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Sommaire

Le philosophe

Cont@ct

 

Journal philosophique de l'an 2001

 

11085

Les Mayas faisaient des sacrifices d'humains car ils craignaient que les dieux ne se mtassent en colre.

 

11086

|La fadeur est l'absence de got ou d'odeur d'un aliment.

 

Nul n'est mchant volontairement: vouloir assassiner une personne et vouloir devenir assassin sont deux choses, volonts diffrentes, et la seconde est beaucoup plus rare (c'est la volont de Lafcadio dans Les caves du Vatican, qui assassine n'importe qui au hasard); ainsi, s'il y a souvent des volonts mchantes, il y a rarement une volont d'tre, de devenir mchant, d'avoir de la mchancet.

 

11088

|Le snobisme est l'imitation par une personne de ce qui indique selon elle une supriorit (sociale, intellectuelle), afin de faire croire d'autres personnes qu'on a cette supriorit.

 

11090

|Un type est un ensemble de choses qui ont beaucoup d'identits.

 

|Une monnaie est une unit d'change ou de la possibilit d'changer.

 

11091

[Nicolas Journet: Arnold van Gennep: Les rites de passage, dans Sciences humaines n 112, janvier 2001; p. 46]

Victor Turner [...] publie une srie de confrences qui s'appuient sur sa connaissance dtaille des rites des Ndembu du Congo pour reprendre la question des rites de passage. Il s'intresse, en particulier, leur phase centrale qualifie de liminaire par van Gennep. Il remarque que dans certains rites de procration, d'installation et d'initiation, cette phase centrale est marque par l'humiliation des bnficiaires du rite. Ainsi, chez les Ndembu, le futur chef suprme, devait accepter d'tre dnud, copieusement insult, menac et maltrait par ses sujets, avant de devenir leur souverain. De mme, au cours de la crmonie de circoncision masculine, les novices ndembu sont dpouills de leur nom, envoys dans la brousse, traits comme des esclaves. Ces gestes, communs beaucoup de rites d'initiation (le bizutage en est un) sont significatifs de l'tat liminaire: la condition de celui qui est hors statut, chappant aux catgories d'ge, de parent, de rang. [...]

L'humiliation de ceux qui "bnficient" du rite provient de la jalousie ou de l'envie que suscite la progression sociale.

Mais pour Turner, Les mauvais traitements infligs au chef Ndembu sont destins faire savoir au futur souverain que son pouvoir ne lui appartient pas, mais lui est confr par ses sujets.: mais alors pourquoi donneraient-ils ce pouvoir qu'ils savent avoir eux-mmes et en quoi cela expliquerait-il l'ascension sociale de Gandhi et d'autres dissidents? Selon moi, ce qui explique pourquoi des personnages humbles comme Gandhi peuvent devenir de puissants hommes d'tat, c'est qu'ils suscitent l'admiration et non l'envie ni la jalousie.

 

11092

[lisabeth Teissier sur Europe 1] Une astrologue affirme elle-mme que les gens sont trs suggestibles, qu'ils surinterprtent ce qu'elle disait et ne retenaient que ce qui correspondait leurs angoisses: elle fournit elle-mme des arguments qui invalident les confirmations que peuvent donner les croyants eux-mmes.

 

11093

[Searle; p. 40] Le problme des qualia est srieux. C'est le suivant: comment est-il possible pour des activations neuronales physiques, objectives, quantitativement descriptibles, de causer des expriences subjectives, prives et qualitatives?: ce n'est ni plus ni moins problmatique que diffrents nombres de protons, d'lectrons et de neutrons dans un atome puissent causer des qualits si diffrentes.

 

|L'pistmologie est la philosophie de la connaissance, des possibilits de connaissance, des moyens de connatre.

 

11095

[Searle; p. 151] Selon la conception fonctionnaliste, un systme fait de canettes de bire, ou de balles de ping-pong, ou qui serait compos de la population entire de la Chine, pourrait avoir des tats mentaux tels que des croyances, des dsirs, des souffrances et des dmangeaisons. Or cela parat contre-intuitif.: Searle caricature souvent les thses qu'il critique, de telle faon qu'elles semblent absurdes, et il argumente sur la base d'intuitions soi-disant incontestables, comme l'ont t le coucher de Soleil et l'immobilit de la Terre durant des millnaires.

 

Sur l'autel d'un temple, brler des aromates ou de l'encens est un sacrifice tnu, o les odeurs de la violence animale sont remplaces par la consumation de vgtaux parfumants.

 

11096

[Searle; p. 177] Selon John Searle, il n'y a aucune signification du mot douleur, par exemple, o pour toute douleur consciente dans le monde il doive y avoir un tat fonctionnel non conscient corrl qui s'appelle aussi douleur: qu'en sait-il? il y a une signification du mot eau pour laquelle il y a un tat matriel H20, qu'on le sache ou non.

 

11097

[Searle; p. 217] Ce n'est pas l'ordinateur Deep Blue, mais ses crateurs qui ont russi battre le champion plantaire de jeu d'checs, comme les inventeurs de la calculette ont russi surpasser les meilleurs ou les plus rapides calculateurs humains.

 

11098

[Moins plusieurs semaines, affaire de la josacine] |Par exemple, si un homme a l'intention d'assassiner le mari de son amante en empoisonnant un flacon, et que c'est une fillette qui meurt en buvant le contenu du flacon, il n'a assassin personne mais a commis une tentative d'assassinat et a ralis un homicide involontaire, accidentel; d'ailleurs, il serait assez logique, normal que la sanction additionne de ces deux dlits gale celle d'un assassinat.

 

Dans une espce asexue deux fois plus d'individus sont crs par gnration.

95 % des espces vivantes sont sexues.

 

|L'axiologie est la philosophie de la morale, de l'thique, du bien, du mal.

 

11099

[Sciences humaines n 113, fvrier 2001, Le cas d'Anna O.: lgende et ralit; p. 24]

|Bertha Pappenheim, dite Anna O., exceptionnellement doue et cultive selon Freud, vivait cependant au sein d'une famille juive trs puritaine. Elle tombe malade [...] lorsque son pre, auquel elle tait totalement dvoue, est l'agonie. Aprs sa gurison, elle consacrera le reste de sa vie fonder des associations d'assistance aux mres clibataires et aux orphelins. On la considre, ce titre, comme la fondatrice du mtier d'assistance sociale. Elle fut aussi une dirigeante des premiers mouvements fministes et d'organisation des femmes juives.

|Son cas corrobore ma dfinition de l'hystrie: l'humiliation qu'elle a ressenti tellement injuste quant ses capacits et ses ambitions que son environnement social empchait de dvelopper la menait de tels troubles.

 

11101

Publier Boucles 0 sur internet, puis Boucles 1, Boucles 2, etc. sur papier, en sparant les versions en textes autres.

 

Une erreur est une croyance qui ne reprsente pas quelque chose de rel ou un effet d'une telle croyance.

|Par exemple, ce peut tre une erreur de croire une personne qui ment, ou de ne pas prendre son parapluie parce qu'on croit qu'il ne va pas pleuvoir.

 

[Roger Caratini, 2000: Initiation la philosophie (L'Archipel); p. 541] Luc-Laurent Salvador est un pragmatiste tel que l'tait William James.

 

|Une erreur est une croyance qui ne reprsente pas quelque chose de rel, ou un acte ou un chec caus par une telle croyance.

 

[Attention une musique dans une publicit cause par la rcognition du musicien qui l'a faite] Mon attachement, mon amour l'art en tant qu'art d'auteur provient d'une qute de personnes modles, d'une indtermination personnelle que n'ont pas d'autres personnes plus modeles plus tt.

 

[p. 379] L'thique est la philosophie de la morale.

 

[p. 382] |La mathmatique est la science des ncessits et des impossibilits.

|L'addition des angles d'un polygone n cts est gale (n - 2) 180.

 

[p. 386] |La mtaphysique est la philosophie du monde, de ce qui est mondial.

 

11104

|Un succs est une russite publique, sociale.

 

11107

|Devise politique: paix, solidarit, civilisation.

 

11109

|Avant de discuter de quelque chose avec une personne, il faut lui demander si elle est prte , si elle admet de changer d'avis, d'opinion.

 

11110

|Une industrie est la fabrication de quelque chose sans qu'une personne n'en fasse la totalit.

 

|Une machine est un artefact avec des parties mobiles, en mouvement les unes relativement aux autres.

|Par exemple, les arbaltes et les catapultes sont des machines, mais pas les silex taills ni les sagaies.

 

|Un artisanat est la fabrication de quelque chose telle qu'une personne en fasse la totalit.

|Une fabrication est la cration d'un artefact, de quelque chose d'artificiel.

 

[Reportage tv: en 1993, la campagne lectorale aux lgislatives de 1993 de Philippe Douste-Blazy a t finance par des laboratoires pharmaceutiques, et en 1994, ministre de la sant en France, il soutient la vaste campagne de vaccination contre l'hpatite B]

|Les ministres ne sont pas des syndicalistes qui dfendent une corporation, ils doivent reprsenter et servir l'intrt gnral et les citoyens; ils doivent donc ne pas faire partie de la corporation de ce qu'ils administrent: par exemple, un mdecin doit ne pas tre ministre de la sant, un magistrat doit ne pas tre ministre de la judiciarit, un policier doit ne pas administrer la police, un militaire doit ne pas tre ministre des armes, etc.

 

|L'gosme et l'altruisme, la gentillesse et la mchancet sont des volonts, pas des intentions.

 

[Prambule au journal philosophique publi sur internet] |Le journal philosophique, ainsi que d'autres journaux plus divers, a t commenc afin de consigner chronologiquement les penses qui sont utiliss ou non, aprs slection, dans Boucles ou d'autres crits. Durant presque dix ans, j'ai crit sur papier mes journaux avant de recopier sur ordinateur les passages que j'utilisais dans divers textes. Depuis, j'cris tout sur ordinateur (Psion). Ne sont lisibles ici que ces dernires annes du journal philosophique, conserves informatiquement. Les paragraphes qui sont prcds par une barre oblique sont ceux que j'ai utiliss ailleurs.

 

11113

On devrait faire un classement (un "palmars") des humains tueurs d'humains: seraient d'abord les tueurs en masse, avant les tueurs en srie.

 

[Le magazine littraire, n 365, mai 1998; p. 27&31] |Le cynisme est l'imitation exagre, appuye, paroxysmale, extravagante, ironique des comportements sociaux des personnes afin d'en indiquer l'hypocrisie, la mauvaise foi, l'artificialit, l'incohrence, et afin d'indiquer une volont d'anticonformisme et de retour aux besoins naturels plutt qu'aux dsirs culturels, sans pudeur, en ayant comme modle une bte telle le chien.

[p. 31] |Par exemple, le philosophe cynique Diogne est entr dans un thtre quand les spectateurs en sortaient et dambulait reculons en tanant ainsi ceux qui se moquaient de lui: N'avez-vous pas honte, vous qui parcourez reculons le chemin de l'existence et qui me condamnez, parce que je parcours reculons le chemin de la promenade?; Diogne disait aussi qu'il imitait les matres de chur: ainsi ceux-ci donnent le ton un ton plus haut afin que les autres trouvent le ton juste.

 

11114

|Le prestige est une rputation.

 

11116

[Peter Kunzmann, Franz-Peter Burkard et Franz Wiedmann: Atlas de la philosophie (Le Livre de Poche); p. 61]

|Le dogmatisme est la certitude envers certaines assertions premires, avec pour effet la certitude de la fausset des assertions contradictoires.

|Le scepticisme est le doute envers des assertions contradictoires.

