'est pas la productivité du travail qui est rémunérée : sinon le camionneur qui en une heure transporte 38 tonnes à 100 km devrait être payé 100.000 fois plus que le livreur à vélo qui dans le même temps transporte 3,8 kg à 10 km. Chacun doit être payé selon les coûts pour lui de son travail : durée, fatigue, risque d'accident pour lui ou autrui (responsabilité), espérance de vie, etc. Si ce n'est pas le cas, il n'y aurait aucune motivation à augmenter la productivité en créant des machines facilitatrices.

 

Les statistiques peuvent être plus ou moins affinées (par exemple, un métier pénible peut être beaucoup plus dangereux pour un vieux, et donc avoir sa rémunération augmentée d'autant, incitant à proposer ce travail à un plus jeune.

Il y a tellement de "chercheurs" inutiles voire néfastes (travaillant pour l'industrie chimique, phytosanitaire et pharmaceutique par exemple) que ce serait une économie d'avoir des scientifiques efficaces et utiles.

 

21, 22 mars 2016