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Sommaire politique

Le démocrate

Cont@ct

 

 

Pour la fourniture gratuite inconditionnelle de biens de base

plutôt (plus tôt... ?) que le revenu de base monétaire

 

 

Dans une société décente, une civilisation digne de ce nom, la solidarité ferait que la richesse soit distribuée afin que toutes les personnes aient une vie aussi décente qu'il est possible.

Ainsi, de nombreux théoriciens ont proposé un revenu d'existence, ou un revenu inconditionnel, qui aurait l'avantage d'assurer un "filet de sécurité" (le plus haut, le plus large possible) à toute personne.

Il y a plusieurs avantages à ce que ce soit un une fourniture de biens (justement nommés en l'occurrence) plutôt qu'un revenu monétaire :

 

- Le revenu monétaire inconditionnel peut être dépensé dans n'importe quelle addiction onéreuse (alcool, tabac et autres drogues, jeux, etc.), et c'est souvent le cas des personnes qui ont le plus besoin d’aide et de solidarité dans leur malheur[1]. La collectivité devrait donc, en plus de ce revenu mal utilisé, fournir ces biens (l’alimentation par exemple), plus des biens additionnels (par exemple en soins médicaux afin de lutter contre les effets de drogues pour lequel serait dépensé ce revenu) : elle financerait donc les poisons, puis ensuite soignerait, et donc paierait aussi les remèdes (rendus encore plus coûteux par la facilitation d’accès aux poisons)[2].

Et même sans aller jusqu'à ces extrémités, chaque personne a plus ou moins tendance à privilégier certaines satisfactions à court terme plutôt que des choses plus rationnellement importantes (surtout lorsqu’on est confronté à des difficultés, du stress, etc.). L'expérience durable et construite de la collectivité permet de voir et prévoir plus loin et mieux que chaque personne. C'est la supériorité du socialisme sur l'individualisme : nous sommes des nains sur des épaules de géants.

Il serait donc plus judicieux de fournir directement à chacun des biens que la collectivité peut proposer à tous. Si ce n’était pas le cas, cela indiquerait que le revenu monétaire d’ « existence » serait un moyen pour le libéralisme dominant de supprimer la solidarité[3] : dans un individualisme renforcé, libre à chacun d’utiliser ce revenu égal pour se nourrir, se loger, se soigner, s’instruire, ou s’abandonner à ses addictions sans qu’on n’ait plus à avoir d’empathie et de solidarité. Ainsi, le revenu monétaire inconditionnel est un piège, un cheval de Troie tendu par le libéralisme au solidarisme.

 

- La distribution monétaire est captée par le capitalisme, alors que la gratuité nous en protège[4]. Dans un secteur de prix libéral (et non dans un secteur de prix réglementés comme ceux des bailleurs sociaux), les études ont constaté que les augmentations des aides monétaires aux loyers ont augmenté les loyers, comme leur diminution a baissé les loyers[5]. Les aides étatiques sont donc absorbées par le capitalisme. Cela s’appliquerait de la même façon aux salaires.

 

- Alors que les plus riches profiteraient tous du revenu monétaire inconditionnel, indifférencié dans leur capital monétaire, ils n’utiliseraient pas nécessairement leurs droits à des repas de base sans mets rares, à des logements minimaux fournis, et ce serait autant d’économisé pour la collectivité (et même, les pauvres mangeraient mieux que les riches).

 

- J'avais proposé dans un article un étalon travailliste à la monnaie : or, avec un revenu inconditionnel monétaire, toute personne serait rémunérée sans travail, et sans rendre compte à la collectivité de l'usage faste ou néfaste de cette monnaie. Plus généralement, la monnaie fournie est une quantité de liberté (une récompense) octroyée en échange d’une contrainte, le travail (étymologiquement un joug) fourni pour autrui, ou un abandon de propriété (c’est-à-dire de la liberté d’utilisation de quelque chose). Par la fourniture inconditionnelle de biens, la collectivité fournirait en premier la monnaie (récoltée par les impôts ou créée) à ses fournisseurs de biens (médecins et autres thérapeutes, agriculteurs bio, avocats, professeurs, et autres bienfaiteurs).