 

11117

|Un critre est un indice qui permet de distinguer quelque chose avec certitude.

|Un critre est un indice qui permet d'avoir la certitude de l'appartenance de quelque chose un ensemble.

 

Luca de Paris

 

Dieu, c'est celui qui a le dos le plus large (On n'a pas le droit de faire cela, car c'est l'affaire de Dieu): le bouc missaire.

 

11118

|Je dcouvre le rcit par Nietzsche du rve prmonitoire qu'il a fait la veille de la mort de son frre cadet, o son pre, mort six mois auparavant, pasteur par de toutes les vertus chrtiennes, recouvert d'un suaire, sort de son tombeau chercher le frre: je n'aurais pas imagin une telle concordance pour le film Le suaire: le titre est encore mieux choisi et adquat que je ne le pensais.

|Montrer cette scne ou le rcit de Nietzsche (fait quatorze ans) lorsque Nietzsche est proche du suaire du Christ.

 

11120

|Montrer le nouveau-n Nietzsche, avec son pre, sa famille autour, tel le Christ sa naissance.

 

Logiquement, les personnes qui dfinissent l'intelligence comme une capacit d'adaptation devraient penser que les enfants prcoces intellectuellement sont moins intelligents, car, moins adapts au systme scolaire, ils y chouent plus que la moyenne.

On peut arguer mon argumentation que les enfants moyens n'ont pas s'adapter la scolarit environnante, dj adapte eux, contrairement aux enfants intellectuellement prcoces qui auraient plus d'effort d'adaptation accomplir.

 

11122

[Le sentiment mme de soi (Odile Jacob); p. 132] Selon Antonio R. Damasio, la conscience serait l'activit psychique qui relie les vnements psychiques entre eux et soi et les unifie en soi.

 

|La vie est le fait que des choses (matrielles) se fassent (ou se refassent, ou se dfassent) elles-mmes (en faisant ce qui les fait) avec ce qui est autour d'elles.

|La vie est le fait de se faire soi-mme avec ce qui est autour de soi.

|La vie est le fait que des choses (matrielles) peuvent se faire elles-mmes avec ce qui est autour d'elles, faire d'autres choses identiques (semblables) elles ou tre faites par d'autres choses identiques elles.

 

[Moins un jour] |Une folie est une maladie psychique.

|La diffrence entre une maladie psychique et une maladie neuronale, nerveuse, crbrale (par exemple un cancer du cerveau) est comparable la diffrence entre une maladie digestive (cause par un aliment) et une maladie stomacale (par exemple un ulcre l'estomac ou un cancer de l'estomac).

 

|Est sexy un moyen ou un artifice fait pour causer une augmentation d'indices sexuels (dans la limite de ce qui est autoris socialement).

|Par exemple, une jupe sexy est une jupe plus courte que la moyenne, qui montre les jambes plus haut; ou se peindre les lvres en rouge est sexy; se montrer totalement nu n'est pas sexy.

|Est sexy un moyen ou un artifice fait pour causer une augmentation d'indices sexuellement excitants (dans ou la limite de ce qui est autoris socialement).

 

[Damasio; p. 142] |La vie est le fait que des choses (matrielles) limites se fassent (ou se refassent, ou se dfassent) elles-mmes (en faisant ce qui les fait) avec ce qui est autour d'elles (hors de leur limite).

|La vie est le fait de se faire soi-mme avec ce qui est autour de soi.

|La vie est le fait que des choses (matrielles) limites peuvent se faire elles-mmes avec ce qui est autour d'elles, faire d'autres choses identiques (semblables) elles ou tre faites par d'autres choses identiques elles.

tre vivant, c'est aussi s'auto-limiter.

|Une blessure est une limite vivante dfaite par quelque chose qui ne fait pas partie de l'individu.

 

11124

[Damasio; p. 154] |La conscience est l'activit neuronale, nerveuse ou crbrale affective, prsentative ou reprsentative, en relation avec soi.

|La conscience est l'activit neuronale, nerveuse ou crbrale affective, prsentative ou reprsentative, relative soi.

 

11124

[Damasio; p. 167] |L'agnosie est l'incapacit reconnatre des choses perues.

|Par exemple, une personne qui a une agnosie visuelle est incapable de reconnatre les visages qu'elle voit, le sien ou ceux de sa famille; elle pourra infrer qu'elle voit son visage en tant consciente qu'elle est en face d'un miroir et que a ne peut tre son visage, mais elle reconnat sa voix enregistre; elle ne trouve sa voiture sur le parking d'un supermarch qu'en lisant les plaque d'immatriculation..

|La rcognition est l'assimilation comme mme chose (et non pas comme chose identique) de quelque chose de peru avec quelque chose de remmor (par cette perception).

|La personne agnosique reconnat le type, pas l'occurrence.

[Damasio p. 170] |L'agnosie est l'incapacit reconnatre des choses perues dans leur unicit.

Par exemple, une personne agnosique reconnat que c'est un visage, mais pas quel visage, reconnat quelque chose comme tant une voiture, mais pas comme tant sa voiture.

[Damasio; p. 171] Par exemple, un chanteur d'opra qui avait une agnosie auditive tait incapable de reconnatre les voix, dont la sienne, sauf celle de Maria Callas, et les mlodies.

 

11126

[Damasio; p. 178] |La remmoration est la conscience reprsentative de ce dont on a dj t conscient, cause par la conscience qu'on en a (dj) eu.

 

11127

Les animateurs de tlvision et les sportifs, c'est--dire des joueurs, sont parmi les personnes les plus clbres et prfres par la population: c'est vraiment la civilisation du loisir, du divertissement.

 

|Je suis contre la dmocratie dlgative telle qu'elle est ralise, car les dlgus sont surtout des hommes en bonne sant, sans handicap, riches, vieux, de la race majoritaire; et donc ne seront pas assez traits les problmes des pauvres, des femmes, des jeunes et surtout des enfants, des malades, des handicaps (sourds, aveugles), des minorits raciales.

 

Alors qu' l'origine la Saint-Valentin tait une fte o les pouses taient autorises cocufier leur mari (ou inversement), maintenant les dtectives privs en profitent pour avoir des preuves que des maris cocufient leur pouse (ou inversement), la demande de celles-ci: quel renversement!

 

|Une fte est un rite ou un temps durant lequel sont autorises des choses qui ne le sont pas autrement.

|Une anti-fte est un rite ou un temps durant lequel interdites des choses qui ne le sont pas autrement.

 

|Une confusion est une assimilation de choses diffrentes ou autres comme tant la mme chose.

 

11128

|La confusion est la premire croyance fausse.

|La premire croyance fausse est une confusion.

|La vrit est le fait pour une assertion (ou une croyance) que ce qu'elle reprsente est rel.

|La vrit est le fait pour une assertion (ou une croyance) de reprsenter la ralit.

|La fausset est le fait pour une assertion (ou une croyance) que ce qu'elle reprsente n'est pas rel.

|La fausset est le fait pour une assertion (ou une croyance) de ne pas reprsenter la ralit.

 

La fascination pour la vie des vedettes consiste percevoir la reprsentation de la ralit chez d'autres personnes du dsir de vie ou du modle de vie qu'on a mais qui reste irralis pour soi.

 

[Damasio; p. 321] |Supprimer neuronale de la dfinition de la conscience: la conscience est l'activit nerveuse ou crbrale...

 

Des statistiques prouveraient qu'en France les homosexuels sont plus riches que la moyenne; je crois que cette supriorit est survalue, car les homosexuels qui le vivent mal, qui ne l'assument pas, le dissimulent, sont probablement plus pauvres que ceux qui le revendiquent: c'est plus facile lorsqu'on est dans le spectacle, la jet-set que lorsqu'on est ouvrier ou employ de bureau.

 

[Damasio; p. 192: cartographier] |La conscience apparat avec la pluralit des possibilits, ou plutt la pluralit des possibilits apparat avec la conscience; ainsi la reprsentation de l'environnement spatial d'un sujet lui permet d'accder un point par plusieurs chemins (possibles): le plus court, ou le moins dangereux, ou un autre si le premier est nouvellement barr.

|Si une chose et son contraire sont possibles, une seule des deux est relle; et donc la ralit fait partie de la possibilit, et non l'inverse; et donc l'ensemble des possibilits ne peut exister qu'en reprsentation.

|Par exemple, je peux lever le bras ou ne pas le lever; mais en ralit soit je le lve, soit je ne le lve pas, donc la possibilit irralise n'existe qu'en reprsentation, mais pas rellement.

 

11130

Damasio dfinit la conscience comme un sens interne (p. 131, comme perception de ce qui se passe dans l'esprit (p. 341): je suis gn par la dfinition de la conscience par une de ses parties, car alors, que sont la perception et les sens? (la perception, les sens) et par l'aspect de rgression l'infini: voir quelque chose consciemment, ce serait percevoir sa vision, donc percevoir sa perception, comme un homoncule intrieur qui observe ce qui advient dans la tte, quoiqu'il s'en dfende pages 193-196; la conscience est conscience de quelque chose mais cette chose n'est pas ncessairement l'esprit, mais videmment n'importe quel objet.

 

11131

[p. 201] Ce que Damasio appelle conscience-noyau est ce que j'appelais conscience primitive: les perceptions et les sensations; et ce qu'il appelle conscience-tendue est ce que j'appelais conscience drive: les remmorations et les imaginations.

 

|Une motion est une raction affective la conscience de quelque chose.

|Une motion est un affect qui, de la conscience de quelque autre chose, cause des rflexes ou des intentions prsentatives.

|Par exemple, si la douleur que cause le contact de ma main sur une plaque brlante cause le retrait de ma main, il n'y a pas l d'motion, car c'est cette conscience douloureuse et non un autre affect qui cause le retrait de ma main (mais par ailleurs je peux tre en colre cause de la prsence de cette plaque, ou cause de ma maladresse); par contre, si je vois quelque chose d'inattendu, ou de dangereux, c'est la conscience de cette chose qui va causer en moi une motion comme l'tonnement ou la peur, et des ractions corporelles comme la fuite.

 

Damasio affirme que la conscience-tendue disparat en l'absence de conscience-noyau (p. 204): le rve n'est-il pas le contre-exemple de cela?

 

11135

[Damasio; p. 224-225] tre une personne, c'est aussi avoir une mmoire de son vcu.

 

[Michel Jouvet: Le sommeil et le rve (Odile Jacob); p. 61] |Le somnambulisme est, lors d'une partie sans rve du sommeil, un veil partiel durant lequel le sujet ne mmorise pas ce qu'il fait consciemment (et donc quand il se rveille totalement, il ne peut pas se souvenir de ce qu'il a fait consciemment durant cet veil partiel).

 

11137

[Jean-Pierre Dupuy: Histoire des ides; p. 139] |Une cause importante de la mauvaise-foi est l'orgueil, par exemple dans l'exemple de Donald Davidson sur le dsir de ne pas avoir une calvitie croissante; l'oppos, l'humilit est une cause moindre de mauvaise-foi.

