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La mort de Coluche (et l'affaire Saint-Aubin)

ou comment l'Etat français tue par "accident" de la route

 

 

Sources

[A] Antoine Casubolo interviewé par Thierry Ardisson dans l'émission Tout le monde en parle du 17 juin 2006 sur France 2 (http://www.ina.fr/video/I09149543/antoine-casubulo-et-philippe-boggio-coluche-l-accident-video.html [archive], ou http://www.dailymotion.com/video/x2ck4n_tlmep-antoine-casubolo_news#.UeugbKwfxzU [archive] puis http://www.dailymotion.com/video/x2ck4n_tlmep-antoine-casubolo_news#.UeugbKwfxzU 

Jean Depussé et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident. La contre-enquête, éditions Privé, 19 mai 2006, 227 p. (ISBN 978-2350760261)

Olivier Porri-Santoro  : « Exclusif : à Opio, le rond-point tragique porte désormais son nom... Qui conduisait ce putain de camion? », dans  Le Petit Niçois, 28 juin 2013 (http://www.lepetitnicois.fr/node/46943).

Jérémy Pastor : « Mort de Coluche : le conducteur du camion s’est confié ! », Le Petit Niçois, 28 juin 2013 (http://www.planet.fr/societe-mort-de-coluche-le-conducteur-du-camion-s-est-confie.381840.29336.html).

Alain Soral: La vérité sur la mort de Coluche http://www.youtube.com/watch?v=KPG6GHKFz1A

 

 

Journal d'Antenne 2

On voit le chemin à gauche du camion

Le chauffeur affirme à propos de Coluche qu'« il allait très vite ».

 

Dans le jugement du tribunal, il est mentionné que le camion transportait des gravas provenant de la gendarmerie de Grasse [A:4mn35s].

 

 

 

Les minutes avant l'accident selon Didier Lavergne

« On a fait la route tranquillement. On se parlait tout en roulant. (...) Michel [Coluche] n'avait pas de casque, Ludo non plus. A cette époque, sur la Côte, les flics nous faisaient pas trop chier avec ça. De toute façon, on n'allait pas vite. Michel était en bermuda, nous en débardeur. Dans cette tenue, si on va vite, les insectes font un mal fou sur la peau, tous les motards le savent. (...) Juste avant la courbe, Coluche m'a doublé. On s'est mis en ligne, comme d'habitude dans un virage. A la sortie, le final, c'était Michel, moi, Ludo. »

L'accident selon Didier Lavergne

« On est à la sortie d'un virage, il y a une courbe derrière nous, une autre devant nous, une ligne droite entre les deux et un camion, énorme, qui arrive lentement. Pas de clignotant, pas de voiture derrière lui. (...) Coluche est juste devant moi, il n'y a pas trois mètres entre nous. Je vois qu'il va croiser le camion. Je vais le croiser aussi. Et puis, lorsque le camion est arrivé à la hauteur de Coluche, tout d'un coup, le chauffeur a braqué la cabine sous son nez. Il a fermé la route. Comme une porte claquée sur sa figure et qu'il n'a pas eu le temps d'éviter. (...) Et [Coluche] tape de la tête sur l'angle, c'est aussi simple que ça. C'est une seconde. A un mètre ou deux, il aurait freiné. Mais jamais tu peux imaginer que le camion va faire ça. C'est ça la surprise, elle ne vient que de ça. De la manœuvre du camion. »

http://www.20minutes.fr/article/91719/France-Qui-pouvait-avoir-des-raisons-de-s-en-prendre-a-lui.php ou  http://television.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=721574

 

Didier Lavergne à Télé Star 2016 ou 2017

« Peut-être que je refuse simplement qu'il soit mort aussi bêtement. (…) J’ai vu un camion faire une manœuvre improbable, sur une route improbable, allant décharger des graviers dans un endroit improbable. On a vu ce camion, lui aussi nous a vus. », a-t-il expliqué.

