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Citations et index de

Les 10 plus gros mensonges sur l'économie (2007)

de Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq

(Dangles, 2007)

 

[02 juillet - 6 septembre 2012]

 

 

"Pour ce qui est de la garantie or, le fait que les monnaies soient maintenant totalement dématérialisées est plutôt une bonne nouvelle à nos yeux. En effet, où réside la vraie valeur ? Dans l'or ? N'est-elle pas plutôt dans tout ce qui constitue ce vaisseau spatial que nous habitons — la Terre — dans la vie, le travail et le potentiel créatif des êtres humains ? Et s'il n'y avait pas d'or sur notre planète, cela changerait-il quelque chose à la valeur de tout cela ? Si vous êtes perdu dans le désert, des sacs d'or pendus à la selle de votre chameau, où se situe la richesse : dans les sacs ou dans les quelques litres d'eau que contient encore votre outre ? Voilà la prison dans laquelle s'est enfermée l'humanité : donner la valeur au symbole — l'or — au lieu de la donner à la vraie richesse — tout ce qui permet de vivre et de s'épanouir. Sans doute ne sommes-nous pas beaucoup plus avancés depuis l'abandon de la garantie or, dans la mesure où la valeur| est plus que jamais placée dans le symbole — posséder de l'argent — mais quelle évolution aurions-nous pu espérer d'un système de valeur dépendant d'une quantité de métal précieux sans lien direct avec la vraie richesse manifestée ? Même si l'homme reste enfermé pour le moment dans la même prison, menacée d'effondrement par la position dominante injustifiée du dollar américain, au moins la dématérialisation de l'argent et le principe de création monétaire représentent-ils un immense changement de la pensée, comme un tunnel percé vers une évasion possible. Le sort de l'homme n'est plus limité à une quantité d'or disponible mais aux seuls choix qu'il fera.

Quant à savoir si la gouvernance de l'argent revient de droit à l'État ou aux banques, la réponse mérite nuance. Si le choix se limite à se demander s'il est préférable de la confier à un système bancaire avide de profits ou à un système politique avide de pouvoir, il est probable que dans les résultats, ce soit bonnet blanc et blanc bonnet. Il n'en demeure pas moins que l'argent, selon nous, doit être considéré comme le sang du corps de l'humanité dont la gouvernance ne peut que relever de la tête et non de l'un de ses organes. Le destin des peuples devrait être conditionné par ses choix politiques, au sens noble du terme, et non dicté par le commerce ou la finance. La question ne devrait même pas se poser ! Pourtant, c'est bien ce dernier cas de figure qui préside| actuellement, de sorte que la marge de manoeuvre de nos gouvernements est restreinte à ce que leur autorisent ceux qui tiennent les cordons de la bourse.

C'est donc aux États que devrait revenir ce privilège de l'émission monétaire mais, pour que cela se traduise par un réel progrès pour l'humanité, encore faudrait-il que le principe démocratique soit porté à un niveau autrement plus probant que ce qu'il est aujourd'hui. Là encore, la réponse est en chacun de nous, et pas ailleurs." (p. 37-39)

 

 

"Lorsque l'argent prêté à l'un sort de la poche d'un autre, on appelle cela un « crédit mutuel ». Il n'y a pas création de monnaie, il y a simple transfert de monnaie 2.

Mais, le plus souvent, lorsque nécessité se fait sentir, nous ne nous tournons pas vers notre famille ou nos amis, par pudeur, parfois, ou crainte, sans doute, que les affaires d'argent viennent ternir l'affection qui nous lie; alors, on va frapper à la porte de notre banquier, trop heureux de notre démarche — si on est solvable — puisque prêter de l'argent, c'est son métier ! Oh, bien sûr, on sait qu'il n'aura pas la même souplesse que nos proches à notre égard si, par hasard, on n'est pas en mesure de faire face à quelques échéances mais, à part ce « détail », nous pensons qu'emprunter à une banque revient au même qu'emprunter à un particulier. Le banquier n'est-il pas un simple intermédiaire qui a la| possibilité de prêter à ceux qui en ont besoin les économies que des personnes, que nous ne connaissons pas, ont déposées chez lui ? N'est-ce pas l'épargne des uns qui est prêtée aux autres ? Eh bien, non ! Mensonge si on vous l'a fait croire, non-dit dans le meilleur des cas.

En 1971, la Banque de France éditait un opuscule dénommé la Monnaie et la Politique monétaire dans lequel elle précisait : Les particuliers — même paraît-il certains banquiers — ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l'argent en compte et c'est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue l'est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts.

Il faut donc rejeter complètement cette idée, sans doute rn rouie au fond de votre esprit, que, pour qu'un banquier puisse vous proposer un crédit, il FAUT qu'un épargnant soit passé avant vous à la banque pour y déposer des économies correspondantes au prêt que vous allez demander qu'en fin de compte, c'est l'épargne d'un autre que le banquier vous prête, en prélevant sa commission au pasitage (l'intérêt)..."

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2. Le crédit mutuel est aussi pratiqué par des organismes financiers, comme les caisses d'épargne par exemple, qui n'ont pas statut bancaire et qui, du même coup, ne peuvent prêter qu'à hauteur de ce qui est épargné chez eux. Tout le crédit n'est donc pas créateur de monnaie.

(p. 42-43)

 

 

Les spécialistes disent que les banques créent de la monnaie en « monétisant » — en transformant en argent — des actifs non monétaires.