 

[p. 14

0] Selon Donald Davidson, Jean-Pierre Dupuy (et aussi selon Sartre qui, selon Dupuy, ne pourrait qu'tre d'accord...), il y a dans le mensonge d'abord l'intention de tromper; mais il y a aussi l'intention de dissimuler cette intention de tromper; et selon Davidson, un menteur qui croit que son interlocuteur est pervers peut tre amen dire le contraire de ce qu'il cherche lui faire croire; l'exemple est celui de la blague juive: Pourquoi me dis-tu que tu vas Cracovie pour me faire croire que tu vas Lemberg, alors que tu vas Cracovie!; je suis en dsaccord avec ceci: il y a confusion entre insignation et persignation (John Austin aurait crit illocution et perlocution), entre mensonge et manipulation; je peux enjoindre quelque chose une personne non pour qu'elle m'obisse, mais pour qu'elle se rvolte, mais je lui aurais enjoint cette chose, et non sa rvolte; le voyageur affirme qu'il va Cracovie et croit qu'il va Cracovie, et quelques soient ses intentions, il ne ment pas; si, connaissant la perversit de son interlocuteur, le voyageur affirme qu'il va Lemberg, il affirme ce qu'il ne croit pas mais il ne ment pas, car il a l'intention de faire croire son interlocuteur ce qu'il croit lui aussi, savoir qu'il va Cracovie; d'ailleurs, l'argumentation de Dupuy est subtile et biaise, car il n'ose affirmer explicitement nulle part que le voyageur est un menteur, ni citer cette affirmation soi-disant mensongre laquelle le voyageur croit: Je vais Cracovie..

|Un mensonge est l'assertion de quelque chose telle qu'on n'y croit pas afin de la faire croire un autre sujet.

Ce qui est problmatique, c'est de savoir si une assertion hypothtique peut tre mensongre ou uniquement les assertions affirmatives.

 

[tv Arte: Picasso a conserv 65 ans dans ses ateliers un portrait peint par Rousseau, qu'il avait achet] Pablo Picasso le dominateur: autant dans ses relations sociales que dans sa relation l'art, qu'il connaissait et dpassait, ce qui lui a permis de comprendre trs vite la nouveaut du douanier Rousseau, et, comme il le disait, de devancer la beaut.

 

[Dupuy; p. 133] Dans le puzzle de la toxine, une machine permet un riche parieur de dtecter si, afin de gagner un million de dollars, j'ai l'intention de boire la toxine qui me rendra malade, et ce parieur m'assure que cette intention lui suffira pour me remettre le gain, sans que j'ai la raliser; hormis l'inintrt de ce type d'exemples farfelus pour lucider un problme (je prfre des exemples judiciaires rels), je suis en dsaccord avec Gregory Kavka et Michael Bratman qui affirment que je ne peux pas avoir cette intention, puisque je suis certain que je ne boirai pas; mais non: soit je suis prt boire la toxine pour le gain, et alors je le ferai si le gain ne vient pas, et cette intention est dtectable, soit je ne suis pas intress par un tel gain un tel cot, et la machine dtectera mon absence d'intention; s'il avait fallu avoir l'intention de mourir, je n'aurais pas russi, car je ne me serais pas suicid pour gagner un million de dollars pour moi, et la machine aurait dtect mon absence d'intention de me suicider.

 

[p. 139] propos de l'exemple de mauvaise-foi de Donald Davidson, o cet homme tout la fois croit qu'il est chauve et croit qu'il n'est pas chauve, il faut rappeler que la calvitie est une absence totale ou partielle de cheveux, et qu'on peut croire tre partiellement chauve et pas totalement chauve; plus gnralement, la calvitie est relative, on est plus ou moins chauve, et certains philosophes se sont interrogs sur ce thme: partir de combien de cheveux en moins est-on chauve?

 

[Bruno Jarrosson Histoire des ides p. 12] La flche doit faire une infinit de mouvements pour franchir une distance: on pourrait affirmer vraiment qu'elle ne fait qu'un mouvement, car le mouvement est continu; mais plutt, on peut affirmer vraiment qu'une ligne (finie) contient une infinit de lignes plus courtes qui en sont les parties.

 

[p. 16] Le calcul diffrentiel montre qu'en effet l'espace fini est infiniment divisible mais que le temps fini l'est aussi.: pourquoi Znon d'le a-t-il pens, voire cru que le temps n'tait pas tout autant divisible que l'espace? cause de l'absence d'instruments de mesure (voire de l'absence d'unit de mesure du temps artificielle et divisible)? cela semble difficile comprendre, concevoir maintenant.

 

|Un espace, une ligne, une surface sont des abstractions de la matire ou du vide.

|Un vide est une absence de matire.

|Le vide (ou un espace vide) a une densit nulle.

|Le vide est le fait qu'il n'y ait pas de matire.

 

[tv Arte] Les Dinka du sud Soudan sont-ils trs grands cause de l'abondante poussire souleve de leur sol trs sec, les plus grands tant moins atteints par des maladies causes par cette poussire?

 

|Chez les Dinka, il y a une comptition des jeunes hommes qui s'engraissent avec le lait de leurs vaches traies par leurs pouses, indiquant ainsi leur richesse; celui qui en meurt l'estomac explos est un hros.

 

11138

Quand on sait qu'il y a trois ans, Bernard-Henri Lvy affirmait qu'il tait indcent de s'interroger sur qui tue qui en Algrie, et qu'il se fait ainsi le complice de l'arme algrienne qui a massacr en attribuant ces assassinats aux terroristes islamistes; on comprend que ce grand bourgeois aux yeux mi-clos s'assimile Jean-Paul Sartre, dfenseur aveugle du stalinisme et autres drives communistes, par ailleurs ni trs grand philosophe, ni trs grand littrateur (du talent, de la graphomanie, mais pas de gnie); il est intressant d'y opposer Albert Camus, proltaire qui derrire l'cran des idologies, voyait les souffrances et les problmes des individus, comme l'exemplifie le cas de sa mre dans l'Algrie en guerre.

 

Le pre de Pablo Picasso, peintre et professeur de peinture, a intronis la domination artistique, voire sociale, de son fils, car il a solennellement remis ses pinceaux et sa palette son trs jeune fils: c'tait comme dposer les armes en signe de soumission envers un ennemi victorieux.

 

[Damasio p. 164] Un souvenir tant (re)constitu partir d'aspects isols (sa forme, sa couleur et son mouvement, les sons qu'il produit) dans des rgions corticales localises en aval des cortex visuels ou auditifs primaires respectifs, s'il n'y a pas la causation de cette remmoration, il n'y aurait peut-tre aucune possibilit pour une technologie ou une machine future de dtecter dans un cerveau un souvenir virtuel, non conscientis; cela va dans le sens de ma conception de la mmoire comme pouvoir, capacit (de faire des reprsentations), et non comme stock de reprsentations archives; d'autre part, cela explique plus facilement toutes les fausses remmorations, la faillibilit des souvenirs, des tmoignages, car la remmoration est une activit (crative) de reprsentations similaire celle de l'imagination.

 

11139

Si on a pu pens que le psychisme (me ou esprit), la conscience pouvaient exister rellement hors du corps, c'est en partie parce qu'ils ne sont pas localiss proprioceptivement; autant une douleur est localise dans une partie du corps, ce qui est une adaptation ncessaire la survie, autant il n'y aucune importance vitale que l'on sache que la pense Il pleut ce matin. advienne dans telle ou telle partie du cerveau.

 

|La finance est l'utilisation de la monnaie dans le but d'un profit futur suprieur.

 

11140

|Une douleur est une sensation qui indique ce qui cause sa cessation ou sa diminution.

|Un plaisir est une sensation qui indique ce qui cause sa prolongation, son augmentation ou sa rptition.

|Une jouissance est un affect qui indique ce qui cause sa prolongation, son augmentation ou sa rptition.

 

11141

[Damasio; p. 262] Les sujets ayant subi des liaisons bilatrales mdiales et paritales ont des incapacits semblables aux autistes.

 

11142

La criminalit et la dlinquance ont deux causes: l'ducation et l'injustice (ou l'impression, la croyance d'injustice); le besoin (de manger) en serait une troisime en cas de pnurie, mais pas dans le cas o une jeune femme dans la misre vole de la nourriture dans un supermarch de la nourriture pour ses enfants: il faut ici invoquer l'injustice d'une socit riche qui n'en fait pas profiter la totalit des socitaires.

 

Je connais deux surs d'une trentaine d'annes qui ont urin au lit plus tard que la moyenne des enfants; leurs parents, des personnes gnreuses, les brimaient peu; ce qui a fait cesser les enfants d'uriner au lit, c'est une couche qui les rveillait par un son intense.

 

|L'ducation est l'enseignement de ce qui est bien, de ce qui est mal, d'une morale, d'une thique.

|Enseigner, c'est faire apprendre intentionnellement en communiquant un type ou un ensemble de choses.

|Enseigner, c'est communiquer avec un autre sujet afin de lui faire apprendre un type ou un ensemble de choses.

|Par exemple, si une personne me dit qu'il pleut dehors, ce n'est pas un enseignement car elle me fait savoir une chose unique.

 

11143

|La perversion est la satisfaction, la jouissance cause par la conscience de quelque souffrance (de soi ou d'autrui), ou l'insatisfaction, la souffrance cause par la conscience de quelque jouissance (de soi ou d'autrui).

|Le sadisme est la satisfaction, la jouissance cause par la conscience de quelque souffrance d'autrui, ou l'insatisfaction, la souffrance cause par la conscience de quelque jouissance d'autrui.

|Le masochisme est la satisfaction, la jouissance cause par la conscience de sa souffrance, ou l'insatisfaction, la souffrance cause par la conscience de sa jouissance.

|Le masochisme est le dsir ou la volont de vivre des choses insatisfaisantes ou douloureuses, car elles sont assimiles d'autres satisfactions ou plaisirs.

 

|Assassiner, c'est tuer intentionnellement et illgitimement un autre sujet.

 

11144

|Se prtendre politiquement de gauche ou de droite, c'est se rduire deux mtaphores avec un camp d'amis et un camp d'ennemis.

 

11148

Dans Newsweek du 5 fvrier 2001, Joseph-Marie Bov, biochimiste et pre du paysan Jos Bov qui saccage des plantations d'organismes gntiquement modifis, fait un raisonnement qui me semble un peu court, tronqu: Dans certains pays africains, o les gens n'ont pas toujours assez d'argent pour acheter du dentifrice, pourquoi ne mangeraient-ils pas des bananes transgniques qui prviendraient les caries?: selon moi, parce qu'ils n'ont pas de quoi acheter du dentifrice, ils n'ont pas plus de quoi s'acheter ces plantes transgniques et de rentabiliser les investissements de leurs crateurs.

 

11150

Une supposition ou une hypothse (une assertion non affirmative donc) peuvent tre des mensonges: Dire Peut-tre est-il parti. alors qu'on sait qu'il est rest peut tre un mensonge.

 

[Bertrand Russell: Problmes de philosophie (Petite Bibliothque Payot); p. 153] |Si je crois que le nom du premier ministre anglais en 1912 commenait par un B, c'est vrai, car c'tait Bannermann; mais si je crois que Balfour tait en 1912 le premier ministre anglais, je crois encore que le nom du premier ministre commence par un B; pourtant, cette croyance vraie n'est pas une connaissance, car elle est infre d'une croyance fausse.

|Une croyance vraie n'est pas une connaissance si elle est dduite faussement, mme de croyances vraies (ou de connaissances.

|Par exemple, si je sais que tous les Grecs sont des humains et que Socrate tait un humain et que j'en dduise que Socrate tait un Grec, je ne sais pas ainsi que Socrate tait un Grec.

 

|Croire quelque chose n'implique pas la ralit de cette chose, mais connatre quelque chose implique la ralit de cette chose.

