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Son procès le 5 février 2004

L'informateur

Cont@ct

 

Loïc Le Ribault et Norbert Duffaut: le silicium organique

 

 

Censure sur Wikipédia

Alors qu'il y a une bonne fiche sur Loïc Le Ribault dans le Wikipédia en espagnol (http://es.wikipedia.org/wiki/Loïc_Le_Ribault) où il apparaît dans trois pages (http://es.wikipedia.org/w/index.php?title=Especial%3ABuscar&search=Lo%C3%AFc+Le+Ribault&fulltext=Buscar), la censure des administrateurs du Wikipédia en français en empêche l'existence (http://fr.wikipedia.org/wiki/Loïc_Le_Ribault), alors que huit pages de Wikipedia en français mentionnent Loïc Le Ribault (http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&search=loic+le+ribault&fulltext=Rechercher) [24/12/2009].

Recréation de la fiche le 11 janvier 2011.

 

Sources: 

[A] Loïc Le Ribault, 2001: Affaire d'État? ou Le Livre Noir des clowns en bleu (Dossier de presse).

[B] Loïc Le Ribault, 1977: L'Exoscopie des quartz (Masson) [Je peux vous indiquer où un exemplaire est consultable gratuitement à Paris.].

[C] www.loicleribault.com

[D] Loïc Le Ribault: "La dictature au ventre mou (Quand le Ministère de l'Intérieur falsifie des dossiers criminels...)" (www.sos-justice.net/dossiers/revue-presse/france-dictat-ventre-mou.html ou www.motus.ch/bulletins/no6/leribault.html).

[E] "Le G5: un produit intéressant", dans Alternatives Santé L'Impatient nº 271, octobre 2000 (www.medecines-douces.com/impatient/271oct00/g5.htm).

[F] "Les travaux de Loïc Le Ribault" (www.carambaweb.com/chinastral/chinastral/leribault.html).

[G] Serge Garde: "Drame de la Maison des têtes: la piste du missile fou", dans L'Humanité, 3 avril 1999 (auparavant sur www.humanite.presse.fr/journal/1999/1999-04/1999-04-03/1999-04-03-088.html, maintenant sur www.humanite.presse.fr/journal/1999-04-03/1999-04-03-287058).

[H] Martin J. Walker: Loïc Le Ribault's Resistance; traduction: Le Combat de Le Ribault (www.loicleribault.com/floic2.html)

[I] Pierre Lance: Les multiples scandales de l'Affaire Chanal, 26 octobre 2003 (www.les4verites.com/articles%B0419_Pierre+Lance_Justice_Pierre+Lance_5.html).

[J] Serge de Beketch: Ils veulent la peau de Loïc Le Ribault, dans Le Libre Journal de la France Courtoise, nº 311 du 7 janvier 2004, p. 3 (www.francecourtoise.info/04/311/page.php?id=03edi#rbp2).

[K] S. B.: La nouvelle affaire Chanal, dans L'Humanité, 20 octobre 2003 (www.humanite.presse.fr/journal/2003-10-20/2003-10-20-380963).

[L] Jérôme Dupuis: Cavale irlandaise; dans L'Express, 17 septembre 2003.

[M] Frédéric Chambon: L'expert expertisé; dans Le Monde, 5 février 2004, p. 16.

[N] Frédéric Chambon: Le procès de Loïc Le Ribault sous les applaudissements; dans Le Monde, 7 février 2004, p. 12.

[O] Dossier spécial: Le silicium organique G5 (www.euromemo.be/dossier_silicium_organique.htm).

[P] Loïc Le Ribault: Lettre du 23 mars 2004 (www.politiquedevie.net/Loic%20LeRibault/LettredeLoicleRibault.htm).

[Q] Un grain de sable dans les rouages des pandémies: (www.chez.com/frenzy/silicium.htm).

[R] «Incompétence, incurie et irresponsabilité des magistrats», dans Disparus de Mourmelon (www.disparusdemourmelon.org/justice/justicenulle.htm).

[S] Parcours de Loïc Le Ribault (tehoshasta.free.fr/loicleribault.htm).

[T] Propriétés du silicium organique OS5 (tehoshasta.free.fr/loicleribault3.htm).

Jean-Marie Tarbes (gendarme à la section de recherches de Reims): Sur la piste du tueur de Mourmelon (Quinze ans à traquer l'assassin du "triangle maudit")  (Michel Lafon, 2003) [index].

Sources souhaitées:

Loïc Le Ribault, 1998: Le Prix d'une découverte ou Lettre à mon juge.

Loïc Le Ribault: L'Histoire d'un grain de sable.