Mais à ce titre, nous direz-vous, une banque peut acheter la terre entière sans dépenser un sou ! Non; c'est là qu'interviennent les règles prudentielles, celle du « coefficient de fonds propres et de ressources permanentes », entre autres, qui prévoit que les fonds propres d'une banque doivent représenter au moins 60 % de ses participations et de ses investissements. Cela réduit donc considérablement les possibilités. Il n'en reste pas moins qu'elles ont l'extraordinaire privilège de pouvoir financer leurs pertes et dépenses, pratiquement sans trésorerie. À l'occasion, c'est ce qui permet de masquer des situations catastrophiques, lorsque l'actif des banques repose sur un trop grand nombre de créances irrécouvrables, ce qui a été à l'origine du crack japonais ou du Crédit Lyonnais. Ainsi que le souligne André Chaineau 14 les banques jouissent de l'exorbitant privilège de créer à partir de rien un titre de créance pour régler leurs obligations (aux| fuites près" 15), et Maurice Allais 16 de surenchérir : Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle, par le système bancaire, est identique... à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.

Troisième recette : les effets multiplicateurs ou « la multiplication des pains »

Vous aurez, sans doute, remarqué que lorsque vous déposez un chèque sur votre compte en banque, vous n'êtes pas immédiatement crédité. Votre banque se réserve en effet un délai pour compenser les sommes qu'elle doit aux autres banques avec ce que les autres lui doivent.

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14. André Chaineau, Mécanisme et politique monétaire, aux Presses Universitaires de France.

15. On appelle « fuites » la monnaie fiduciaire que les banques doivent « acheter » à la Banque centrale ou à d'autres banques, pour répondre à ce que les titulaires de comptes en banque transforment en espèces, soit en moyenne 15 %.

16. Maurice Allais : Prix Nobel de Sciences économiques en 1988 (Biographie Allais : http://allais.maurice.free.fr/Biographie.htm) La crise mondiale aujourd'hui, Ed. Clément Juglar 1999.

Berrnard Maris dans son livre Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (Albin Michel 1999), ne fait guère de cadeaux aux économistes en général. Mais il écrit (p. 136-137) : On va chercher Allais en 1987, après le krach, on le coiffe 'un chapeau pointu de devin, et on le ressort en 1998. Il dit la même chose, de bon sens, « que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ». II ne prévoit rien : il fait de remarquables comparaisons historiques, point. Il donne Ici même analyse limpide de la crise de 1929, mais peu importe; ce n'est pas sa capacité d'analyse historique que l'on met en scène, mais son coté vieux sage, vaguement sorcier et un peu loufoque : museler le .système bancaire, interdire aux banques de créer de la monnaie, dire que la monnaie bancaire est de la « finisse maie », empêcher les banques de prêter à plus long terme que leurs ji ndv... si les gens lisaient vraiment ce qu'a écrit Allais, ils seraient stupéfaits ! Allais n'est pas un expert, mais un grand économiste...

(p. 52-53)

 

 

Une chose est certaine, c'est qu'en 1960, la monnaie en circulation en France — ou masse monétaire ­convertie en euros, était équivalente à 14 milliards et qu'en 2000 elle était passée à 378 milliards d'euros sous l'effet de l'inflation et de l'augmentation de la production. Ce sont 364 milliards supplémentaires, donc 27 fois la masse monétaire initiale qui ont été créés en quarante ans grâce aux mécanismes que nous décrivons !

Quatrième recette : l'intérêt ou « la cerise sur le gâteau »

Il y a une chose que nous n'avons pas précisée dans notre exemple précédent; les prêts consentis à MM. B, D, F et H ont été assortis d'un intérêt à 10 % l'an. Imaginons qu'ils aient tous remboursé leur prêt en une fois au bout d'un an. Ils auront remboursé : 990 + 891 + 802 + 721 = 3404 contre, rappelez-vous, 3095 € créés, soit une différence de 309 € versée au système bancaire sur de la monnaie qui ne lui appartient pas. Mais pourquoi dire que l'intérêt est de la création monétaire ? N'est-il pas tout simplement une charge que le banquier prélève sur notre richesse ?

Nous n'insisterons jamais assez sur ce fait ! Depuis que la monnaie n'est plus gagée sur l'or, elle n'existe plus que sous forme de crédit. L'argent  qui circule dans la communauté mondiale n'est que la différence qui existe entre la masse de| l'argent prêté et celle de l'argent remboursé 17; chaque jour de nouveaux prêts consentis viennent grossir la masse monétaire, chaque jour des crédits sont remboursés, partiellement ou totalement et font diminuer d'autant la masse monétaire. Alors imaginez !... Imaginez que tout le monde, particuliers, entreprises, collectivités locales et États décident pour en finir une bonne foi, de rembourser l'intégralité de leurs dettes. Eh bien, selon le principe que nous venons d'énoncer, il n'y aurait plus un sou vaillant sur cette terre. Plus encore ! Nous serions dans l'impossibilité de le faire car, par le biais de l'intérêt, il nous est demandé de rembourser plus que ce qui a été mis en circulation !

Bien sûr, cela ne saute pas aux yeux, à moins de faire un « arrêt sur image » comme nous venons de le faire, car l'existence de la monnaie est la conséquence, d'un cycle permanent. Mais la question reste posée : comment payer un intérêt, dont le montant n'a pas été créé au préalable, sans assécher complètement la masse monétaire au fil du temps ? Est-il possible de récupérer plus d'eau que celle versée dans le bassin ? Il y a là une impossibilité arithmétique que le

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17. Certains économistes excluent les 15 % de monnaie fiduciaire (billets et pièces), considérée comme « monnaie permanente », au regard de la « monnaie temporaire » (monnaie de crédit, qui « s'efface » quand le crédit est remboursé). Nous, nous les incluons dans la mesure où la monnaie fiduciaire n'est qu'une partie convertie en numéraire de la monnaie scripturale créée par le crédit.

(p. 56-57)

 

 

si vous voulez un monde qui ne soit plus prisonnier de la logique suicidaire de la croissance, si vous voulez un monde sans pauvreté, si vous voulez un monde où hommes et nature réconciliés puissent s'épanouir au lieu de se résoudre à accepter de plus en plu d'inacceptable, sur la seule promesse de lendemains qui chanteront alors, cela vaudrait peut-être la peine que vous commenciez à croire que les quelques économies que vous tenez au chaud, au cas où, n'existent que parce qu'elles ont été un jour créées par le crédit. Alors, les craintes de William Lyon Mackenzie King, Premier ministre du Canada de 1921 à 1930 et de 1935 à 1948, pourront commencer à se dissiper : Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou à la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu'une nation s'est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation. (p. 62)

 

Elle [la pensée économique dominante actuelle] n'a ni compris ni intégré le fait qu'un État puisse investir dans des biens et services nouveaux sans avoir à lever des impôts supplémentaires.