 

|Une connaissance ou savoir est la conscience ou la remmorabilit (ou infrabilit?) de quelque chose de rel avec la conscience ou la remmorabilit d'tre conscient de ou d'avoir mmoris quelque chose de rel, mais sans que cela ne soit caus par d'autres croyances fausses qu'on aurait ni d'infrences faites faussement, ou c'est une capacit faire quelque chose.

 

|Une infrence est une croyance ou une pense (conceptuelle et non symbolique) nouvelle (pour soi) qu'on a, cause par d'autres croyances ou penses qu'on a soi-mme.

|Une dduction est une infrence faite partir d'une pense ou croyance sur un ensemble et d'une autre sur une autre chose qui appartient cette ensemble, que cette chose a, est ou fait ce qui est commun aux lments de cet ensemble.

|Par exemple, infrer du fait que tous les haricots contenus dans un sac sont blancs, et du fait que ces haricots proviennent de ce sac, que ces haricots sont blancs, c'est faire une dduction.

Une prmisse est dans une infrence une pense...

Une conclusion est dans une infrence la ...

Une infrence est une pense (conceptuelle et non symbolique) nouvelle (pour soi) qu'on a, cause par d'autres penses qu'on a soi-mme.

 

Une induction est une infrence faite partir

d'une chose sur une autre chose qui appartient cet ensemble, telle

qu'une chose a, est ou fait ce qui est commun aux lments de cet ensemble.

d'une pense ou croyance sur un ensemble

|Par exemple, infrer du fait que ces haricots proviennent de ce sac, du fait que ces haricots sont blancs, que tous les haricots de ce sac sont blancs, c'est faire une induction.

|Par exemple, infrer du fait que Socrate est un homme, et du fait que Socrate est morte, que tous les hommes sont mortels, c'est faire une induction.

 

11151

[Russell; p. 92] |Une fausset mathmatique (vraiment comprise) est inconcevable, incroyable.

|Par exemple, il est inconcevable, incroyable que 2 + 2 = 5, alors qu'on .peut concevoir une espce d'immortels.

 

11152

|Une croyance vraie n'est pas une connaissance si elle est infre faussement, mme de croyances vraies (ou de connaissances.

|Par exemple, si je sais que tous les Grecs sont des humains et que Socrate tait un humain et que j'en infre que Socrate tait un Grec, je ne sais pas ainsi que Socrate tait un Grec.

|Une connaissance ou savoir est la conscience ou la remmorabilit (relle ou dductible) de quelque chose de rel avec la conscience ou la remmorabilit d'tre conscient de ou d'avoir mmoris quelque chose de rel, ou c'est une capacit faire quelque chose.

|On croit, on sait, ou on doute de ce qui est dductible d'autres croyances, connaissances ou doutes.

|Par exemple, sachant que les poissons ne portent pas de vtements, que les requins sont des poissons et que les pyjamas sont des vtements, nous savons, mme sans jamais en avoir t conscients auparavant, que les requins ne portent pas de pyjama.

 

|Une dduction est une infrence faite partir d'une pense ou croyance sur le fait qu'une chose fasse partie d'une autre chose, et que cette autre chose fasse partie d'une troisime, que la premire fait partie de la troisime.

 

11153

[Russell; p. 111] Lorsque nous voulons penser la blancheur, disaient-ils [des empiristes tels Berkeley et Hume], nous formons l'image d'un objet particulier qui soit blanc, et nous raisonnons sur cet objet en prenant garde de ne pas dtruire quoi que ce soit le concernant que nous ne puissions dire avec vrit de n'importe quel autre objet blanc. En tant qu'expos de nos vritables procds mentaux, cette thorie est sans aucun doute en grande partie vraie.: je me permets nanmoins d'en douter il y a des zones spcialises dans le cerveau, par exemple pour la vision des couleurs (et des dficiences font que certains humains voient sans couleur), et nous serions bien en peine de dire quel objet particulier blanc nous pensons: un nuage? un drap? du lait? Quant moi, je ne pensais rien de cela avant de chercher des exemples d'objets blancs.

 

11158

|Mes parents taient spars depuis avant ma naissance. Jusqu' mon adolescence, mon pre, qui travaillait aux alentours, venait deux quatre soirs du dbut de semaine dormir dans l'appartement; il dormait sur le canap du salon, ma sur, de huit ans mon ane, dormait dans sa chambre et je dormais dans le mme lit que ma mre, jusqu' mes onze douze ans, lorsque ma sur est partie. Mon pre vivait le reste de la semaine la campagne avec sa nouvelle conjointe; parfois, ma mre m'envoyait en week-end l-bas, voire pour des vacances, ce qui m'tait pnible; mon pre parlait peu et il tait difficile d'avoir des conversations avec lui; ma mre avait un mtier commercial et des horaires variables; elle rentrait tard et j'tais souvent seul la maison; la tlvision tait ma nounou; ma mre avait un amant, un homme mari qui venait souvent djeuner midi et qu'elle prsentait hypocritement, mensongrement comme un ami, alors qu'elle ne recevait jamais d'amis la maison.

|J'ai su longtemps aprs que ma mre avait pens se faire avorter.

 

Jsus tait tout de mme un gourou, idoltr et qui reproche certains de ses disciples de ne pas tre autant fervents que certains envers lui: Luc, 7, 44: il dit Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entr dans ta maison, et tu ne m'as point donn d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouills de ses larmes, et les a essuys avec ses cheveux. 45 Tu ne m'as point donn de baiser; mais elle, depuis que je suis entr, elle n'a point cess de me baiser les pieds. 46 Tu n'as point vers d'huile sur ma tte; mais elle, elle a vers du parfum sur mes pieds. 47 C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux pchs ont t pardonns: car elle a beaucoup aim. Mais celui qui on pardonne peu aime peu..

 

11159

Luc 12, 22: Jsus dit ensuite ses disciples: C'est pourquoi je vous dis: Ne vous inquitez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vtus. 23 La vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vtement. 24 Considrez les corbeaux: ils ne sment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier; et Dieu les nourrit. Combien ne valez-vous pas plus que les oiseaux! 25 Qui de vous, par ses inquitudes, peut ajouter une coude la dure de sa vie?

L'augmentation de la longvit moyenne de la vie humaine prouve le contraire; en pensant la fable de La Fontaine, Jsus encourage vivre comme des cigales, alors que La Fontaine encourage vivre comme les fourmis du capitalisme croissant.

 

|Nanmoins, je veux aller plus loin dans la gense de ma volont de faire cette encyclopdie.

 

11161

|Une erreur est une croyance qui ne reprsente pas quelque chose de rel, ou un acte ou un chec caus par une telle croyance ou une ignorance.

 

11164

Dans le procs Beljanski, les mdecins thrapeutes, et encore plus les malades, taient bizarrement absents de la partie civile, qui n'a su produire la barre des tmoins aucune victime ventuellement due par les produits crs par Mirko Beljanski. Alors que de l'autre cot, combien de malades condamns par la mdecine classique de la tradition occidentale a-t-on vu tmoigner de leur survie de plusieurs annes depuis leur maladie incurable: sida en phase terminale, cancer fatal incurable? La partie civile n'a contest aucune de ces survies, de ces gurisons; elle n'a donc qu'une alternative: s'orienter vers une reconnaissance collective de gurisons miraculeuses par quelque glise; mais elle prfre garder le silence sur le cur du problme qui l'embarrasse: qui revendiquerait de faire un crime contre l'humanit? La publicit de l'intgralit de ce procs est primordiale, car de ces dbats contradictoires ressort un vainqueur sans conteste, quel que soit le jugement du jury (j'cris le matin du cinquime et dernier jour du procs), pour une personne sans parti-pris (je n'avais rencontr aucune des personnes prsentes avant d'assister au procs).

Mais pourquoi sommes-nous devant ce tribunal? cause de deux rivalits qui se succdent et s'entremlent.

La premire est celle scientifique (et d'orgueil) d'un matre reconnu, noblis (Jacques Monod), et d'un chercheur en pleine ascension (Mirko Beljanski) qui ose contester une de ses assertions, qui passe pour le premier du statut d'hypothse scientifique au statut de dogme tel que son crateur considre comme toute critique comme un crime de lse-majest.

Ce matre expulse ce rival gnant et les dcennies suivantes, ses disciples fidles, soumis et carriristes, profitent de leur ascension hirarchique pour anantir tous les travaux du rebelle.

La seconde rivalit est commerciale: ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui ont un intrt quasi-vital liminer du march des concurrents qui proposent des traitements plus efficaces et moins chers que les leurs; c'est pour cela qu'il faut viter leur autorisation de mise sur le march: l'AMM du ministre de la sant, si justement nomme... Soyons logiques et non nafs: la mdecine se nourrit des malades et de leurs maladies, pas des gurisons. Nous ne sommes pas dans la situation de l'empereur chinois qui ne payait ses mdecins que lorsqu'il tait en bonne sant, et cessait de le payer pour toute maladie: le mdecin avait alors tut intrt professionnel prvenir les maladies de son patient et le gurir le plus vite. Le systme occidental est l'inverse pervers: l'enrichissement des laboratoires pharmaceutiques, firmes prives qui comme telles la recherche de profits financiers (et encore plus lorsqu'elles sont cotes en bourse pour les plus riches et les plus puissantes), et l'enrichissement des mdecins (profession librale paye par les malades, sans obligation de rsultat) est proportionnel au nombre et la dure des traitements pharmaceutiques: d'o tout l'intrt pour ceux pour qui la morale passe l'arrire-plan (pas vous, pas moi, mais ceux qui sont slectionnes par leur ambition personnelle au pouvoir des organisations sanitaires) de s'opposer aux progrs trop considrables qui se feraient aux dpens de leur position dominante. Que font les laboratoires pharmaceutiques? ils financent des associations de malades qui leur sont infodes (par exemple, le prcdent prsident d'Act Up, Philippe Mangeot, est le fils de Jean-Pierre Mangeot, l'ancien prsident de Glaxo Wellcome qui vend pour 600 F par jour le traitement l'AZT, alors que le traitement Beljanski cote 36 F par jour); ils noyautent les organismes d'tat qui donnent des subventions ces mmes associations mercenaires et font fonctionner l'institution policire et judiciaire afin dcourager les personnes de bonne volont et de retarder toute concurrence.

Il ne faut pas se leurrer, il n'y a qu'une faon de vaincre de telles collusions, c'est l'information de la population, car seule l'opinion publique peut gagner la guerre contre les ploutocrates masqus. Contre eux il faut que la chose soit publique, ce qui constitue la rpublique, et est la condition de choix dmocratiques. La lutte est ardue, car c'est David contre Goliath, d'autant plus que les mdias sont manipuls, voire possds par ces grandes puissances financires bties sur la somme des souffrances des malades.

 

11166

Le grand soir et les lendemains qui chantent communistes, c'est une fte sacrificielle (paenne).

 

11167

Pour la gnalogie de la criminalit de l'assassin en srie Guy Georges, abandonn par ses parents, il faut chercher auprs de ses deux surs adoptives, auxquelles ressemblent certaines victimes: aurait-il voulu se venger de quelque humiliation?

 

11168

Malgr tout le battage mdiatique autour de Guy Georges, je suis tonn de constater de visu ce matin qu'il y a moins de personnes qui attendent pour y assister qu'au procs Beljanski.