 

 

Quelles fournitures ?

Décemment, la collectivité fournirait inconditionnellement, gratuitement à ses sociétaires (par exemple pour ce qui doit être contrôlé contre tout abus ou erreur, grâce à la justement nommée Carte Vitale de la Sécurité Sociale) :

- Un air sain ;

- Une quantité vitale d’eau saine ;

- Une alimentation saine, nutritivement complète en étant simple et peu coûteuse (donc bio, et plutôt végétarienne) ;

- Un abri individuel ou familial (offrant donc assez d'intimité) à toute heure, pour dormir, ne pas souffrir du froid ou de la canicule, entreposer ses affaires[6] ;

- L'accès gratuit aux soins[7], au système judiciaire (avocats gratuits), à l'éducation ;

- La sécurité (par la police, l’aménagement des routes, le contrôle des produits, etc.).

Par conséquent :

- Les cantines scolaires seraient gratuites.

- L'accès à la médecine (et à la contraception) et aux avocats étant gratuits, ces professions ne seraient plus libérales, mais solidaires, de service public.

 

Diminution du travail non rémunéré

Par contre, toute production de bien (public) doit être rémunérée, dont la participation à la vie citoyenne en allant voter (comme déjà proposé dans mon article Pour une démocratie réelle), dépouiller les votes, être juré tiré au sort, ou le fait des personnes âgées de bien s'occuper d'enfants, mais aussi des parents de (bien) s'occuper de leurs enfants (revenu parental), ainsi que les études (sur concours d’entrée selon les besoins déterminés par la société).

Alors que des activités néfastes sont à notre époque surpayées, de plus en plus de travaux d’utilité publique sont externalisés par l’État à des associations avec des bénévoles (par exemple les repas aux plus pauvres/nécessiteux distribués par Les Restos du Cœur, fondés par Coluche afin de palier à une défaillance de l’État ou de la collectivité. Dans un système rémunérant le travail pour autrui, ce bénévolat disparaîtrait.

 

Disparition des revenus non travaillés

En conséquence, les revenus minimums sans travail disparaîtraient (Revenu Minimal d’Insertion, Revenu de Solidarité Active, Allocation Adulte Handicapé, allocations chômage, minimum vieillesse, retraites), mais les heures de travail seraient réévaluées en y internalisant divers coûts (risque de chômage selon le métier, effets sanitaires, etc.).

Les mutuelles de santé disparaîtraient. Il resterait des taxes ou des assurances obligatoires pour des activités de loisir risquées qui n’ont aucun intérêt public.

 

Les coûts de son travail pour le travailleur étant internalisés dans sa rémunération, il pourrait en profiter immédiatement. Il n’y aurait plus de retraite publique, la fourniture inconditionnelle la remplaçant (les vieux étant assurés de recevoir la totalité des soins disponibles, la nourriture, le logis, la culture, comme tous). La retraite profite à ceux qui ont la chance de survivre en bonne santé, et moins aux travailleurs les plus mal lotis qui meurent ou sont invalides trop tôt.

Le travail ou l'activité des vieux est un bienfait (se sentir utile, être intégré socialement). Dans l'exemple d’Okinawa, île japonaise où il y a le plus de centenaires (dans le pays où la durée de vie est déjà la plus grande), ceux-ci sont actifs, pêchent, tiennent des épiceries[8]. Leur intégration, leur certitude d’être utiles, intégrés et non pas retirés, en retrait, est un facteur du maintien de leur santé.

 

Conclusion

Lorsque cette solidarité est assurée, on pourra aussi s’interroger radicalement sur la redistribution monétaire par l’État, et même surtout sur la distribution monétaire, si la création monétaire n’est plus accaparée par les banques privées par le crédit (dont les trois quarts vont vers le financement de l’immobilier[9]). Comme l’explique Gérard Foucher dans Les Secrets de la monnaie, la création monétaire profite d’abord à ses créateurs et à ses premiers destinataires. Il préconise un dividende universel à chaque sociétaire, mais dans un État avec des politiciens élus qui agiraient par clientélisme. Dans un État démocratique, il faudrait discuter si la distribution aux serviteurs de la solidarité suffirait.

