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La logique du marché de la santé

 

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le médecin est payé pour quatre visites annuelles préventives. Si son client tombe malade, les consultations curatives ne lui seront pas payées en sus. Il a donc tout intérêt à ce que les consultations préventives soient efficaces et à ce que le client tombe le moins malade possible.

Dans la médecine occidentale moderne, la plupart des consultations sont curatives et le médecin est payé à la consultation. Il a donc tout intérêt à ce que son client soit malade, ainsi que les laboratoires et boutiques pharmaceutiques, payés en fonction, non de l'efficacité de leurs produits, mais de la vente de ceux-ci.

Le monopole permet de fixer des prix élevés, d'autant plus que le médicament concerne une maladie grave; la clientèle est captive, inaliénable. Le médicament ou traitement, s'il a des effets secondaires nocifs, présente l'avantage de créer de nouvelles maladies chez le malade, le faisant consulter à nouveau à plus ou moins long terme, et consommer d'autres traitements et médicaments. Une firme enrichie par la vente de tels traitements coûteux a intérêt à saboter la concurrence de traitements alternatifs moins onéreux, plus efficaces et moins nocifs (ce fut le cas pour Glaxo-Wellcome et son AZT, puis les trithérapies contre le sida, en combattant la monothérapie Beljanski). La participation aux instances de validation scientifique étatique, et corporatiste (Ordre des Médecins, des Pharmaciens) ainsi qu'à des associations censées défendre l'intérêt des malades, permet de défendre leurs propres intérêts (ainsi Glaxo-Wellcome France, dirigée par Jean-Pierre Mangeot, finançait l'association de lutte contre le sida Act Up-Paris, présidée par son fils Philippe Mangeot, qui combattait le traitement concurrent Beljanski). Comme les grands arbres empêchent les jeunes pousses de se développer à la lumière, les grandes firmes ont les moyens financiers de lutter contre l'émergence d'innovateurs peut-être géniaux et révolutionnaires, mais fragiles.

D'autre part, les laboratoires ont intérêt à avoir le monopole de produits indispensables pour des malades, grâce au système des brevets qui garantit un monopole légal de plusieurs années. Les produits naturels n'étant pas brevetables, ils ont intérêt à développer des molécules artificielles nouvelles, pas nécessairement plus efficaces que les anciennes qui dépassent le délai de monopole, mais juste différentes pour trouver un nouveau monopole.

Aucun laboratoire privé n'a intérêt de faire des études pour essayer de valider des produits naturels comme médicaments avec "autorisation de mise sur le marché" (il s'agit bien de marché et de marchandise), car ne pouvant bénéficier d'un monopole de production et de commercialisation de ses produits, lus études bénéficieraient aux firmes concurrentes qui produiraient aussi des produits identiques.

Ces firmes ont aussi intérêt de développer des produits industrialisables, dont ils contrôlent chaque occurrence. Ainsi, elles vont s'orienter vers les traitements chimiques, et s'opposer aux traitements non industrialisables, comme l'acupuncture ou les traitements par ondes. Ainsi, le capitaliste Rockefeller, dans les années 1920, décida de promouvoir les traitements médicaux chimiques au détriment des autres. Un ami médecin roumain était étonné de l'ignorance en occident des traitements par ondes. En effet, dans le système financier communiste (ou capitaliste d'Etat...), il n'y aucun intérêt financier à avoir un monopole et un brevet pour les dirigeants d'une usine de production.

Le critère d'un laboratoire pharmaceutique privé, comme toute autre firme, étant le profit financier, la santé n'est qu'un moyen, (ni nécessaire ni suffisant d'ailleurs, mais pas un but. Ainsi, elle s'efforcera de vendre ses produits non à ceux qui en ont le plus besoin, mais à ceux qui auront de quoi l'acheter. ce fut par exemple le cas lorsque, vers 1994, des laboratoires pharmaceutiques firent une campagne médiatique afin d'inciter la riche population occidentale à se vacciner contre le virus de l'hépatite B qui y était rarissime, alors que la population des pays pauvres, où l'hépatite B  sévissait,, fut négligée.

Dans un système médical capitaliste, pour ceux qui dominent le marché, les médecins qui prescrivent le plus de médicaments sont assimilés à tort comme étant "les meilleurs prescripteurs", ainsi que cela apparaît sur cette page du site de la firme Direct-One de mon beau-frère Hervé Paolini et de ma sœur Pascale Respaut qui ont fait des publicités afin d'inciter à augmenter les ventes de certains médicaments (www.algodia.com/DirectOne/fs_medic.htm). Bernard Kouchner a fait cette même confusion entre meilleurs consommateurs et plus grands consommateurs (http://lucadeparis.free.fr/infosweb/kouchner.htm).