La raison à cela repose sur la persistance d'un obstacle épistémologique : dans l'esprit de la plupart d'entre nous — et les plus brillants n'y échappent pas —, la monnaie reste conçue comme une réalité matérielle (précieuse) de quantité finie donc rare et épuisable. L'époque où l'argent n'existait que sous forme de pièces sonnantes et trébuchantes reste profondément ancrée en nous. Il n'était alors pas possible « d'inventer » des pièces qui n'existaient pas. Il fallait avoir l'argent en caisse avant d'envisager un achat. Mais l'argent moderne est dématérialisé, comme nous l'avons souligné dans le premier chapitre. Ainsi, aujourd'hui, aucune loi physique n'empêche un État, une Banque centrale ou de second rang, de créer toute la monnaie nécessaire. Si on ne le fait pas, c'est qu'on ne le VEUT pas. Nous n'obéissons là qu'à des « lois » humaines qui, elles, peuvent changer à volonté, à l'inverse des lois physiques.

 

Elle n'a ni compris ni intégré le fait que lorsqu'un État investit dans des biens et services nouveaux, cela crée des emplois directs et induit une activité multiplicatrice. En raison du même obstacle épistémologique, l'État dit : Je n'ai pas d'argent pour créer de l'emploi. Nos têtes pensantes n'ont pas encore réalisé (ou ne veulent pas réaliser) qu'au niveau| coIlectif le travail ne coûte pas d'argent et que « coûter cher » signifie simplement « coûter beaucoup de travail ». Or du travail, c'est justement ce que nous voulons; c'est l'objectif prioritaire que vise l'État. La solution est là, à portée de main, mais on se l'interdit. Ubuesque, non ?

 

Ainsi, c'est notre vision actuelle de l'économie qui empêche de poser les actes appropriés aux défis de notre temps. On ne s'autorise à penser qu'en terme de « rustine » quand il faudrait changer la chambre à air, sous prétexte que ça coûterait « trop cher ! ». Nous l'affirmons; dire cela est tout à fait inapproprié. Il serait plus honnête de dire, « On ne peut pas faire, parce qu'on ne s'autorise pas à créer l'argent nécessaire ».

La réalité est que si une collectivité a un besoin, la volonté de le satisfaire, les moyens techniques et énergétiques, un excès de main d'oeuvre et le savoir-faire, rien ne s'oppose à sa réalisation... à un détail près, détail que soulignait déjà, avec force, Thomas Edison, dans une interview publiée dans le New York Times en 1928, alors qu'il était de retour d'une inspection à la centrale électrique « Muscle Shoals », en construction, sur la rivière Tennessee :

Si la monnaie est émise par la Nation, 30 millions $ pour financement de Muscle Shoals, ce sera la bonne chose à faiUne fois cette méthode d'émettre l'argent pour les dévepeinents publics essayée, le pays ne retournera jamais à la hode des obligations [...] Maintenant, il y a (Henry) Ford| qui propose de financer Muscle Shoals par une émission de monnaie (au lieu d'obligations). Très bien I Supposons un instant que le Congrès suive sa proposition. Personnellement, je ne pense pas qu'il ait assez d'imagination pour le faire, mais supposons qu'il l'ait. La somme requise sera émise directement par le gouvernement, comme toute monnaie doit l'être [...] Lorsque les travailleurs seront payés, ils recevront ces billets des États-Unis [...] Ils seront basés sur la richesse publique existant déjà à Muscle Shoals; ils seront retirés de la circulation par les salaires et bénéfices de la centrale électrique. Ainsi, le peuple des États-Unis recevra tout ce qu'il aura mis dans Muscle Shoals et tout ce qu'il pourra y mettre durant des siècles... le pouvoir sans fin de la rivière Tennessee... sans taxes et sans augmentation de la dette nationale.

 

Mais supposez que le Congrès ne suive pas la proposition d'Henry Ford, qu'arrivera-t-il ? demanda-t-on à Edison.

Alors, le Congrès devra retourner à l'ancienne méthode. Il devra autoriser une émission d'obligations. Autrement dit, il devra aller chez les prêteurs d'argent et emprunter assez de notre propre monnaie nationale pour achever ces travaux et nous devrons payer de l'intérêt aux prêteurs d'argent pour l'usage de notre propre argent. De cette manière, chaque fois que nous voulons augmenter la richesse nationale, nous sommes forcés d'augmenter la dette nationale. C'est ce qu'Henry Ford veut| empêcher. Il pense que c'est stupide, et je le pense aussi, que pour le prêt de 30 millions de son propre argent, le peuple des États-Unis soit obligé de payer 66 millions le montant total à payer avec les intérêts. Des gens qui n'ont pas levé une pelle de terre ni contribué pour une seule livre de matériel, vont ramasser plus d'argent des États-Unis que le peuple qui a fourni les mafériaux et le travail.

C'est ce. qui est terrible avec l'intérêt. Dans toutes nos importantes émissions d'obligations, l'intérêt à payer est toujours plus gros que le capital. Tous nos grands travaux publics coûtent plus de deux fois le coût réel. Tout le problème est là [...] Il est absurde de dire que notre pays peut émettre 30 millions $ en obligations et pas 30 millions $ en monnaie. Les deux sont des promesses de payer mais l'un engraisse les usuriers et l'autre aiderait le peuple. Si l'argent émis par le gouvernement.n'était pas bon, alors, les obligations ne seraient pas bonnes non plus. C'est une situation terrible lorsque le gouvernement, pour augmenter la richesse nationale, doit s'endetter et s'obliger à payer intérêts ruineux à des hommes qui contrôlent la valeur fictive de l'or 8.