Loïc Le Ribault, 2001: L'Irlande, un an plus tard.

Loïc Le Ribault, 2001: Présentez... âme! (Presses de Valmy).

Pierre Lance, 2001: Savants maudits, chercheurs exclus (Presses de Valmy).

Jean-Yves Bilien et Pantxo Arretz, 2003: Mandat d'arrêt contre un chercheur (Satya Productions).

Marc Menant: Les Thérapies du bien-être: le silicium organique; Europe 1, samedi 8 novembre 2003.

Marie-Hélène Groussac: Loïc Le Ribault : Mort naturelle ?…" (http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article5085).

 

Le silicium organique est une molécule qui contient au moins un atome de silicium et au moins un atome de carbone. Le corps humain en contient environ sept grammes. Sa quantité diminue avec le vieillissement.

Loïc Paul Le Ribault est né le 18 avril 1947 à Vannes.

En 1970, il invente une méthode d'examen de surface des quartz au microscope électronique à balayage: l'exoscopie; en 1972, il fait des communications dessus à l'Académie des Sciences: «Présence d'une pellicule de silice amorphe à la surface de cristaux de quartz des formations sableuses», C.R. de l'Académie des Sciences, Paris, t. 272, pp. 1933-1936, D; «Comportement de la pellicule de silice amorphe sur les cristaux de quartz en fonction des différents milieux évolutifs», C.R. de l'Académie des Sciences, Paris, t. 272, pp. 2649-2652, D. [D; E]

Sans subvention de l'État, en 1972, il obtient une bourse de la Vocation qui lui permet de terminer sa thèse de doctorat [B:IX]. En 1973, Le Ribault devient docteur de troisième cycle en sédimentologie à Orsay [O].

De 1973 à 1981, il est chef du service de Microscopie Électronique du Laboratoire Central de la compagnie pétrolière Total [C].

En 1975, il découvre par hasard les effets thérapeutiques du silicium organique, en malaxant de sa main droite une solution provenant d'organo-silicés, et constate deux jours plus tard que son psoriasis a disparu sur sa main droite. Intrigué et y plongeant sa main gauche, il constate la disparition du psoriasis sur celle-ci. [E]

En 1977, il publie un livre chez Masson: L'Exoscopie des quartz, sur l'analyse géologique des grains de sable par microscope électronique à balayage [B].

En 1980, Le Ribault devient docteur d'État ès Sciences à Orsay. [O]

Le 1er septembre 1981, il crée le Centre d'Applications et de Recherches en Microscope Électronique (CARME),premier laboratoire privé de microanalyse sur Terre, qui traitera en dix ans 1500 affaires criminelles pour la juridiction française, le FBI et la DST. [A:7]. Plusieurs fois, le Ministère de l'Intérieur français fait visiter le CARME à des ministres ou hauts fonctionnaires étrangers en leur faisant croire que c'est un centre de recherches de la police française [D]. En 1982, le patron de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) lui adresse un courrier de félicitations pour une expertise sur un procédé d'écriture secrète grâce auquel, écrit-il, les services de contre-espionnage seraient «en mesure de détecter de nouveaux agissements susceptibles de porter atteinte à notre défense» [M].

En 1982, il rencontre à Bordeaux Norbert Duffaut, chimiste organicien et ingénieur de recherches à l'université de Bordeaux 1, qui avait synthétisé dès 1957 une molécule de silicium organique à des fins thérapeutiques. Utilisé sous le nom de DNR (Duffaut Norbert Remède), il obtient de bons résultats avec le Dr Jacques Janet, gastro-entérologue à Bordeaux, mais n'est pas officiellement validé. Duffaut et le Dr Guy-Roland Rager, cardiologue, font deux ans de tests sur le traitement de l'athérome expérimental chez le lapin. Les coupes histologiques de l'aorte de lapins traités ou non au DNR, plus de mille clichés effectués au microscope électronique à l'Université de Bordeaux démontrent l'efficacité préventive et curative des organo-silicés sur l'athérome, alors que Rager avait déjà obtenu des résultats positifs chez l'humain dans le traitement d'angines de poitrine, d'infarctus du myocarde et d'artérites ses membres inférieurs. [F] En 1967, Rager fut récompensé des résultats obtenus grâce au silicium organique par l'attribution du prix J. Levy Bricker décerné par l'Académie de Médecine [C].