 

|[Pierre Nora: C'est un secret d'tat, dans Le dbat n91, septembre-octobre 96. pp. 49-53] Entre alors en scne le docteur Philippe de Kuyper, homopathe de Versailles, recommand par une amie d'Anne Pingeot, fervent des produits fabriqus par un trange et mystrieux professeur, Mirko Beljanski.

|Weidlich dit avoir crit directement l'lyse; d'autre part, la juxtaposition d'adjectifs synonymiques est savoureuse, ainsi que les guillemets autour de professeur, comme s'il ne l'tait pas, ou ne l'tait que prtendument (plus loin Pierre Nora parle de runion de [...] sommits et gourous).

Pourtant, dans le texte de Nora on peut comprendre que F. Mitterrand allait plus mal en 1994 avant l'entre en scne de Kuyper, qu'en 1995:

[...] un urologue brsilien, le professeur Ponts, lequel fait appliquer une funeste chimiothrapie partir d'octobre 1993, qui mne la seconde intervention en juillet 1994.

cette vision assez effarante de Franois Mitterrand, en novembre 1994, n'arrivant l'lyse, le matin, que pour se remettre au lit, jetant les dossiers la figure, repoussant les parapheurs, recevant au lit un chef d'tat tranger.

 

11172

[Le Maxidico (ditions de la Connaissance, 1996); p. 1603] l'article sur Howard M. Temin, on peut lire: Biologiste et virologiste amricain. Professeur d'oncologie, spcialiste des rtrovirus, il dcouvrit en 1970 avec David Baltimore et Mizutani la transcriptase inverse, enzyme synthtisant l'A.D.N. complmentaire de l'A.R.N. des rtrovirus. Cette dcouverte remit en question le dogme selon lequel l'A.D.N. gouverne l'A.R.N., lequel gouverne les enzymes. En outre, elle explique la cancrisation des cellules par les virus A.R.N. et les effets rtrovirus dans le sida. Prix Nobel de physiol. ou md. 1975.

Je ne m'attendais pas une telle concordance dans un vulgaire dictionnaire avec ce qui a t affirm lors du procs Beljanski: on y parle mme de dogme dont la remise en question permet des explications sur le cancer et le sida!

 

11173

[Dictionnaire pratique des mdicaments (Larousse 1990); p. 139]

Le sarcome de Kaposi et les autres cancers ne sont pas traits par les anticancreux car ces derniers aggravent la dpression du systme immunitaire. Ils sont remplacs par la radiothrapie. Lors des infections graves lies au SIDA, un nouvel antiviral, la zidovudine (AZT) peut tre prescrite. Elle ne gurit pas mais peut prolonger l'esprance de vie.: c'est ainsi un mdicament commercialement parfait.

On ne connat pas le traitement des dficiences immunitaires: les mdicaments ne soignent que les affections qui en rsultent: qui est ce on qui ne connaissait pas les traitements Beljanski qui existaient dj l'poque? en tout cas, il n'affirme pas qu'ils n'existent pas...

 

11175

|Avec les personnes de "droite", je suis de "gauche"; avec les personnes de "gauche", je suis de "droite"; avec les personnes qui ne sont ni de "gauche" ni de "droite", je ne suis ni de "gauche" ni de "droite".

 

11177

Les cupides matres du monde.

 

[Odon Vallet sur radio Europe 1 propos de son Petit dictionnaire des noms essentiels] |Un scandale est un acte en tant qu'il cause chez une collectivit de personnes l'indignation, la rancune, la volont de vengeance, de punition.

[Dans chapitre Religions avant charivari]

 

11178

|Typologie des arts (et leurs types de perceptions possibles)

|Quadridimensionnalit spatio-temporelle continue: thtre, danse, opra, mobiles, cinma en relief (vision, audition)

|Quadridimensionnalit spatio-temporelle discontinue: bas-reliefs narratifs (vision, toucher)

|Tridimensionnalit spatiale: architecture, sculpture, modelage, moulage, chirurgie artistique, hologrammes (vision, toucher)

|Tridimensionnalit surfacio-temporelle discontinue: bande dessine, roman-photo (vision)

|Tridimensionnalit surfacio-temporelle continue: cinmatographie, dessin anim (vision, audition)

|Bidimensionnalit surfacique: dessin, photographie, tatouage, gravure (vision)

|Monodimensionnalit temporelle continue: musique (audition)

|Monodimensionnalit temporelle discontinue: littrature (audition, vision, toucher)

 

Leurs mains pleines de sang transparent.

 

11179

|Un aveu est l'affirmation d'avoir fait, de faire ou d'avoir l'intention de faire quelque chose de mal, ou de honteux.

 

La construction de la ralit sociale de John Searle est quasi-surraliste en ce qu'il ne mentionne aucune fois l'imitation.

 

propos de la grve des cheminots franais: il vaut mieux rester sur le quai en France que de mourir dans le train en Angleterre.

 

11181

|L'htrosexualit est le dsir ou l'amour de la copulation avec des sujets de l'autre sexe.

|L'homosexualit est le dsir ou l'amour de la copulation avec des sujets du mme sexe.

|La bisexualit est le dsir ou l'amour de la copulation avec des sujets des deux sexes.

 

11182

[Radio Europe 1] Comme pour les produits Beljanski, la DHEA, qui attnue certains effets du vieillissement, n'a pas d'autorisation de mise sur le march en France en tant que mdicament, et Bernard Capdeville, prsident de la Fdration des syndicats pharmaceutiques de France dconseille aux pharmaciens d'en vendre (ce qu'ils font toutefois en tant que prparations magistrales), alors que beaucoup de personnes tmoignent de l'amlioration de leur sant.

 

Je m'intresse aux scandales car je m'assimile, de par mon vcu, aux victimes des actes scandaleux; mais mon malheur moins grand que le leur est une consolation.

 

11183

|Un nom est un mot qui reprsente quelque chose plutt comme une entit.

|Un verbe est un mot qui reprsente quelque chose plutt comme une relation.

|Par exemple, table, Afrique sont des noms; tourner est un verbe; pluie est un nom car dans La pluie a fait des dgts, la pluie est reprsente comme une entit; pleuvoir est un verbe, car dans Il pleut., on reprsente un vnement en relation spatiale avec ici et en relation temporelle avec maintenant.

[Langacker Ron: Noms et verbes, dans Communications n 53, 1991: Smantique cognitive (Le Seuil); p. 105] |Comme reprsente une relation conceptualise indpendamment, hors du temps; alors que ressembler ou tre comme reprsentent la mme relation dans le temps.

 

|J'envisage mon uvre philosophique comme un sacrifice ncessaire caus par une mauvaise ducation, une mauvaise instruction, un mauvais environnement social.

 

Un nom dsigne une rgion dans un domaine (p. 110), et Nous pouvons maintenant dfinir une rgion comme un ensemble d'entits relies entre elles (p. 115): pourquoi donc dfinir un nom comme un ensemble d'entits relies entre elles plutt que comme une entit? l'Afrique est une entit, une quipe est une entit, mme si c'est aussi un ensemble d'entits; Ron Langacker crit que les entits constituant un bip sont des sensations sonores distribues travers une priode de temps limite (p. 117), alors qu'on dirait qu'on a entendu un son unique, pas qu'on a eu des sensations, plusieurs sensations.

 

| propos de la distinction continuit/discontinuit temporelle dans les arts, on peut lire plus ou moins vite un roman ou une bande dessine, alors que l'audition d'une symphonie ou d'une chanson, ou la vision d'un film aura la mme dure pour tous.

 

[p. 132] |Un verbe est un mot qui reprsente quelque chose comme une relation dans sa temporalit.

|Par exemple, dans Paul longe la rivire., longe reprsente l'vnement dans sa temporalit, ce que ne fait pas le long de dans Paul marche le long de la rivire.

|Un nom est un mot qui reprsente quelque chose comme une entit, ou une relation atemporelle.

 

|Un vnement est un ensemble de changements ou de relations temporellement limit.

|Un vnement n'est pas ncessairement spatialement limit: on peut imaginer un vnement qui advient partout.

 

|Thomas S. Kuhn, dans La tension essentielle (Gallimard) considre qu'aucune erreur n'a t faite au cours de l'tablissement de du systme de Ptolme. (p. 374) et reproche Karl Popper de parler tort d'erreur: or croire que la Terre est immobile au centre du monde est une erreur.

 

11184

|La lgitimit est le fait pour quelque chose de mal d'tre justifi par un bien suprieur.

|Par exemple, s'il est mal de dsobir aux lois, il est lgitime de dsobir une loi qui exclut les juifs de la socit; il est lgitime de se dfendre violemment contre une tentative d'assassinat; il est lgitime pour un dentiste de faire souffrir un malade pour gurir ses dents.

|...quand on ne peut pas faire autrement: si on peut faire autrement, ce n'est pas justifi.

|Par exemple, il est illgitime pour un chirurgien de faire souffrir alors qu'il pourrait utiliser un anesthsiant.

 

11185

|Une question est la demande qu'on nous fasse une nonciation sur telle chose.

 

11186

[Georges-Marc Benamou: Jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez. (Plon 2001) p.103-104] Pour que Franois Mitterrand ait eu une telle ambition et volont d'tre au sommet de la hirarchie, il tait ncessaire qu'il ait eu dans sa jeunesse une telle fascination et admiration pour des autocrates tel Philippe Ptain.

 

[File d'attente qui avance] Comme on fait de la prose, on imite (dans la posie aussi): sans le savoir.

 

Proximit de la lgitimit et du sacrifice?

|L'illgitimit est le fait pour quelque chose de mal de ne pas tre justifi par un bien suprieur (quand on peut faire autrement).

 

J'ai pens dfinir la gentillesse comme la volont de faire du bien un autre sujet et la mchancet comme la volont faire du mal un autre sujet, mais le gentil recherche plus la satisfaction et le plaisir de l'autre, et le mchant l'insatisfaction ou la souffrance de l'autre, qu'un bien ou un mal plus gnral.

|La gentillesse est la volont de causer de la jouissance chez un autre sujet.

|La mchancet est la volont de causer de la souffrance chez un autre sujet.

|La cruaut est la joie de faire souffrir un autre sujet, surtout par la douleur.

|La tendresse est la joie de faire jouir un autre sujet, surtout par le plaisir.

|La cruaut est la joie de causer de la douleur chez un autre sujet.

|La tendresse est la joie de causer du plaisir chez un autre sujet.

 

|[Kuhn: La tension essentielle; p. 377] Sir Karl n'est pas un falsificationniste naf, disais-je, mais il me semble qu'on peut lgitimement le traiter comme tel.: critique et lgitimit.

 

|La science est l'ensemble des (systmes d')assertions que l'on essaie de prouver ou de rfuter de faon rpte (et dont la contradiction existe?).

 

Proximit de la lgitimit et du sacrifice: faire un mal dans les deux cas, mais pas ncessairement pour le bien dans le second.

 

|[Kuhn; p. 458] Je ne peux que prendre en compte avec estime, mais pas la faire mienne ni la comprendre, une attitude qui considre les uvres, disons de Rembrandt, comme de l'art vivant et qui simultanment rejette comme des faux telles uvres qui ne pourraient tre distingues de celles de Rembrandt (ou de son cole) que par les seuls tests scientifiques.

|Kuhn ne comprend pas que l'uvre inauthentique est une imitation faite dans le but d'tre assimile aux authentiques et qu'il n'y a dedans aucune intention esthtique, mais uniquement parfois celle de faire une uvre un peu diffrente des authentifies ou de la rendre plus dsirable des acheteurs contemporains; au pire artistiquement, les uvres inauthentiques falsifieraient nos connaissances sur les authentiques.