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8. À l'époque de l'interview, la monnaie était encore garantie par l'or.

(p. 80-83)

 

 

— Dans le problème de la création monétaire. Eh ou Nous voilà en train d'entonner notre leitmotiv, mais cette question est, selon nous, incontournable. L'indépendance des banques centrales, principalement en Europe, fait que le monde politique est inféodé au monde économique et surtout financier. Or, ces mondes répondent à des exigences différentes. Les politiques ont pour domaine la vie réelle : celle des êtres humains, en chair et en os, celle de la nature qui les nourrit, celle qui répond à des équilibres fragiles, celle qui a besoin d'être respectée, aimée, sacralisée. Le monde financier a pour domaine la représentation « symbolique » de l'économie réelle. Son souci est de maintenir des équilibres comptables et de faire produire à l'argent toujours plus d'argent dans la logique actuelle. L'indépendance du financier et son abandon aux seuls intérêts privés condamnent l'humanité à mettre ses idéaux au service du dieu argent. La question de la dette ne se poserait même pas si les peuples étaient souverains de leur monnaie, car ils pourraient, la créer, sans intérêt !

 

La question de la dette, telle qu'elle nous est présentée officiellement, relève de la pure désinformation. Il ne faut y voir qu'un discours qui sacrifie à la mode libérale. Pour notre part, nous voyons en ce début de xxie siècle une invitation forte à faire un choix de société qui se situe bien au-delà du traditionnel conflit d'intérêts entre riches et pauvres, bien| au-delà du conflit idéologique droite et gauche. À l'heure où les êtres humains sont confrontés à des situations encore inconnues de leur histoire : armes de destruction pouvant détruire la planète, une population de plus de 6 milliards d'habitants, une capacité de production bien supérieure à la demande, une pollution croissante menaçant l'avenir de la vie, des ressources naturelles non renouvelables en voie d'épuisement, ne serait-il pas temps d'explorer des pistes plus intelligentes que celles héritées du passé ? Plutôt que de rester prisonniers d'une logique de rapports de force, ne pourrait-on commencer à explorer celle de la coopération ? La réconciliation de l'homme avec ses outils et, en particulier l'argent, pourrait être un acte fondateur déterminant. La dette publique est un exemple typique de ces faux problèmes que les hommes affectionnent de se créer, qui se traduisent ensuite en vrais problèmes. Cessons de les alimenter et les vrais se trouveront naturellement réglés. Trop simple ? En apparence peut-être... en réalité c'est tout l'exercice du pouvoir dans le monde qui s'en trouverait affecté et là, manifestement, ça bloque !

 

Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l'argent.

JOSIAH STAMP (1880-1941),

Gouverneur de la Banque d'Angleterre, 1920

(p. 106-107)

 

 

Mais tout bascule vraiment avec le salariat. Denis Clerc, déjà cité, nous dit 5 : La réflexion économique n'a réellement pris corps qu'avec l'apparition du capitalisme, c'est-à-dire d'un système de production fondé sur le travail salarié. Dans un système économique fondé sur l'esclavage ou sur la corvée obligatoire, on est moins regardant sur l'efficacité du travail fourni : ce qui compte le plus, c'est la quantité. Mais lorsqu'il faut payer les travailleurs, on devient exigeant, on s'intéresse au rapport qualité/prix. [... ] En d'autres termes, le système capitaliste n'accorde aucun intérêt à la valeur d'usage, c'est-à-dire à l'agrément plus ou moins grand tiré d'une activité ; seule compte la valeur marchande, c'est-à-dire la quantité de travail rémunéré dépensée pour créer des biens ou des services. [...] La production ne désigne pas ce qui est utile à l'homme, elle désigne ce qui résulte d'un travail rémunéré.

C'est ainsi que l'on passa d'une économie fondée sur la recherche de « richesse réelle » à une économie fondée sur la recherche du profit financier.|

 

 UN INDICATEUR « D'ALCHIMIE À L'ENVERS », OU COMMENT TRANSFORMER L'OR EN PLOMB !

La vraie richesse d'un pays, quel qu'il soit, c'est son peuple, son sol, sa faune, sa flore, son eau, son climat, ses ressources minières, sa culture, ses traditions, ses infrastructures, ses services, etc. Tout être humain est naturellement poussé à valoriser ses atouts en vue d'un meilleur bien-être et c'est ce à quoi il tente de s'employer au quotidien pour se faire une « place au soleil ». Mais l'économie, ne sachant pas additionner des carottes avec des cours d'histoire ou des gardes d'enfants, se borne à n'additionner que la valeur financière de ces « richesses ». A fortiori, elle est incapable de prendre en compte le plaisir d'apprendre, la beauté d'un paysage ou le bonheur d'être en pleine santé ou en harmonie avec ses voisins. Elle se limite donc à additionner des flux d'argent, d'où elle tire un indicateur sensé traduire la « réalité » de la richesse. C'est le PIB (produit intérieur brut).

Hit-parade de la réussite. « Les puissances » comme on dit, sont celles qui ont le plus gros PIB par habitant, symbole de leur prospérité, de leur savoir-faire, de leur « supériorité ». Le PIB est l'indicateur de bonne (ou mauvaise) santé économique; c'est le thermomètre de l'économie, et plus « la température » monte, mieux c'est.

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5. Déchiffrer l'économie - Éditions Syros.