 

 

 

 

 

 

 

Brouillons

Dans l’image de présentation, on lit que le revenu de base "permet[trait] de vivre dignement".

Pas du tout. En particulier c’est un cheval de Troie des ultra-libéraux afin de supprimer les services publics : chacun devrait se débrouiller avec ce revenu monétaire de base.
A votre charge de ne pas être des "sans dents" (comme aurait dit le président François Hollande pour parler des pauvres) avec ces quelques centaines d’euros par mois, de soigner vos maladies, vos addictions, vos accidents, si vous n’avez pas payé des assurances privées onéreuses.

Je milite donc contre le revenu monétaire d’existence inconditionnel, et pour la fourniture inconditionnelle de biens (soins médicaux, alimentation saine, logement décent, éducation, culture) pour une vie digne.

Un argument en faveur du don inconditionnel plutôt que le revenu: les plus riches n'utiliseront pas tous leurs droits, par exemple en choisissant des mets plus rares et onéreux, alors qu'un revenu monétaire s'ajoutera totalement à  leur capital.

 

Les enfants peuvent avoir une rémunération pour un travail qui leur permettra d'acheter librement (avec leur « argent de poche », donc) le superflu qu'ils veulent et qui leur est autorisé (vêtements qui leur plaisent, friandises).

 

4, 14 janvier, mercredi 30 novembre, 4 décembre 2016, 18 janvier, vendredi 10 mars, dimanche 29 octobre 2017.

 

 

 

 

Annexe

Commentaires sur les arguments de http://www.revenudebase.info/decouvrir/

Pourquoi l'instaurer ?

Éradiquer la grande pauvreté

 « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien­être et ceux de sa famille » : aucune nécessité de lui donner de la monnaie pour cela; autant lui fournir gratuitement la santé et autres sources  de bien-être.

« Nous avons entièrement les moyens de donner à chaque individu ce dont il a besoin » : même s'il a besoin d'héroïne? Chacun a besoin de biens, pas de monnaie (dans le désert, je préfère avoir de l'eau qu'être riche).

« Les conditions matérielles (logement, santé, etc.) se détériorent » : un revenu monétaire n'empêcherait pas cela : le prix du logement et de la santé peut augmenter; le prix de la santé est très variable selon sa santé: une maladie grave, une surdité, une vision à corriger.

« Quoi de plus simple en effet que de donner tous les mois une somme d’argent aux gens pour s’assurer qu’ils ne manquent de rien ? » : en quoi une somme monétaire fixe, identique pour tous, assurerait aux gens qu'ils ne manquent de rien? soit qu'elle n'est pas suffisante (les manques sont variables, par exemple selon la santé), soit qu'elle est utilisée sans combler les manques.

« Bien entendu, la mise en place d’un revenu universel n’est pas incompatible avec d’autres actions menées plus en amont ou avec la garantie d’accès à certains biens en nature (santé, éducation, logement), elle permet au moins de s’assurer que personne ne passe entre les mailles du filet de protection. » : Comment cela? Chacun avec sa carte Vitale de Sécurité Sociale, aurait accès au filet de protection sociale plus sûrement qu'avec quelques centaines d'euros.

« En outre, le revenu de base jouit d’une force symbolique sans précédent : l’inconditionnalité. » : la fourniture de biens peut être tout autant inconditionnelle.

  Se réapproprier le travail

« En garantissant à tous les individus un revenu indépendant du salaire, le revenu de base diminue la peur du chômage et permet à chacun de récupérer un certain contrôle de sa vie professionnelle. » : encore mieux par la fourniture de biens.

« Le rapport de force entre employeurs et employés est rééquilibré en faveur de ces derniers et chacun acquiert dès lors un véritable pouvoir de choix sur son activité professionnelle. » : les salaires devraient donc augmenter pour motiver les travailleurs, diminuant la valeur relative du revenu monétaire universel, et son pouvoir d'achat.