 

|[Kuhn; p. 458] Quand on lui demande pourquoi son travail est semblable celui, disons, d'Einstein et de Schrdinger, plutt qu' celui de Galile et Newton, le scientifique rpond que Galile et Newton, quel qu'ait pu tre leur gnie, avaient tort, qu'ils ont fait une erreur.: tiens, Kuhn parle d'erreur o il le refusait pour un systme scientifique p. 374.

 

|[Kuhn; p. 461] Dans le cas de [l'art], Ackerman laisse entendre qu'en gnral les controverses ne s'teignent pas avant qu'une nouvelle cole ne fasse son apparition et concentre sur elle l'ire des critiques.: l'artiste le plus novateur fonctionne toujours comme un bouc missaire, scandaleux et moqu.

 

|La science est l'ensemble des (systmes d')assertions que l'on essaie de corroborer ou de rfuter de faon rpte par des preuves (et dont la contradiction existe?).

 

|[Kuhn; p. 309] Les diffrents manuels accessibles l'tudiant, la diffrence des sciences sociales, traitent plutt des sujets diffrents, au lieu d'aborder diffrentes mthodes pour rsoudre un mme ensemble de problmes.: c'est peut-tre pour cela que la psychologie il y a un sicle diverg depuis l'imitation a plutt que de converger vers elle, avec une inflation des alternatives synonymiques.

 

11187

|[Thomas S. Kuhn, 1962, 1970: La Structure des Rvolutions Scientifiques (Flammarion, Champs 1983); p. 30]

|certains exemples reconnus de travail scientifique [...] fournissent des modles qui donnent naissance des traditions particulires et cohrentes de recherche scientifique

|Les hommes dont les recherches sont fondes sur le mme paradigme adhrent aux mmes rgles et aux mmes normes dans la pratique scientifique.

Le mode de pense convergent (p. 305 de La Tension Essentielle), c'est l'imitation qui mne au premier consensus (p. 312), dbut d'une science qui progresse.

 

|Tester, c'est essayer d'avoir une connaissance en modifiant quelque chose (en interagissant avec, en faisant ragir cette chose).

|Par exemple, on peut tester les connaissance d'une personne en la questionnant, on peut tester la rsistance d'une planche en mettant des poids dessus ou en la tordant.

 

|Un principe est une assertion, croyance ou pense non dduite mais qui produit des dductions.

|Une consquence est une assertion, une nonciation, une croyance ou une pense dduite d'un principe.

 

|[Kuhn TE; p. 45] un paradigme est un modle ou un schma accept: l'imitation est encore sous-jacente cette dfinition; pareil p. 47 avec l'adhsion au paradigme.

 

|Par exemple, si Hraclite sortait l'aube de sa maison et voyait le sol tremp, l'eau qui coulait du toit de sa maison et des feuilles de tous les arbres autour de lui, il avait la preuve qu'il avait plu pendant la nuit; voir et toucher l'eau tomber du ciel partout autour de lui lui prouvait qu'il pleuvait.

Corroborer, c'est prouver que c'est vrai.

|La corroboration est la preuve de la vrit.

|La rfutation est la preuve de la fausset.

 

|Une confirmation est quelque chose qui augmente la croyance en une assertion, ou c'est l'affirmation qu'une autre assertion est vraie.

|Une infirmation est quelque chose qui diminue la croyance en une assertion, ou c'est l'affirmation qu'une autre assertion est fausse.

 

11188

[Kuhn 62-64] |Une nigme est un problme de savoir dont on croit qu'il ne peut avoir qu'une (ou trs peu de) solution(s).

|Par exemple, les mots croiss, les devinettes ou les puzzles n'ont qu'une solution.

 

[Alice Miller] |Dans la psychanalyse sont nis les abus traumatisants d'adultes dont il aura t la victime, relgus au statut de fantasmes: l'enfant est un pervers polymorphe; Sigmund Freud, en abandonnant sa thorie de la sduction, pour ne pas dire du viol, des jeunes femmes hystriques par un homme de la famille (le pre surtout) dans leur enfance ou leur adolescence, promeut une thorie moins scandaleuse, plus respectable qui protge les puissants hommes dont il traite les filles, en particulier les filles de ses pairs collgues mdecins ou autres notables viennois, et qui protge son ambitieuse carrire, en sacrifiant l'enfant, qui ne sera pas l pour pouvoir se dfendre.

Comme Alice Miller, j'ai depuis des annes pens que les biographies n'expliquaient pas assez le parcours d'une vie en insistant sur l'enfance vcue.

 

11189

Ren Girard a cette mme tendance conservatrice protger les pres autoritaires face des enfants jugs pervers.

 

|La DHEA, tant une hormone naturelle, n'est pas brevetable, et aucun laboratoire n'a d'intrt faire les tudes finales pour une autorisation de mise sur le march qui profiteraient aussi d'autres laboratoires; d'autre part, c'est un mdicament qui, amliorant de faon relativement peu coteuse la sant de veilles personnes, prendrait le march de traitements plus intensifs et plus onreux.

 

11191

[Alice Miller, 1988: La connaissance interdite (Affronter les blessures de l'enfance dans la thrapie) (Aubier 1990); p. 235] |Ma mre a psychiquement abus de moi; adolescent, elle ne voulait penser mes problmes que comme une crise d'adolescence, alors que je lui disais que ce n'tait pas une crise d'adolescence.

 

[p. 233] Tout tre qui maltraite son enfant a lui-mme t gravement traumatis, d'une manire ou d'une autre, dans son enfance. Ce principe est valable sans exception parce qu'il est impossible qu'un tre qui a grandi dans un entourage intgre, o il a t aim et respect, prouve jamais le besoin compulsif de tourmenter et d'handicaper vie des tres plus faibles.

[p. 236] Tout criminel a jadis lui-mme t victime, mais cela ne signifie par que tout tre qui a lui-mme subi des mauvais traitements maltraitera ncessairement ses enfants par la suite. Ce ne sera pas forcment le cas s'il a eu la chance de rencontrer dans son enfance, ne ft-ce qu'une fois, une personne, un matre, une tante, une voisine, une sur, un frre - qui lui a fait connatre autre chose que le dressage et la cruaut.

Selon ces deux passages, premirement, tout parent abuseur a ncessairement t un enfant abus; et deuximement, tout enfant abus ne devient pas ncessairement un enfant abuseur; il devrait donc y avoir une proportion de parents abuseurs de plus en plus faible dans la population, sauf si les enfants abuss devenant abuseurs font plus d'enfants ou ont plus d'influence, de pouvoir social que les autres: ces deux explications sont fort plausibles.

 

[p. 237] Il y a plusieurs semaines dj, propos des affaires de pdophilie l'cole ou l'glise qui ont mis des annes tre rvles, je disais que les parents avaient une part de culpabilit (de non-assistance personne en danger) et de complicit passive dans le fait de ne pas avoir t l'coute de leurs enfants, ou de les avoir brim dans leur parole.

 

[p. 68] Alice Miller exagre en dcrtant que l'autisme est chez un enfant la raction son environnement et bien souvent la seule raction possible en se basant sur l'amlioration du cas de certains dans un bon environnement; si la trisomie n'tait pas visible ds la naissance sur le visage des enfants, elle aurait pu faire la mme affirmation environnementaliste sur l'origine de cette maladie.

 

[p. 75] Un dogme vit de l'angoisse qu'ont ses adeptes de ne plus faire partie du groupe.: excellent dans l'affaire Beljanski pour qualifier le dogme impos par Jacques Monod dans l'Institut Pasteur; Alice Miller utilise d'ailleurs plus loin (p. 82) le mme mot que Monod dans Le hasard et la ncessit: inconcevable.

|[Alice Miller: C'est pour ton bien; p. 84] 60 % des terroristes allemands de ces dernires annes sont issus de familles de pasteurs: taient aussi fils de pasteur Sren Kierkegaard, Friedrich Nietzsche, Vincent Van Gogh, Ingmar Bergman: des artistes ou philosophes psychiquement assez perturbs.

 

|Ma mre me trimballait comme un rempart contre les autres. Sans ducation tablie, il m'aura fallu tenter de reconstruire des repres.

 

11192

|[Monique Canto-Sperber, 1994: La philosophie morale britannique (Puf); p. 13] Les philosophes de l'intuitionnisme moral, en assimilant la connaissance du bien et du mal par un sens moral celle du monde sensible par nos sens, dniaient toute importance au vcu ducatif de l'enfant, sa variabilit et sa relativit.

 

11196

[moins quelques jours] |Karl Popper, en insistant que sur les dcouvertes scientifiques rvolutionnaires plutt que sur la science ordinaire, insiste sur l'acte original, originel, isol, et repousse tout comportement imitatif; il fait de mme en postulant un troisime monde, celui des dbats arguments, et en l'isolant du monde psychique: il y a l un rationalisme irraliste pour un philosophe prtendument raliste.

|Faire un texte intitul Kuhn, Popper et l'imitation en science.

|Le premier consensus des sciences sociales devrait justement tre celui de l'imitation.

|La science normale est la recherche de la solution d'nigmes c'est--dire la rsolution des problmes dont la solution est dj assimilable par le paradigme, sans ncessiter quelque accommodation importante de celui-ci.

|Le premier consensus des sciences sociales devrait justement tre celui de l'imitation: tout comportement social est un comportement imitatif, commencer par la grgarit: aller ou rester dans le mme espace que les autres socitaires.

|En guise de conclusion: le premier consensus dans les sciences sociales.

|Ce premier consensus a eu un premier rendez-vous rat il y a un sicle, avec par exemple Gabriel Tarde, mais ce sont leurs opposants qui ont t imits, comme mile Durkheim (celui-ci avait l'audience des tudiants de l'Universit, futurs professeurs, alors que Tarde ne professait que face l'auditoire fort peu institutionnel et beaucoup plus g du Collge de France, et est mort quinze ans avant Durkheim); mais c'est une convergence invitable pour une vritable science sociale.

 

[Jean-Nol Kapferer] |Un ragot est une rumeur sur une personne.

 

|Un sous-entendu est ce qui peut tre dduit d'une nonciation selon les habitudes d'nonciation.

 

La mmet implique la continuit spatio-temporelle.

L'altrit, l'identit et la diffrence n'impliquent pas la continuit spatio-temporelle.

|Quelle continuit spatiale avec la tlportation?

 

11197

|Une histoire est un systme de reprsentations des vnements (successifs) d'une chose.

 

|La mmet implique la continuit spatiale ou temporelle.

|L'altrit, l'identit et la diffrence n'impliquent pas de continuit spatiale ni temporelle.

|Quelle continuit temporelle dans le cas d'un pays comme la Pologne qui n'existe plus rellement avant d'tre refond?

 

|Un abus est l'utilisation d'un pouvoir (suprieur) qu'on a sur un autre sujet pour lui faire du mal.

 

[Marie-France Garraud propos de Jacques Chirac candidat aux lections prsidentielles de 1981: s'opposer pour s'opposer] S'opposer pour se poser (dirais-je plutt).

 

|Il y a l'quipe droite et l'quipe gauche: ce sont comme les deux quipes pour le match de la finale.

 

|[Karl R. Popper, 1972: La connaissance objective (ditions Complexe, 1978); p. 46] nous devons apprendre que nous avons un moi: ira-t-il jusqu' penser que ce moi est appris par imitation?