En 1965, Duffaut guérit en une semaine des chiens atteints de la maladie de Carré en tamponnant de DNR leur poitrail et leurs pattes. En 1979, en collaboration avec le Dr vétérinaire R. Richard, Duffaut traite 220 chiens atteints d'entérocolite hémorragique, et en guérit 200. [E]

Un an après, Le Ribault et Duffaut mettent au point le G4, obtenu en ajoutant de l'hyposulfite de sodium, qu'ils brevettent internationalement en 1985, puis ils organisent en 1986 à Paris une conférence de presse sans guère susciter l'intérêt des autorités médicales. [E]

En 1983, Le Ribault obtient le 1er Prix national de la Création d'Entreprises innovantes. [O]

De 1983 à 1991, Le Ribault est expert en microanalyse près la Cour d'Appel de Bordeaux, puis agréé par la Cour de Cassation. [A:7]

En 1985, alors qu'aucun crédit d'État n'est accordé au CARME, le Conseil régional d'Aquitaine et l'Université de Bordeaux aident à financer avec des fonds publics l'implantation d'une firme des États-Unis d'Amérique du Nord concurrente, l'ICE, à une trentaine de kilomètres du CARME [D].

Entre mai 1985 et novembre 1989, il instruit gratuitement 1464 enquêteurs de la police et de la gendarmerie [D].

En 1987, Duffaut et Le Ribault avertissent, dans un document enregistré devant huissier, le ministre français de la Recherche, Jacques Valade, de l'intérêt de tester le silicium organique dans le traitement du sida, mais n'obtiennent aucune réponse. [E]

En septembre 1987, l'hebdomadaire VSD titre un article sur Le Ribault: «Son labo privé fait la nique à ceux de la police» [M].

En 1987, le Ministère de l'Intérieur français rénove ses propres laboratoires en copiant les méthodes, techniques et brevets du CARME, en prétextant officiellement que le CARME est trop puissant, et que les expertises criminalistiques doivent être réservées aux services publics soumis à l'autorité du Ministère de l'Intérieur. Mais aussi, l'indépendance du CARME avait motivé des avocats et familles de victimes à étudier des affaires où l'armée française est suspectée: la Jonque (chalutier coulé par un sous-marin), la Maison des Têtes (détruite par un missile égaré); d'autres où la police française falsifia des dossiers criminels: Seznec, Boulin, Pinault, Maletta, Mis et Thiennot, Dominici; d'autres embarrassantes pour le Ministère des Affaires étrangères: l'exécution truquée des Ceausescu, l'assassinat de Robert Maxwell. [D] Pour la Maison des Têtes, dont l'explosion à Toulon le 15 février 1989 avait causé la mort de treize personnes, il contesta la version officielle du suicide au gaz en trouvant dans la cuisse du rescapé Wulfran Dherment un fragment de titane qui ne pouvait provenir que d'un missile comme ceux qu'utilisait la marine nationale en manœuvre au large de la rade de Toulon le même jour. [G]

Le Ribault dénonce aussi publiquement les expertises illégales faites par les laboratoires de police et l'enrichissement personnel considérables de leurs directeurs. [D]

En avril 1989, Le Ribault crée une annexe du CARME, le CARME-Bretagne, à Plouvorn, pour traiter les affaires régionales. Suite à la publication dans France Soirdes résultats obtenus par Le Ribault dans l'étude de documents de l'affaire Seznec, Le Ribault est convoqué par le procureur de Morlaix qui lui explique que les expertises de l'époque sont inattaquables. Peu à peu, le CARME-Bretagne ne reçoit plus de dossier à traiter et ferme. Le matériel est mis discrètement aux enchère et racheté par la seule gendarmerie pour 225.000 francs. [U]

En septembre 1991, la police et la gendarmerie ne font plus appel au CARME.

La gendarmerie rachète aux enchères pour 250.000 francs du matériel qu'il possédait et d'une valeur de plusieurs millions de francs, dont son microscope électronique à balayage, et crée avec l'Institut de Recherches Criminelles de la Gendarmerie Nationale (IRCGN). [A:23, 52]

En novembre 1993, Norbert Duffaut est découvert mort dans son lit. Une autopsie révèle un empoisonnement au cyanure de potassium et la police conclut au suicide, alors qu'il est étonnant qu'un chimiste ait choisi un poison très douloureux. [E]

Fin 1994, au bout de trois ans de recherches, Le Ribault met au point une nouvelle molécule, le monométhyl silane-triol (CH3Si(OH)3), dont il fait deux produits G5 (Génération 5) [E]: en plus de la formule cutanée en gel (à 0,2 %, avec du gel et un végétal stabilisant neutre), il y a aussi une formule liquide buvable (à 0,2 %, avec de l'eau et un stabilisant) [T]. Il commence à la diffuser en tant que produit naturel, ce qui le dispenserait d'autorisation [H].