  Développer de nouvelles richesses

« l’immense majorité des activités non professionnelles (éducation, tâches ménagères, bénévolat, etc.) ne sont pas reconnues comme travail alors même qu’elles jouent un rôle vital. En les soutenant et en les développant, le revenu universel doit permettre des les rendre plus visibles socialement, de leur apporter une légitime reconnaissance » : comment cela? Le revenu monétaire inconditionnel aurait tendance à développer des bénévolats, des travaux utiles, bénéfiques impayés et donc non dédommagés, non récompensés, contrairement à la fourniture inconditionnelle de biens.

« On appelle économie collaborative ou contributive l’ensemble des projets productifs dans lesquels chacun peut contribuer sans attendre de contrepartie financière : logiciels libres, encyclopédie collaborative (Wikipédia), technologies et design open source, etc. Elle permet l’élaboration d’une richesse entièrement commune, développée hors de toute logique de rentabilité. [...] Loin d’être un secteur indépendant du reste de la société, la richesse produite par l’économie contributive profite à l’ensemble de ses acteurs. Elle permet notamment d’accroître la productivité dans les secteurs marchands puisque les entreprises bénéficient directement de cette multitude de services et d’informations mises à disposition gratuitement sur internet. » : pourquoi ces travailleurs, bienfaiteurs ne seraient-ils pas rémunérés? Il y a bien des abonnements payés pour accéder à Wikipédia ou à des logiciels libres, sur lesquels une partie pourrait payer les créateurs de contenu sur internet, par exemple. Avec le revenu monétaire inconditionnel, on entérine de donner autant à celui qui ne fait rien qu'à celui qui se démène pour les autres.

 

 

 

 

 


 

[1] « Causes ou conséquences de conditions de vie difficiles, absence de soutien pour restreindre des comportements à risque, les personnes en situation de précarité sont les plus nombreuses à fumer et à boire en grande quantité (au delà des seuils considérés comme excessifs) et, ce à tous les âges et aussi bien pour les hommes que pour les femmes. » Andrée Mizrahi et Arié Mizrahi : « Consommation d’alcool et de tabac », dans Gérontologie et société, 2003/2, n° 105, p. 21–43, https://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2003-2-page-21.htm.

« Les fumeurs [...] se recrutent davantage maintenant dans les populations sociologiquement et psychologiquement fragilisées.

Alors que le tabagisme dans la population générale est de l’ordre de 40%, il concerne environ 67 % de jeunes de 16 à 25 ans en insertion professionnelle, plus de 50 % de chômeurs, 59% de ceux touchant le RMI et 61 % des CES. Le tabagisme est particulièrement élevé chez les femmes seules monoparentales et au chômage.» (http://www.droit-air-pur.com/responsables-tabagisme-passif/fumeurs).

 « Quand le RMI est versé en début de mois, certains font couler à flots le vin, la bière ou le whisky... "Ils disent qu'ils fêtent la Saint-RéMI" » (Bertrand Bissuel : « Nouveau domicile fixe », dans Le Monde, 2 décembre 2006, http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/02/un-domicile-pour-sdf-campeurs_841169_3224.html).

Par exemple, un homme « dilapide ses ressources (RMI) en alcool, tabac etc. et éprouve les plus grandes difficultés pour s’acquitter de sa participation financière. » (Sultana Hayoun : L’urgence sociale : les limites de l’urgence, l’accueil et l’hébergement des personnes sans domicile fixe à Paris. Mémoire de l’École Nationale de la Santé Publique, 2000, p. 39, http://pmb.santenpdc.org/opac_css/doc_num.php?explnum_id=14090).

 

[2] Ce n'est donc pas un revenu d'existence au sens où il peut être utilisé non que pour exister, mais aussi pour se détruire. C'est un revenu d'existence au sens où il suffit d'exister pour en bénéficier.

 

[3] Ainsi l’économiste libéral Milton Friedman le soutient dans le chapitre 12 de Capitalisme et liberté, selon un libéral qui le soutient aussi, Gaspard Koenig, dirigeant d’un laboratoire de pensée libéral Génération Libre, dans le débat RMC Carrément Brunet du 14 janvier 2016.