 

[Popper: CO; p. 49] |Mettre en exergue de l'article sur l'imitation en science la citation d'Hraclite: Les veills ont un seul monde, qui leur est commun. Dans le sommeil, chacun se dtourne vers son propre monde.

|Popper affirme que Le sens commun se range sans doute possible du ct du ralisme; on trouve bien sr, mme avant Descartes - en fait depuis Hraclite -, des pointes de doute sur la question de savoir si notre monde ordinaire n'est peut-tre simplement que notre rve.: il ne me semble pas aussi sr que ce qu'a crit Hraclite dans la citation mise en exergue ici soit sans doute possible interprtable dans le sens de l'irralit du monde ordinaire qui ne serait que rv: Hraclite pointait le fait que le monde de l'veil tait unique, unifi par la communaut des socitaires; loin d'tre un rve, le monde ordinaire selon Hraclite est celui cr par l'accord imitatif des humains.

 

|[CO; p. 49] Selon Popper, l'idalisme qui dit: le monde [...] est seulement mon rve, n'est pas rfutable: je suis en dsaccord, car les lectroencphalogrammes permettent de prouver si soi ou une autre personne rve ou est veille; ou alors Popper comprend diffremment rfutation et preuve, en particulier concernant la ralit du monde.

 

Une histoire reprsente des choses qui ont un nom-propre, des occurrences, pas des types.

|Par exemple, il peut y avoir une histoire de la Terre, pas une histoire de la fabrication d'une poterie.

|Une recette de cuisine qui dcrit les vnements successifs qui causent le plat prpar n'est pas une histoire.

|Une histoire est un systme de reprsentations des occurrences d'vnements (successifs) d'une chose.

 

11198

|Karl Popper aurait pu penser cette rfutation de l'idalisme, car il cite deux pages lus loin (p. 53) une rfutation assez proche, c'est--dire grce des machines, faite par Winston Churchill (quoique Popper ait crit cela il y a trente ans, et l'lectroencphalogramme tait moins connu).

|Si l'idaliste dit que rve tait utilis mtaphoriquement, ou qu'il s'agit d'un autre type de rve, il fuit et glisse de sophisme en sophisme pour viter toute confrontation franche.

 

|Dj, Karl Popper fait preuve de peu de ralisme et de beaucoup d'idalisme en sparant un premier monde physique d'un second monde psychique; sa tripartition est un tirement vanescent vers le monde purifi des ides, spar de la boue d'un monde 1 par deux sas tanches sans aucune validit: que craint Popper dans ses discussions objectives du monde 3? les interfrences avec l'humidit gluante du cerveau (monde 1) et les tendances imitatives de nos mes influenables (monde 2), mais il ne pourrait pas discuter sans cela.

|Les thories formules, comme les psychismes, font partie du monde, de l'ensemble de ce qui existe, et n'en sont pas spares.

|Popper prtend que dans le monde 3, nous dcouvrons les nombres premiers (CO; p. 85), mais ce sont des proprits qui se retrouvent dans ce qu'il appelle le monde 1: si j'ai un ensemble de dix ufs, je peux en faire cinq sous-ensembles gaux de deux ufs ou deux sous-ensembles gaux de cinq ufs, alors que je ne peux pas faire de sous-ensembles gaux avec onze ufs: contrairement ce qu'affirme Popper, il n'y aucune autonomie de son monde 3 relativement au premier (CO; p. 85).

|Je rejette cette postulation des trois mondes car elle nous spare de dcouvertes rpugnantes pour le rationaliste Popper, sans en permettre une seule. J'imagine que Popper fut l moins motiv par une ncessit pistmologique dans les sciences que par son rejet des politiques totalitaires, des horribles comportements de peuples obissants leur dictateur, sa volont de se rfugier dans son monde suprieur (le troisime), comme il s'est rfugi vers le paisible antipode no-zlandais aprs avoir fui son Autriche natale devenue nazie. Popper dvoile lui-mme qu'il est motiv par le rejet pacifiste de la violence dans ce compartimentage, quand il crit que c'est la science seule qui remplace l'limination de l'erreur au cours du violent combat pour la vie par une critique rationnelle non violente, et qui nous permet de remplacer le meurtre (monde 1) et l'intimidation (monde 2) par les arguments impersonnels du monde 3. (CO; p. 96).

|J'admets ces distinctions mais pas leur sacralisation (qui rejoint les sacralisations traditionnelles des cultures soucieuses de canaliser la violence sociale): une pierre n'est pas un dsir, et un dsir n'est pas un argument scientifique, mais tous trois font partie du mme unique monde.

 

|[CO; p. 163] Il y a trois sens du verbe apprendre qui n'ont pas t distingus suffisamment par les thoriciens de l'apprentissage: dcouvrir; imiter; rendre habituel.: Popper aurait d relier ce passage avec celui de la page 46, pour s'interroger si nous apprenons que nous avons un moi en le dcouvrant, par imitation ou en le rendant habituel.

 

|[Paul Feyerabend: Adieu la raison (Seuil); p. 220] Karl Popper proposait de rsoudre le problme de l'induction par une mthode de conjectures audacieuses, c'est--dire qu'il se faisait l'apologue du crateur, du novateur, de l'absence d'imitation.

 

|[Kuhn: La rvolution copernicienne; p.271] On (c'est--dire surtout l'glise) ne s'est oppos fortement la thorie copernicienne non sa publication en 1543, mais partir de 1610, c'est--dire lorsqu'elle devenait de plus en plus crdible, confirme, puissante, influente; on peut ainsi comprendre l'acharnement du lobby mdico-pharmaceutique contre Mirko Beljanski et ses dcouvertes, alors que les contrefaons scandaleuses d'escrocs vritables ne suscitent pas leur opposition, mais au contraire un laisser faire complice.

 

|Dans sa prface La SRS, Kuhn, physicien de formation, situe l'origine de sa dcouverte du rle des paradigmes, c'est--dire les dcouvertes scientifiques universellement reconnues qui, pour un temps, fournissent une communaut de chercheurs des problmes types et des solutions. (p. 11), lorsque, frapp par le nombre et l'ampleur des divergences avoues opposant les spcialistes des sciences sociales (p. 10)  il s'interrogea sur le fait que la pratique de l'astronomie, de la physique, de la chimie ou de la biologie ne fait pas natre de ces controverses sur les faits fondamentaux qui semblent aujourd'hui endmiques parmi les psychologues ou les sociologues. (p. 11)

 

|Une obsession est une pense qui se rpte trs souvent chez un sujet et le fait ainsi souffrir.

|Une obsession est une pense qui se rpte trs souvent chez un sujet, ce dont il souffre.

|Une obsession est une pense qui se rpte trs souvent chez un sujet, ce qui le fait souffrir.

 

11198

|Une histoire est un systme de reprsentations des occurrences d'vnements (successifs) d'une chose, relatifs une chose.

|Reprsentant des occurrences et non des types, les histoires reprsentent souvent les vnements relatifs des choses ayant un nom-propre.

 

|Mettre abus juste aprs respect dans le chapitre Bien et mal, l'un tant l'oppos ou le contraire de l'autre.

 

11200

[moins plusieurs jours] Depuis deux ou trois semaines, il y a une controverse sur le doctorat en sociologie de l'astrologue lisabeth Teissier, avec une thse intitule: La situation pistmologique de l'astrologie travers l'ambivalence fascination/rejet dans les socits post-modernes: ce qui est constant chez cette dame, c'est sa volont d'avoir une reconnaissance norme de ses talents, de son importance: dans sa jeunesse, elle ambitionnait d'tre actrice de cinma; il y a peu, elle s'est vant d'avoir t l'astrologue du Prsident de la Rpublique franaise Franois Mitterrand, dont elle avait pris la prcaution d'enregistrer les consultations.

 

[Moins plusieurs semaines] Dans une exprience, deux groupes de souris, les premires qui avaient vcu dans une cage assez vide, les autres dans une cage avec des dispositifs sur lesquels elles pouvaient se dplacer,  avaient t mises sur deux planches en croix au-dessus du sol, deux branches sur quatre ayant des parois verticales; les souris ayant vcu dans l'environnement plus vari allaient plus sur les branches sans paroi au-dessus du vide, et celles ayant vcu dans un environnement plus monotone se rfugiaient plus au-fond des banches fermes; mais dans les conclusions de l'exprience qui insistaient sur l'importance d'un environnement varie, je n'ai pas entendu parler du fait que les premires souris avaient simplement l'habitude de se dplacer en hauteur, contrairement aux secondes.

 

11201

[Famili n 98, avril 2001; p. 68] Selon les allergologues, il n'y a aucune raison pour que cette augmentation cesse dans les prochaines annes. Comment l'expliquer? Par un facteur gntique, entre autres, souligne le professeur Bernard David, directeur de l'unit d'immunoallergie l'institut Pasteur, Paris.: mauvaise rponse, car une aussi rapide volution n'est explicable que par des facteurs environnementaux: alimentation au sein trop rare et trop brve; diversification alimentaire trop prcoce; maisons trop isoles, pas assez ares et trop chauffes, absence de confrontation la nature, certains animaux; pollution, etc.: au contraire, nos gnes ne sont pas adapts l'environnement que nous avons tant et si mal chang.

[p. 69] |Une allergie est une activation (inadapte) du systme immunitaire contre quelque chose d'inoffensif pour l'individu.

|Par exemple, une allergie aux pollens, aux acariens ou l'arachide, pourtant sans danger pour l'individu, est cause par une assimilation ce qui est dangereux pour l'individu.

[p. 68] |Un pneumallergne est un allergne qui pntre l'organisme par le systme respiratoire, comme par exemple les acariens, le pollen.

[p. 68] |Un trophallergne est un allergne qui pntre l'organisme par le systme digestif, comme par exemple l'arachide, les ufs, le lait de vache.

 

[p. 84] Titre sur un pre: J'espre tre un guide, pas un modle, et il dit: Je ne veux surtout pas tre un patriarche, un modle ou une rfrence pour mes fils. Mon rle, c'est celui d'un guide qui les conduit de par le monde et les ouvre sur ses richesses. j'aimerais qu'il trouvent leur voie par eux-mmes: que de circonvolutions pour repousser une imitation ncessaire et indniable.

 

[ propos de Danone qui fabrique des gteaux avec de moins en moins de beurre afin de diminuer les cots de fabrication et d'augmenter les profits financiers] |Un moyen de combattre l'actionnariat cupide dans les grandes firmes, ce n'est pas de dcourager l'actionnariat, qui ne sera alors qu'entre les mains des plus cupides, de plus en plus puissants, mais d'encourager un actionnariat responsable, non plus dans le but de s'enrichir, mais de faire non pas uniquement des dons des associations dont on juge l'action bonne, mais de faire des prts des frimes qui font de bonnes choses.

 

11202

[Revue franaise de sociologie, janvier-mars 2000, 41-1 (Ophrys); p. 83] Jean-Paul Lvy, directeur de l'ANRS, en dfendant la mthodologie des tests en double aveugle, contre placebo, pour les nouvelles molcules contre le sida, maintenait la domination antrieure de l'AZT, car Jusqu'en 1987, anne de l'autorisation de mise sur le march de l'AZT, premier mdicament tre homologu contre le sida, l'essai thrapeutique a t, pour les malades et les cliniciens, le seul mode d'accs aux nouvelles molcules (p. 80) (selon ceux qui ignorent que des malades avaient auparavant bnfici des produits de Mirko Beljanski...).

 

[p. 122] |Une polmique est une communication rciproque conflictuelle d'arguments opposs.