(p. 115-116)

 

 

particuliers, aux entreprises, aux collectivités locales et a États 8, et l'argent remboursé selon les termes fixés au moment de l'emprunt. Si vous avez déjà emprunté ou si vou avez un crédit en cours, ce qui est probable, vous aurez évidemment remarqué que vous devez rembourser plus que le montant qui vous a été prêté. La différence ? C'est l'intérêt. Donc les banques créent « 100 », par exemple, mais attendent 150 en retour, selon la durée et le taux consentis. D'où vont bien pouvoir provenir ces 50, puisque personne d'autre, outre les banques, ont pouvoir de créer la monnaie ? Vous figurez-vous la chose ? Nous sommes là face à un problème de robinet qui coule et de bouchon qui fuit... Vous vous rappelez ? Ce qui vous a donné des cauchemars dans vos tendres années à l'école. Imaginez que votre bassin soit plein d'eau; le robinet coule à « 100 » et votre boucho fuit à 100. Le niveau d'eau reste stable, puisqu'il entre autant qu'il sort. Mais dans notre monde, on demande 150 de fuite quand on ne fait entrer que 100. Dans ces conditions, le bassin devrait se vider. Si le monde entier remboursait ses dettes en cet instant, non seulement il n'y aurait plus un sou vaillant sur cette terre, mais on resterait encore en dette à l'égard des banques puisqu'elles réclament plus d'argent| qu'elles n'en ont créé, par le biais de l'intérêt. Mais comme nous sommes dans une logique de flux, à l'image de l'éau qui coule et qui fuit, les choses n'apparaissent pas aussi clairement. Pour éviter que le bassin ne se vide, il suffit d'ajuster le débit entrant au débit sortant. C'est cela la justification de la croissance. Tous les ans, il faut « créer » plus d'argent pour permettre aux emprunteurs de payer leurs échéances, capital, plus intérêt. La croissance, c'est inciter les gens à consommer toujours plus pour soutenir la production génératrice de pouvoir d'achat. Plus de consommation et de production se traduisent par plus de demandes de crédit, donc plus d'argent créé. Et s'il n'y avait plus de croissance ? L'argent se raréfierait, les gens devraient taper dans leurs réserves, donc s'appauvriraient... consommeraient moins. La production s'en ressentirait et on licencierait, ce qui générerait encore plus d'appauvrissement... Faillites... Misère... Crise majeure... Implosion du système.

Alors, nous voilà pris au piège. Soit nous soutenons la croissance, mais cela revient à voyager sur une bombe à retardement, car la logique de croissance infinie qu'impose l'économie, dans un monde « fini », est une aberration mentale, soit nous sortons de la logique de croissance et là, c'est la récession qui nous attend au tournant. Entre deux maux, il faut choisir le moindre, notre « élite » préfère soutenir la croissance, car les effets négatifs restent encore)

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8. Pour donner un ordre d'idée, en avril 2004, en France, la dette des particuliers s'élev à 611,6 GE, celle des entreprises à 1114,1 Ge et celle de l'État à 998,1 GE (source : bulle ' 110 23 de l'Association pour les droits économiques et démocratiques — ADED — http://assoc.orange.fr/aded/ déjà citée dans le chapitre 4).

(p. 144-145)

 

 

Quant à la Sécurité, il n'y a pas une émission de télévision ou de radio, Sans que de doctes économistes ou tout aussi doctes homMes politiques ne viennent nous rebattre les oreilles avec «le trou de la Sécu. Pour un mensonge, en voilà un beau ! Car ce soi-disant déficit n'a aucun sens si ce n'est « comptable ». Il n'est dû qu'au fait que le budget de la Sécurité sociale est séparé du budget national. Parle-t-on du « trou de l'Armée », ou de celui de la Justice ou de l'Éducation nationale ? Faut-il rappeler une fois encore que le « côté face » d'un| coût est une recette équivalente ? Lorsque la Sécurité sociale paye un médicament ou une visite chez le médecin, l'argent « dépensé » revient dans le circuit économique général de la nation et participe à son enrichissement. « Le trou de la Sécu » n'est rien d'autre qu'une différence comptable entre les entrées et les sorties. Il n'y a à aucun moment « évaporation » de la monnaie, donc « coût » réel pour la société dans son ensemble.

Mais revenons à ce qui nous est présenté comme une impasse : le nombre insuffisant d'actifs cotisants. La privatisation est-elle la seule issue ? C'est faire preuve de bien peu d'imagination. Si, à l'origine, il était tout à fait logique d'asseoir le recouvrement des cotisations sociales sur les salaires, puisqu'à cette époque on connaissait le plein emploi et que la part de la main-d'oeuvre représentait la majeure partie du prix des choses, il n'en n'est plus de même aujourd'hui. L' évolution des technologies qui a permis une amélioration de la productivité équivalente à la croissance, fait que maintenant la part du travail dans un prix est bien moindre 9 et que les choses vont continuer dans ce sens. Où est l'impasse ? Il n'y a qu'à s'adapter aux spécificités de notre temps. Si l'on veut des services publics de qualité, ouverts à tous sans distinction, il suffirait d'élargir l'assiette de recouvrement et ceci serait possible par l'instauration de ce que l'on appelle la « TVA sociale ». Voici ce qui est dit à ce sujet dans le Manifeste contributif pour une politique européenne de développement humain et soutenable 10 :

Alors que la fraction de la population active dans la poulation totale diminue en raison de l'allongement de la durée de la vie et que, parallèlement, le temps consacré au travail ne cesse de décroître dans la vie active, il devient irréaliste de maintenir le financement des charges sociales principalement sur le revenu du travail, d'autant que cette mesure pénalise fortement les pays européens dans leur politique sociale à laquelle ils sont si attachés. Il serait beaucoup plus judicieux de taxer la consommation en appliquant des règles similaires à celles de la TVA. Cette réforme présenterait un triple avantage :

— un élargissement de l'assiette des cotisations (la totalité de la valeur ajoutée et non plus la seule part attribuée au travail);

— une taxation des importations, une détaxation des exportations;

— une imposition au moment de la vente et non plus de la production, avantage de trésorerie non négligeable pour les activités à cycle long, tout particulièrement pour la recherche.

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9. Nous avons donné des éléments (l'appréciation dans le chapitre 6.

