L'immunité

 

 

Source:

[A] Brochard Jean-François: "Les remèdes soignent, l'immunité guérit" dans "Médecine douce", nº 107 novembre. 2001 p. 68-73.

 

L'abus des médicaments antibiotiques fait disparaître des souches humaines que le corps humain pouvait éliminer, en laissant un environnement vacant qui permet à des germes proches mutants et résistants aux antibiotiques de proliférer, alors que le corps ne peut éliminer. D'autre part, es antibiotiques détruisent aussi des microbes qui, surtout dans le tube digestif, protègent contre des germes pathogènes grâce à leur propre système de toxines, ce qui permet encore un développement accru de nouvelles souches bactériennes ou même virales. [A]

Les vaccinations, en éliminant certaines souches anciennes, permettent la multiplication de nouvelles lignées virales ou bactériennes que l'organisme s'épuise souvent à combattre. Ainsi les vaccinations massives contre la grippe ont coïncidé avec l'apparition de nombreux virus "pseudo grippaux" qui sévissent maintenant chaque hiver. certaines personnes sont trois fois ou quatre fois victimes, au cours de la saison, d'infections dues à ces germes. [A]

L'immunité cellulaire est produite par des globules blancs qui se fixent sur des cellules (bactéries, protozoaires, champignons, cellules cancéreuses) et les empoisonnent, L'organisme produit souvent des cellules dégénérées et tumorales, normalement éliminées par l'immunité cellulaire. Le cancer ne survient que lorsque cette immunité, affaiblie, n'a pas pu réagir à temps. [A]

 

En Europe, la disparition du paludisme et de la raréfaction de la tuberculose s'expliquent par l'amélioration qualitative et quantitative de l'alimentation: "cette maladie a été vaincue non par un vaccin, inefficace, ni par des antibiotiques qui n'existaient pas encore, mais par des pratiques d'hygiène alimentaire et de mode de vie! La cure hygiéno-diététique des sanatoriums, apparue entre les deux guerres, venait à bout de nombre de cas, tandis que l'amélioration des conditions de vie en diminuait considérablement l'incidence. Or, avec les pratiques de l'industrie agro-alimentaire et le mode de vie présent, l'alimentation s'est détériorée en qualité, alors que la quantité se maintient ou même progresse: depuis quelques années on  mange n'importe quoi, n'importe comment et n'importe comment. Les habitudes traditionnelles ont été supplantées par des modes et la publicité, de telle façon qu'on absorbe de plus en plus de calories avec de moins en moins de nutriments nécessaires. Ce sont donc des organismes mal nourris qui affrontent une grande variété de germes nouveaux. Le cas de la tuberculose est révélateur: cette maladie a reparu, et atteint maintenant un nombre croissant de personnes: la mal-bouffe l'a fait revenir. [A]

La restauration d'une bonne immunité passe par quelques changements simples du mode  vie et des pratiques médicales; mais de tels changements n'auront leur plein effet que s'ils sont largement pratiqués, car s'ils ne sont le fait que d'une petite minorité, elle demeurera exposée à la contagion venue des autres, et l'immunité des pratiquants d'une vie saine, certes meilleure que celle du reste de la population, sera tout de même encore trop fréquemment sollicitée. [A]