En 1994 ou 1995, une personne qui se présente comme un responsable d'un laboratoire pharmaceutique vient chez Le Ribault avec dix millions de livres sterling pour acheter ses brevets afin d'empêcher leur commercialisation. Le Ribault refuse.

En juin 1995, Jean-Michel Graille, journaliste à Sud-Ouest Dimanche et qui avait publié le livre L'Affaire Priore, contacte Le Ribault et, après autorisation de son rédacteur en chef, l'accompagne durant quatre mois, passant du scepticisme à la conviction des effets thérapeutiques du G5 [H]. Le 8 octobre 1995, Sud-Ouest Dimanche publie sur cinq pages les résultats de ses recherches. [E, H] En avril 1996, Graille, cinquante ans, meurt d'une crise cardiaque dans son jardin [Q].

D'octobre à décembre, des milliers de malades affluent pour obtenir son produit, et aidé par plusieurs médecins, Le Ribault accumule les résultats. [E]

L'Ordre des Médecins et l'Ordre des Pharmaciens portent plainte pour «exercice illégal de la médecine».

Le 18 mars 1996, Le Ribault part pour Antigua, dans les Caraïbes britanniques, où on lui a fait croire que le gouvernement financerait ses recherches. Sans ressources, il soigne des habitants puis il obtient des agréments officiels autorisant l'utilisation du G5 en tant que médicament dans le Commonwealth. [E]

Un journal français publie l'information en s'étonnant que la France ne fasse pas la même chose; et le lendemain, six inspecteurs de police perquisitionnent la maison de la mère de Le Ribault, saisissent les dossiers sur le G5 et interrogent durant 5 heures la femme âgée de 85 ans. Le soir même, elle tombe malade et meurt quinze jours après. Prévenu par un policier que la police attendra au cimetière, Le Ribault n'assiste pas à l'enterrement de sa mère. [E]

Trois mois plus tard, il rentre en France pour tenter d'obtenir les agréments officiels pour le G5; mais un mandat d'amener lancé contre lui le 10 décembre par Alain Reynal, juge d'instruction du tribunal de grande instance de Bordeaux, fait qu'il est emprisonné le 12 décembre, alors qu'aucun client n'a déposé de plainte contre lui. [E] Le juge prétendant qu'il faut le protéger des personnes qu'il a contribué à accuser, il est mis à l'isolement complet, sans chauffage et sans vitres à la fenêtre alors qu'il gèle dehors. [E]

Le 14 février 1997, il est libéré sur décision de la Chambre d'Accusation et contre l'avis du juge d'instruction. Ses papiers d'identité ne lui sont pas rendus et il lui est interdit de quitter le département de la Gironde. Durant deux mois, il reçoit de nombreuses menaces de mort et le 8 avril 1997, suite à un nouveau dossier monté par la Direction centrale de la Police judiciaire, la police revient pour l'arrêter de nouveau. [E] Averti, il s'enfuit en Belgique, puis en Grande-Bretagne, dans l'île de Jersey où en un an, il soigne 2% de la population. [E]

Il crée une firme de production et de commercialisation du G5 en Irlande, la LLR-G5.

Le 25 janvier 2001, Le Ribault obtient un passeport français à l'ambassade de France à Dublin [M].

 

Loïc Le Ribault et l'affaire Chanal

En 1988, un magistrat demande à Loïc Le Ribault de comparer la terre trouvée sur la pelle de l'adjudant Pierre Chanal, arrêté alors qu'il séquestrait un auto-stoppeur hongrois, et la terre autour du cadavre de l'auto-stoppeur irlandais Trevor O'Keefe. Le Ribault, après exoscopie, conclut à l'identité des terres. Fin 1988, commissionné, il découvre dans le camping-car de Chanal des centaines de cheveux de différentes personnes. Le 10 décembre 1991, le juge Pierre-Charles Marien, de Saint-Quentin, écrit à la mère de Trevor O'Keefe qu'il n'existe pas d'indices matériels déterminants pour inculper Chanal du meurtre de Trevor. En avril 1997, Pascal Chapart, nouveau juge d'instruction chargé de l'affaire, s'apercevant que le rapport de Le Ribault n'a pas été utilisé, le nomme surexpert pour examiner tous les scellés. Le Ribault téléphone plusieurs fois pour cela à la Section de recherches de gendarmerie et quatre jours après, la police vient l'arrêter mais prévenu quelques heures auparavant par un ami policier, Le Ribault fuit la France. Fin janvier 1999, des tests génétiques faits sur des cheveux collectés par Le Ribault prouvent qu'ils appartiennent à deux des sept autres disparus de l'affaire. [I]