10. Disponible au Centre international Pierre Mendès France pour l'étude des mutations — 266, Bld St Germain — 75007 — PARiS — Également accessible sur Internet à l'adresse suivante : http://www.chomage-et-monnaie.org/Penseurs.html

(p. 215-216-217)

 

 

Citation de John Perkins, son livre Les confessions d'un assassin financier publié aux éditions alTerre

Mon travail comportait deux objectifs principaux. Premièrement, je devais justifier d'énormes prêts internationaux| dont l'argent serait redirigé vers MAIN et d'autres compagnies américaines (comme Bechtel, Halliburton, Stone & Webster et Brown & Root) par le biais de grands projets de construction et d'ingénierie. Deuxièmement, je devrais mener à la banqueroute les États qui recevraient ces prêts (après qu'ils auraient payé MAIN et les autres entreprises américaines, évidemment), de sorte qu'ils seraient à jamais redevables à leurs créanciers et constitueraient donc des cibles faciles quand nous aurions besoin d'obtenir leurs faveurs sous la forme de bases militaires, de votes aux Nations unies, ou de l'accès au pétrole et à d'autres ressources naturelles. [...] L'aspect clandestin de chacun de ces projets, c'est qu'ils avaient pour but de générer d'énormes profits pour les entreprises et de rendre heureuses une poignée de familles riches et influentes du pays récipiendaire, tout en assurant la dépendance financière à long terme et donc la loyauté politique de plusieurs gouvernements du globe. Le montant du prêt devait être le plus gros possible. On ne tenait nul compte du fait que le fardeau de dettes du pays récipiendaire priverait ses plus pauvres citoyens de soins de santé, d'éducation et d'autres services sociaux pendant des décennies.

Mais pourquoi cette appellation « d'assassin financier » ? En premier, car il s'agissait d'une forme d'assassinat de la souveraineté des Nations ciblées, en second, parce que les conséquences d'une résistance ou d'un refus des instances dirigeantes pouvaient aller jusqu'au meurtre (laissé au| soin de la CIA)... comme ce fut, entre autres le cas, selon le témoignage de John Perkins, pour les présidents de l'Équateur et du Panama.

Cela vous semble peut-être énorme et relever plus d'une fiction à la James Bond que de votre réalité quotidienne. Vit-on vraiment dans un monde comme celui-là ? Sommes-nous à ce point manipulés par une clique de « Tartuffe » ? Ne nous laissons pas entraîner sur la pente facile des « méchants » contre les « gentils ». John Perkins le dit lui-même. Seule une poignée de personnes est mise au courant du plan d'ensemble. L'organisation du système est ainsi conçue que les tâches sont réparties et atomisées, de sorte que chacun, à son niveau, non seulement ne sait pas à quoi il participe, mais, en plus, croit fermement contribuer à une oeuvre honorable. Quant aux personnes informées, elles ne sont pas plus mauvaises que les autres, elles sont juste prisonnières de l'idéologie à laquelle elles adhèrent, au point d'en devenir les grands prêtres. À ce stade « l'intérêt supérieur » de la cause est suffisamment aveuglant pour rendre le mensonge et l'odieux acceptables. Joseph Stiglitz 14, ancien vice-président de la Banque mondiale, dont il démissionna en 2000, le souligne dans son livre La grande désillusion, paru chez Plon. Interrogé sur la question de savoir pourquoi la Banque mondiale persistait dans l'application de sa politique « d'aide aux pays pauvres » en dépit de trente ans d'échecs, il explique que l'on a affaire là à un monde très fermé, composé de personnes « sous influence » de l'idéologie ultralibérale. S'il y a échec, ce n'est pas la « recette » qui est mauvaise, c'est le « bénéficiaire » qui ne sait pas bien l'appliquer ou qui ne l'applique pas complètement". Mais l'éclairage qu'apporte John Perkins démontre que ce que nous considérons comme un échec, puisque les pays pauvres sont aujourd'hui encore plus démunis, est en réalité un succès de la politique de globalisation car elle assure aux pays dominants 16 :

_________________________________________

13. Après avoir longtemps gardé le silence (on comprend pourquoi...), rongé par sa conscience, John Perkins a décidé de dévoiler au grand jour les manipulations machiavéliques qui se cachent derrière la « globalisation » (mondialisation) et sous les apparences nobles et généreuses de l'aide aux pays pauvres... C'est ainsi qu'il raconte l'affaire du blanchiment d'argent saoudien, la chute du shah d'Iran, l'invasion du Panama par l'armée américaine après la mort de Torrijos pour reprendre le contrôle du canal, les évènements qui ont conduit à l'invasion de l'Irak en 2003...

14. Joseph Stiglitz est docteur en économie; ancien vice-président et chef économiste de la Banque mondiale — professeur d'économie à l'université de Columbia —New York. Il est aujourd'hui l'un des plus célèbres économistes du courant des « nouveaux keynésiens ». Tout en n'étant pas altermondialiste, il collabore avec les forums sociaux et partage certaines analyses : il est partisan d'une taxe (Tobin ou équivalente) sur les transactions financières et pour une régulation de la mondialisation. Auteur de plusieurs ouvrages, dont La Grande désillusion, en 2002, chez Plon, traitant de la mondialisation et des raisons de l'échec de la politique de la Banque mondiale.

15. La recette est toujours la même et correspond à ce que décrit John Perkins. Tout commence par un programme d'investissement censé aider le pays à se développer, financé par un prêt. Puis le pays ne peut pas payer ses dettes... nous savons maintenant pourquoi... Intervention de la Banque mondiale ou autre qui, cette fois, intervient en position de force et propose une nouvelle aide à condition que le pays accepte les « ajustements structurels » qu'elle lui demande. Ces ajustements visent à orienter l'économie du pays vers l'exportation, de façon à ce que qu'il ait plus de devises permettant le remboursement de la dette : orientation de l'agriculture nationale (au détriment des cultures vivrières) vers des productions exportables sur un mode intensif générateur de surcoûts en matériel, pétrole et engrais chimiques, vendus par les pays riches; privatisation des entreprises d'État; diminution ou abandon des subventions, facturation des services publics gratuits auparavant ou augmentation du prix de ces services (entre autres l'éducation); ouverture du marché intérieur aux investisseurs étrangers; déréglementation... etc. La conséquence systématique est un appauvrissement encore plus grand du pays, au détriment des plus pauvres, et une nouvelle forme de colonisation exercée par les « généreux bailleurs de fonds ».