 

[p. 140] les cliniciens en gnral et tous ceux qui se sont prononcs dans les mdias sont hostiles au tirage au sort l'exception du professeur Lvy, prsident de l'ANRS, qui soutient la proposition du CNS dans un communiqu AFP du 27 fvrier 1996: ce n'est pas un clinicien comme les autres...

 

11205

|Feindre, c'est intentionnellement faire comme si on faisait quelque chose, sans avoir l'intention de le faire rellement, et sans le faire rellement.

|Par exemple, si j'ai l'intention de feindre de gifler une personne, et que je frappe rellement sa joue en tant trop proche (donc par erreur, par mgarde, inintentionnellement), j'choue feindre cette gifle, et donc je ne feins pas puis que je le gifle rellement.

 

11209

|Entre J'ai l'intention de me marier en juin. dit en avril et Je n'ai pas l'intention de me marier en juin. dit en mai, il n'y a pas contradiction, alors qu'il y a contradiction entre Je me marierai en juin. dit en avril et Je ne me marierai pas en juin. dit en mai.

 

11210

Quels hypocrites, quels Tartuffe (Cachez ce sein que je ne saurai voir), ces nombreux commentateurs de mauvaise-foi du jeu Loft story, qui en parlent quotidiennement, parlent de ne plus en parler, puis en reparlent encore; qu'ils s'intressent et gaspillent leur salive des choses plus graves, plutt que de faire comme ces drogus qui disent: C'est mon dernier verre. ou c'est ma dernire cigarette..

 

11211

|L'imitation en sciences est incontournable car tous les scientifiques n'auront pas le mme accs aux mmes preuves, qu'il y a des mensonges, des erreurs: il faut donc faire confiance en certaines communications plutt qu'en d'autres, et cela quel que soit le critre rationnel de dmarcation que l'on voudrait utiliser, tel celui d'Imre Lakatos: la mthodologie des programmes de recherche scientifique est mieux approprie que toute autre mthodologie pour approcher la vrit dans notre univers rel (cit par Chalmers p. 140).

 

|Une bourgeoisie est un ensemble de commerants citadins qui s'enrichissent ainsi et augmentent un pouvoir politique qu'ils veulent garder.

 

11213

|Titrer Des pistmologues et de l'imitation en science ou De l'pistmologie et de l'imitation en science.

 

|Le concept flou d'habitus (de Bourdieu) dissimule derrire un rideau de fume la nettet de l'imitation.

 

11216

[Catherine Milcent, 1991: L'autisme au quotidien (Odile Jacob); p. 46] |Pierrot lunaire, il semble venu d'une autre plante o le mensonge, l'envie et autres sentiments sont absents.: l'autiste n'a pas les sentiments qui impliquent la relation avec un semblable, comme l'envie, la jalousie, mais peut avoir par exemple de l'amour et de la haine.

 

11218

Affirmer comme l'a fait Karl Popper ce qui est scientifique est ce qui est rfutable; or, si quelque chose est vrai, on peut pas prouver que c'est faux, c'est--dire le rfuter; n'est rfutable que ce qui est faux; je prfre donc dfinir ce qui est scientifique comme ce qui est testable (rfutable comme corroborable).

 

|Une thorie est un systme d'assertions non dictiques sur des types.

[Anouk Barberousse, Max Kistler & Pascal Ludwig, 2000: La philosophie des sciences au XXe sicle (Flammarion); p. 9] |Par exemple, L'eau, l'oppos de la plupart des substances, augmente de volume lorsqu'elle gle et diminue de volume lorsqu'elle fond. est une assertion thorique, contrairement Cet chantillon de liquide possde un volume moins important que le morceau de glace qu'il tait avant de fondre..

 

11220

|Une loi est une dclaration autoritaire et souveraine (de la souverainet) de ce qui interdit, obligatoire ou autoris.

 

|Le fatalisme est la croyance que quoi qu'on fasse (intentionnellement), certaine chose adviendra ncessairement.

|La fatalit est le fait qu'une certaine chose advienne ncessairement, quoi qu'on fasse (intentionnellement).

 

|La souverainet est l'ensemble des personnes qui dans une socit ont le pouvoir de dcider de ce qu'est, a ou fait cette socit.

|Un souverain n'est pas ncessairement un chef: par exemple, dans une dmocratie, le peuple est souverain sans qu'il y ait de chef, ou du moins sans tre le chef.

 

Selon une rumeur, la pyramide du Louvre aurait 666 panneaux de verre; or, comme il y a quatre faces, cela ferait 166,5 panneaux des verre par face; par face, il y a au sommet un panneau de verre (en triangle quilatral), 3 en dessous, puis encore 2 de de plus, etc.; ce qui ferait par face: 1 + 3 + 5 + 7 + 9 + 11 + 13 + 15 + 17 + 19 + 21 + 23 + 25 + 27 + 29 + 31 + 33 + 35 + 37 + 39 + 41 + 43 + 45 + 47 + 49 = 625 ou 625 + 51 = 676, en aucun cas 666 panneaux (sauf s'il manque dix panneaux pour l'entre).

 

12221

|Un renoncement est une dcision de ne pas faire tre ou avoir ce qu'on dsirait ou qu'on aime faire, tre ou avoir.

 

|Par exemple, un humain meurt fatalement avant d'avoir vcu deux sicles.

|Si on croit que quoi qu'on fasse, le dieu Allah dcide du moment de notre mort, on fait moins attention en conduisant sur la route et on augmente sa probabilit de mourir d'un accident de la route.

|Si on croit que quoi qu'on fasse, le dieu Allah dcide du moment de notre mort, on fait moins attention en conduisant sur la route et on augmente sa probabilit de mourir d'un accident de la route.

 

|(Tout) ce qui a une masse nulle est immatriel.

 

|La mtaphysique est la philosophie sur ce que peut tre le monde et comment peut tre le monde.

 

|Une histoire est un ensemble d'occurrences d'vnements successifs reprsents, relatifs une mme chose.

 

|mile Durkheim, en faisant une tude sociologique du suicide, a orient la sociologie vers une mthode et un objet qui, par l'utilisation de statistiques sur un acte individuel, dissimule le plus l'imitation.

 

11222

|Une probabilit est le rapport entre un nombre de types d'vnements d'un sous-ensemble et le nombre (total) de types d'vnements de cet ensemble.

 

11223

|Le dogmatisme est la certitude envers certaines assertions premires sans corroboration, avec pour effet la certitude de la vrit des assertions dduites et de la fausset des assertions contradictoires.

|Le scepticisme est le doute envers des assertions contradictoires ni corrobores ni rfutes.

|Un dogme est une assertion non corrobore mais crue sans doute, avec pour effet la certitude de la vrit des assertions dduites et de la fausset des assertions contradictoires.

 

[Bernard Vernier: Thorie de l'inceste et construction d'objet (Franoise Hritier, la Grce antique et les Hittites), dans Annales, janvier-fvrier 1996 (Armand Colin); p. 173] L'explication par Claude Lvi-Strauss de la prohibition de l'inceste par son effet positif, l'change qui, en reliant les familles biologiques, permet l'existence des socits et le passage de la Nature la Culture laisse inexpliques les prohibitions portant sur les allies: belle-mre, bru, sur de la femme, etc.; et Franoise Hritier propose de dpasser cette explication en affirmant qu'il faut concevoir la prohibition de l'inceste comme un problme de circulation des fluides d'un corps l'autre. Le critre fondamental de l'inceste c'est la mise en contact d'humeurs identiques: mais ce problme parait trs mystrieux; Franoise Hritier tourne autour du pot; ce qu'elle affirme confirme l'explication girardienne d'vitement des violences rivalitaires, sans qu'elle le veuille, voulant rester dans le giron lvi-straussien; et elle biologise le problme social.

la fin de son texte, en crivant que la prohibition de l'inceste peut tre vue comme l'interdiction d'introduire le chaos l'intrieur de la famille (p. 198), qu'il s'agit d'viter une rivalit destructrice des solidarits, la guerre l'intrieur mme d'une relation  tablie pour l'alliance c'est--dire pour la paix, Bernard Vernier rejoint sans le mentionner Ren Girard (c'est l'"ethnologiquement correct"); il fait ressortir une surdtermination stabilisatrice des diverses interdictions de l'inceste dans chaque socit par limitation des rivalits l'intrieur du groupe et par tablissement de liens l'extrieur (p. 199), qui peut expliquer la diversit des rgles, comme une bille peut s'arrter stablement ans quelque cavit parmi d'autres.

 

11224

|L'empirisme est la philosophie selon laquelle les preuves (ultimes)  sont perceptives.

 

11226

|L'empirisme est l'pistmologie...

 

11228

|Une loi est une dclaration autoritaire et souveraine (de la souverainet) d'un type (de choses) interdit, obligatoire ou autoris.

|Une loi est une dclaration autoritaire et souveraine (de la souverainet) de ce qui est typiquement interdit, obligatoire ou autoris.

 

11229

|La somnilochie est, lors d'une partie sans rve du sommeil,  un veil partiel durant lequel le sujet ne mmorise pas ce qu'il dit (consciemment) (et donc quand il se rveille totalement, il ne peut pas se souvenir de ce qu'il a dit (consciemment) durant cet veil partiel).

 

11234

|La noumnalit est la ralit que l'on peut penser au-del de la relativit phnomnale.

 

|La philosophie est la pense qui relie nos actes avec le monde.

 

|Par exemple, sur une statue en bronze je vois des taches claires qui sont des reflets des spots qui l'clairent; ces reflets sont des ralits phnomnales diffremment places selon le lieu d'o on la regarde; la ralit noumnale est la totalit des ondes lectromagntiques (rflchies par le bronze), des photons, des processus oculaires, crbraux qui produisent cette vision, etc.

 

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[Pierre Soulages sur radio France Culture] |J'entends souvent dire qu'il n'y a pas de progrs en art, contrairement aux sciences; je suis en dsaccord: si le progrs en sciences consiste en des rfutations de thories et en cration de nouvelles thories, de nouvelles connaissances, le progrs en art consiste en l'accumulation, l'augmentation des crations artistiques conserves ou mmorises; la rgression artistique consiste en la destruction et l'oubli des crations artistiques, c'est--dire en une diminution du stock des crations accessibles la connaissance et qui influencent les crations artistiques successives.

 

|Une discipline est une activit culturelle qui ncessite l'apprentissage, l'imitation d'une tradition.

 

|Une symbolisation est l'assimilation de quelque chose une autre chose qui permet de plus distinguer cette premire chose.

 

|Le ralisme est la philosophie selon laquelle il y a une ralit indpendante de la conscience ou de la connaissance que nous en avons.

 

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|La praxologie est la philosophie de la morale, de l'thique.

 

|Le pragmatisme est la philosophie selon laquelle l'augmentation de la connaissance des vrits provient d'exprimentations, de tests publis, communiqus.

 

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[Dictionnaire de la philosophie Encyclopaedia Universalis (Albin Michel 2000) Berthille Pallaud; p. 819-820]

Voici un tour de passe-passe pour faire disparatre l'imitation derrire le rideau de l'accentuation locale: le modle apprend l'animal observateur que tel endroit ou tel objet est "intressant". Ayant acquis cette information, l'observateur procdera par essai et erreur. Les contingences lies l'objet comme l'animal feront que la rponse sera identique, ce qui ne voudra pas dire qu'elle aura t imite.: ce qui est lud, c'est comment l'animal observateur a acquis cette information, c'est--dire l'imitation de l'attention envers ce qui est intressant.