Le juge Chapart, dans son ordonnance de renvoi aux Assises du mois d'août 2001, écrit p. 76, à propos du juge Marien: «Chargé d'organiser une contre expertise, le juge d'instruction de SAINT-QUENTIN constatait que le prélèvement de terre, que les gendarmes avaient réalisé sur les lieux de la découverte du cadavre de Trevor O'KEEFE, était égaré. En conséquence, il se contentait de commettre des experts du Laboratoire de Police Scientifique de LILLE «afin qu'ils donnent leur avis sur la méthode d'analyse employée par le Centre d'Applications et de Recherches en Microscopie Électronique ainsi que sur le degré de fiabilité de ses conclusions».»

En avril 2003, Le Ribault est cité à comparaître devant le tribunal de Reims en tant qu'expert pour le procès Chanal fixé au 13 mai. Un expert n'étant pas légalement obligé de se présenter en personne, et voulant éviter d'être arrêté, Le Ribault préfère répondre par écrit. En juin, le procès étant retardé pour motif de tentative de suicide de Chanal, Le Ribault est à nouveau cité à comparaître le 16 octobre. Le Ribault propose une vidéoconférence, depuis la Grande-Bretagne sous la protection de l'Habeas Corpus, à la Présidente du tribunal qui propose d'en étudier les modalités techniques. [J]

Le 23 août, un mandat d'arrêt international est lancé contre lui.

Le 23 août, sur des renseignements du ministère de la Justice français, The Irish Times publie que Le Ribault est poursuivi pour des faits datant de 1995-1996 «mais qu'il a fallu du temps pour préparer le mandat d'arrêt international», avec en annexe une fiche «confidentielle» avec des approximations et des faussetés. Le 29 août, un tabloïd irlandais publie un article l'adresse personnelle de Loïc Le Ribault, qui est assailli de menaces de mort. Le 17 septembre, un journaliste qui se disait sympathisant de Le Ribault, publie dans L'Express un article sur Le Ribault qui, ne se sentant plus en sécurité, envisage de quitter l'Irlande. [J]

Le 1er octobre, Le Ribault apprend que son inculpation pour exercice illégal de la pharmacie est inscrite pour le 5 février 2004 au rôle de la 4e Chambre correctionnelle de Bordeaux, parmi des escrocs récidivistes. [J]

Le 2 octobre, Le Ribault est informé que trois juges de la Cour européenne de Strasbourg ont déclaré irrecevable sa requête contre l'État français et ordonné la destruction immédiate des pièces du dossier. [J]

Le 15 octobre, au début du procès, Chanal meurt dans sa cellule, malgré la surveillance de trois gardiens. Il se serait tranché l'artère fémorale gauche de la main gauche avec une des six lames de rasoir [K] qu'il aurait cachées malgré les trois fouilles au corps avant transfert. [J]

L'autopsie de l'institut médico-légal de Paris révèle que Chanal avait un cancer des reins en phase terminale et qu'il ne lui restait donc que quelques semaines à vivre, alors qu'il était entouré de médecins. [K]

 

Le 21 novembre 2003, Loïc Le Ribault, alors en Suisse depuis plusieurs jours pour ouvrir son propre centre de soins, est arrêté et incarcéré à Genève. Jusqu'au 22 décembre, il est mis à l'isolement, avec interdiction de recevoir et d'envoyer du courrier, et de recevoir d'autres visites que celles de son avocat suisse [P].

Craignant pour sa vie dans la prison de Gradignan (où de nombreux détenus le sont à cause de Le Ribault), il demande l'asile politique. Sur les conseils de son avocat Raymond Blet, il accepte l'extradition. Le 5 février, il est jugé pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, et tromperie sur la marchandise. [M] Le procureur Maud Vignau requiert au moins deux ans de prison, dont un ferme, contre un «charlatan des temps modernes» [N].

Le 12 février 2004, Loïc Le Ribault, qui a passé cinq mois en prison, est condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, et à 8.000 € d'amende, pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie; à 8.000 € d'amende, à 5.000 € de dommages pour l'Ordre des médecins, et 10.000 pour l'Ordre des pharmaciens. Il est relaxé pour «les délits de tromperie sur la qualité substantielle de la marchandise et de préparation, importation ou distribution de médicaments à usage humain» [S]. Il est libéré le 24 février et retourne vivre en Suisse [P].

 

Loïc Le Ribault est mort la nuit du 6 au 7 juin 2007 à l'hôpital de Dinard. Il est incinéré au crématorium de Saint-Brieuc le 12 juin 2007.