16. Il ne s'agit pas seulement des États-Unis. Sans doute sont-ils les plus habiles et détiennent-ils les meilleurs atouts à ce jeu; si nous avons beaucoup parlé d'eux, c'est aussi que l'expérience de J.Perkins est américaine. Mais toutes les grandes puissances sont engagées dans le même processus et utilisent les mêmes « arguments ».

(p. 234-235, 236, 237)

 

 

 

Rothschild 30-32

Rockefeller 30

Alexander Hamilton 30
Général Charles de Gaulle, 4 février 1965
Guerre au Vietnam, Nixon, 15 aout 1971
Dollar 33-35
Trente Glorieuses 33, 161
Planche à billets 33-34
Étalon 35, [220]
Federal Reserve Bank (FED) 30, 32, 231

William Guy Carr, Des Pions sur l'échiquier (Paws in the game) 31

Karl Marx, communisme 32

Décret Dexter White 32

Bretton Woods, 22 juillet 1944 32, 34, 231

Prêt, crédit, emprunt 36, 41, 43, 56, 143
Dette 36, 144,
145, 225

Garantie par l'or 36 37, 220
Création monétaire, émission monétaire 36, 39, 41, 42, 43, 44 45 46, 47 48, 153, 155, 220-222
Banque commerciale, banque privée 36, 41,
143

Masse monétaire 36, 56, 143, 177, 188-189, 195-196

Dollar 38
État 38 39, 41, 45,
87-89, 110, 205-206, 210, 212
Démocratie 39, 153, 210, 219, 225, 233, 249
Épargne 42 43

Crédit mutuel 42
Caisse d'épargne 42
Banque de France 43, 45, 47
Henry Ford 44
Banque Nationale de Paris (BNP) 45
banque centrale 45, 47 48
Banque centrale Européenne (BCE) 45, 47,
58 77, 106, 175(http://www.ecb.int) 176, 182, 192-193, 196, 199-200

Zone euro, euroland: 45, 46, 192, 252
Billets, pièces 46, 47, 49
M1, M0, M4, M2, M3 : 46
Actif 46
Liquidité 46

Inflation 46, 186-187, 190-193, 199, 230 231

Gabriel Galand et Alain Grandjean, La monnaie dévoilée (L'Harmattan, 1996), www.chomage-et-monnaie.org : 46-47, 186, 189, 217, 263

Denis Clerc,  Déchiffrer l'économie (éditions Syros) : 47, 101, 105, 116, 151, 229

Refinancement : 47-48

Banque secondaire 47

Taux directeur 48, 144

Règle prudentielle 48-49

Monnaie scripturale 49

 

Maurice Allais 53

Bernard Marris :53

Chèque 53-54

Règle prudentielle 54

Intérêt 56 57, 144-145, 224, 231, 238

Création monétaire 56 58 60 61, 104, 106, 143, 177

Or 56

Monnaie fiduciaire 57

Mon script 57

Croissance 58, 59, 95, 98, 103, 119, 131, 133, 137, 138, 139, 143, 145, 151, 173, 192, 194, 216, 248

Inflation 58, 95, 231

Margrit Kennedy 59-60, 146

Ralph Becker 59-60

Ex nihilo 60 61, 143

Privilège 61, 156

Richesse 61, 90, 113, 116, 117, 119, 120, 130, 132, 143, 150, 167, 178, 198-199, 220

Appropriation, propriété privée 61, 211

Nation, 61 62, 79, 235, 250

Peuple 61, 83, 106, 117, 200, 203, 249

Épargne 61 62 76, 97, 99

William 62

Travail 66, 79, 81, 83, 114 115, 116, 131, 216-218, 231-232

Coût 66, 79, 154 (cout social caché), 165, 168, 207, 212-213

Profit 76, 88, 130, 149, 152, 210-211, 229, 231, 245

 

Autarcie 77

Balance commerciale 77

Traité de Maastricht, article.104 77

Banque privée nationale 77 78

Impôt 78, 80, 94, 96, 97 98, 201, 213, 230

Capitalisme libéral 79, 116, 127, 229, 254

Adam Smith 79, 245

Investissement 80, 90

Monnaie 80

Pensée économique dominante 79-81

Ubuesque 81

Thomas Edison 81-82

Henry Ford 81-82

Jean-Pierre Raffarin 85

Nicolas Sarkozy 85

Keynes 88, 176, 178-179, 186, 187, 193, 230

Pensée, idéologie, secte  ultralibérale, néo-libérale, mode libérale 89, 93, 103, 105-106, 208, 211, 218, 237, 238

Démagogie 89, 143, 193

France 91, 206-208, 211, 212

Thierry Breton 92

"Politiquement correct" 92, 238

Gauche 93, 99

Marché autorégulateur 93, 205-206

Main invisible du marché 93

Pacte de stabilité, 1997 94

Effet boule de neige 95

Michel Husson, http://hussonet.free.fr/ 95-97, 105

Jean Vassileff, Le partage contre la croissance 98, 138, 195

Léo-Paul Lauzon 99

Victor Hugo 100

Fracture sociale 100

Rapport Pébereau, 14 décembre 2005 101, 103

Démocratie 102, 200, 209, 211

Denis Gauci, ADED, http://assoc.orange.fr/aded/ 102, 144, 263

Minorité possédante, les plus riches 103-104

Marchandisation, logique marchande 103, 105

Societal.org.... 03

Dépense publique 105

Individualisme 105

À chacun selon ses moyens et non selon ses besoins 105

Monde financier, valeur financière 106, 116 117

Souveraineté 106, 235

Banque centrale 106

Dette publique 107, 144

Josiah Stamp 107

Maladie orpheline 109

Rentabilité 110-111, 115, 130-131

Service public 110-111, 183, 212, 216, 219

Profit 113, 115, 127, 130, 202, 210, 211

Bonheur 113

Raymond Delatouche, La chrétienté médiévale, un modèle de développement (Éd. Téqui) 114