 

[4] Paul Jorion, contre revenu universel, dit que ce revenu sera capté par le capitalisme :

« Il faudrait un système où l’argent que les gens reçoivent de jour en jour soit bien mieux redistribué, et pas par des emplâtres sur des jambes de bois non plus comme le revenu universel pour que les gens ne crèvent pas de faim. » (France Inter, le 6/9 de Pierre Weill,  L'invité de 8h20, https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-07-aout-2017, 7mn23s, ou Interactiv' : https://www.franceinter.fr/emissions/le-6-9/le-6-9-07-aout-2017, 149mn38s)

« C’est essentiellement mon expérience d’avoir travaillé dix-huit ans dans la finance qui me rend extrêmement critique vis-à-vis de l’idée du revenu universel ; par ce que j’ai le sentiment que des sommes de ce type-là, qui seraient distribuées à l’ensemble de la population, seraient absorbées en grande quantité, soit directement par la finance, par un biais ou par un autre, soit par ce qu’on appelle le marché. Il y a une époque, il y a des gens qui s’en souviennent, quand les salaires étaient indexés, quand le salaire augmentait parce que le salaire avait monté, tous les loyers, en bonne synchronie, augmentaient de la somme qui avait été distribuée. [...] Ce que je propose à la place, c’est la gratuité. » (Interactiv' : https://www.franceinter.fr/emissions/le-6-9/le-6-9-07-aout-2017, 171mn56s).

Écouter aussi Paul Jorion sur France Inter dans Le Débat De Midi par Philippe Bertrand,  lundi 31 juillet 2017 : « Le revenu universel, une utopie sans avenir ? », https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-31-juillet-2017 (de 10mn58 à 12mn02s, de21mn41s à 24mn20s, de 30mn55s à 34mn53s, de 41mn53s à 45mn25s) où aucun contradicteur n’argumente contre lui pour le revenu monétaire plutôt que la gratuité.

 

[5] Gabrielle Fack : « Pourquoi les ménages pauvres paient-ils des loyers de plus en plus élevés ? L’incidence des aides au logement en France (1973-2002) », Économie et Statistique, 2005, volume 381, numéro 1, pp. 17-40, http://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_2005_num_381_1_7207, p. 34) :

« sur les trente dernières années, le loyer des locataires appartenant aux couches les moins riches de la population a augmenté plus rapidement que celui des locataires plus riches. Les résultats montrent que la réforme de l’extension des aides au logement au début des années 1990 a fortement contribué à cette évolution : selon les estimations réalisées, entre 50% et 80% des allocations de logement ont été absorbées par des hausses de loyer dans des hausses de loyer dans le secteur privé ».

 

Céline Grislain-Letrémy et Corentin Trevien : « L'impact des aides au logement sur le secteur locatif privé », Insee Analyses N° 19, 14 novembre 2014, https://www.insee.fr/fr/statistiques/1521337 :

« un niveau plus élevé d'aides au logement pousserait à la hausse les loyers privé » ;

 « Ainsi, l'augmentation des aides pour le secteur locatif privé aurait principalement entraîné une hausse du prix des loyers. » ;

« Enfin, plusieurs études [...] quantifient la part de l'aide absorbée par une augmentation du loyer. Elle se situerait entre 60 % et 80 %, suggérant un effet limité mais non nul des aides sur le pouvoir d'achat des bénéficiaires. ».

 

[6] En Europe, il y a 4,1 millions de sans-logis, et 11 millions de logements vides, dont la plupart pourraient abriter plusieurs sans-logis (Robert Neate « Scandal of Europe's 11m empty homes », The Guardian, 23 février 2014, http://www.theguardian.com/society/2014/feb/23/europe-11m-empty-properties-enough-house-homeless-continent-twice).

 

[7] Afin qu’il n’y ait plus les « sans dents » caricaturés par le président François Hollande, ni les sans ouïe, les sans lunettes, à cause de leu prix prohibitif.

 

[8] « La société de l’île d’Okinawa ignore l’idée de retraite. » Asahi Shimbun Source : Courrier international, dans Japon-Infos, 24 novembre 2009, http://www.japoninfos.com/okinawa-l-ile-des-centenaires.html.

 

[9] Gérard Foucher : Les Secrets de la monnaie. Changer la monnaie pour changer le monde, Yves Michel, 2013, p. 87 [index].