Paysan 114

Marché 114-115, 205-206

Concurrence 114-115, 232, 252

Monopole 114

Prix 115, 211

Publicité 115, 129

Stock 115

Pénurie 115

Droit celte 115

Cathédrale 115

Renaissance 115

Droit romain 116

Salariat, salaire 116, 133, 152-153, 194, 198, 216, 231

PIB 117-120, 122, 124, 126, 134, 135, 152, 154, 189, 193, 198, 207, 208

Patrick Viveret, http://www.sol-reseau.org/ , http://www.caracoleando.org/ 118,264

Doctes éÉconomistes, experts, druides 119, 134, 137, 139, 215

Crise 119, 145, 150 151, 230, 232

Bénévolat 120

Pierr Kende 120

Indice de développement humain (IDH) 121

François Plassard, Le temps choisi 121, 124, 135, 137, 148, 154

Jean Zin, http://perso.orange.fr/marxiens/ 12, 265

Baromètre des inégalités 126

Trente Glorieuses 128

Marketing 129

Manipulation 129, 139

Rareté 131

Mouton de Panurge 132

Récession 133-134, 145-146

Chômage 133, 135, 138, 141, 151, 152-153, 184-185, 195

Consommation 134

Population active 135

Productivité 136-137, 146, 165, 216, 248

Informatique 136

Emploi 135-139, 142, 150-151, 155, 205

Développement durable 13

Plein emploi 138, 230, 251

Jacques Chirac 139

Contrat première embauche (CPE) 139

Statistique 140

Anne Daguerre, Monde Diplomatique 140

Exclusion 141

"Employabilité" 141

Responsabilité 141

Édouard Tétreau 146, 200

Rapport Guaino 148

Guy Hascoet, secrétaire d'État à l'économie solidaire 148

Élisabeth Guigou, ministre de l'Emploi et de la Solidarité 148

Ricardo 150

Organisation Mondiale du Commerce (OMC) 151

Marchandisation des services 152

Sociétal 153

André-Jacques Holbecq, Une alternative de société: l'écosociétalisme (éditions Yves Michel), http://tiki.societal.org/ 153, 264

Indemnisation 153

Jacques Nikonoff, Des chiffres sur le cout du chômage qui font peur, 3 mars 1998 154

Jacques Marseille 154, 190 ("Faut-il avoir peur de l'inflation?", dans Le Monde, 13 décembre 2005), 192

ATTAC 154, 181, 227, 230

OCDE, Fond Montétaire International (FMI), Banque mondiale 155-156, 224- 225, 234, 236-237, 239

Summer Institute of Linguistics (SIL) 233

"Changement" 156

Édouard Leclerc 160

Dépense 164, 207, 216

Revenu 164

Externalisation 165

Compétitiivité 166, 205

Doctrine libérale 167, 173

Intérêt particulier, commun, général, privé 168, 210, 221

Marge arrière 169

Loi Galland, 1996 169

Centrale d'achat 170-172

Chantage 171

Marianne n0 400, 18-24 décembre 2004 160, 172

Michel Ebran et Aline Ladefoux, Que Choisir n0 422, janvier 2005 160

Pouvoir public 173

Milton Friedmann 176-177, 179, 195, 230

Monétarisme 176-179, 186, 195, 199, 230, 244

Nouvelle économie classique, Lucas, Sargent, Wallace 177

Projet de Traité constitutionnel européen 180

Serge Le Queau 181

Ordolibéralisme, Walter Eucken, Wilhelm Röpke, Alfred Müller-Armack 181-183 ((etudier ses origines))

Otmar Issing, Jürgen Stark 182

Traité de Maastricht 182

Frits Bokelstein 183

Fabienne Brutus, Chômage, Des secrets bien gardés (Êd. J.-C. Gawsewitch) 184

Bureau international du travail 185

Jacques Généreux, Chiffres clés de l'économie française (Seuil, 1993) 186

Pétrole 187, 230, 237, 243

M. Luré, Reconquérir l'espoir (Julliard, 1982) 188

Inflation allemande de 1923, déflation, nazisme 190

Hyperinflation 190

Rentier 190-191, 193

Taux de chômage qui n'accélère pas l'inflation, Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment NAIRU 193-195

Loi de la jungle 195

Bulle spéculative 198

Fortune 204, 230

Gambetta 204

TVA 204, 217

Éducation 206, 234, 237

États-Unis 206-208, 230, 237

Danemark 206

Santé 207, 213, 234

Sécurité sociale 207

Cotisation sociale 207

Retraite 208, 213

Caisse d'assurance maladie 212

Recette 212-213

Fiscalité 213, 218, 221

Insee 213

"Trou de la Sécu" 215

TVA sociale, http://www.tva-sociale.org/ 217-218

Recherche 217

Privatisation 219, 224, 237

Idéologie prolétarienne 219

Antimondialisation 228

Altermondialisation 228 

Elite 222, 230

Jean-Michel Harribey, La mondalisation capitaliste: malheur aux vaincus 230, 232

Amartya Sen 232

Jaime Roldos, président de l'Equateur mort en hélicoptère le 24 mai 1981 [pas dans un "accident"]  233-234

John Perkins, chef économiste à MAIN, Confessions d'un assassin financier 233-237, 239

Omar Torrijos, mort en avion le 31 juillet 1981 234

Ronald Reagan 234

CIA 236

Tartuffe 236

Joseph Stiglitz, La grande désillusion (Plon, 2002) 236-237

Agriculture vivrière 237

Colonisation 237-238

Jim Garrisson 239

Dov Charney 241

Référendum 250

Charles Péguy 259