Ce jour-là, la police a interrogé Didier Lavergne mais n’a pas tenu compte de son témoignage. « Ils ont décrété que j'étais un menteur parce que j'avais dit que Coluche avait son casque... Ils m'ont demandé s'il avait son casque avec lui et j'ai répondu oui: il l'avait attaché sur l'optique de phare, à l'avant de sa moto. Ils m'auraient demandé s'il avait son casque sur la tête, j'aurais dit non. Pour eux, je n'étais pas fiable », a-t-il confié.

http://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/coluche-%c2%ab-c%c3%a9tait-la-premi%c3%a8re-fois-que-je-voyais-un-ami-mourir-devant-moi-%c2%bb/ar-BBASTTm?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

 

Ses deux amis qui étaient quelques mètres derrière lui ont immédiatement freiné quand le camion a soudainement braqué, preuve que la version officielle est un énorme mensonge: il y avait largement la distance et le temps pour s'arrêter et ne pas rentrer dans le camion.
Didier (trois mètres derrière Coluche) : « C'était pas limite du tout. Je me suis arrêté sans faire de traces sur le bitume, et sans tomber... devant la cabine du camion. Michel, lui, n'a pas freiné parce que le camion lui a claqué la porte au nez. Et Michel ne pouvait avoir d'autre réaction que celle qu'il a eue, parce que c'est un réflexe de motard. Un réflexe, c'est quand t'as pas le temps de réfléchir. » Ludovic (dix mètres derrière Coluche): « C'était un bon freinage quoi, pas en urgence. On n'allait pas vite, encore une fois, ON N'ALLAIT PAS VITE! »

 

Une expertise scientifique ordonnée par le juge d'instruction Jean-Paul Renard avait prouvé que le chauffeur avait menti sur la vitesse de la moto. Mais le juge est un des fameux juges francs-maçons liés au milieu de Nice, mis à la retraite d'office quelques années plus tard dans le plus grand scandale concernant la justice depuis des décennies: il a choisi (sur injonction?) de ne garder que la version du chauffeur, et d'éliminer 2 des 3 témoins, qui n'ont pas été entendus lors du procès!

- En 1991, il est le juge d'instruction dans l'assassinat de la veuve Ghislaine Marchal, accusant son jardinier Omar Raddad.

- Doyen des juges d'instruction de Nice, il a produit des ordonnances de non recevabilité, et a classé sans suite des plaintes de Karim Kamal, accusant des magistrats pédophiles, sa fille Lauriane, quatre ans, accusant entre autres le juge Renard [Alain Leauthier: « A Nice, les mots de Lauriane dérangent la justice. L'enfant, dont les parents se disputent la garde »,Libération, 5 juin 1996, http://www.liberation.fr/france-archive/1996/06/05/a-nice-les-mots-de-lauriane-derangent-la-justice-l-enfant-dont-les-parents-se-disputent-la-garde-ass_175266]. Le 16 décembre 2000, Karim Kamal obtient l'asile politique aux Etats-Unis à cause de la partialité de la juridiction française et des persécutions qu'il subit depuis 1993 [Sabine Bernède: Karim Kamal: une gifle pour la justice française!, La Dépêche, 24/06/2001, https://www.ladepeche.fr/article/2001/06/24/215445-karim-kamal-une-gifle-pour-la-justice-francaise.html]. Kamal écrit un livre, Viols judiciaires, que son ami journaliste Nicolas Giudici transmet à l'éditeur Jean-Paul Enthoven, mais Giudici est assassiné le 17 juin 2001. Didier Sialelli est accusé en août 2002, il nie mais est assassiné deux mois après.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-assassinat-du-journaliste-n-etait-pas-un-crime-politique-06-08-2002-2003302378.php

- En 2004, il est évincé de la magistrature, suite à l'enquête d'Eric de Montgolfier qui l'accuse d'avoir transmis des dossiers confidentiels à la Grande Loge Nationale de France (GLNF) dont il était membre. Il a il a « perdu les repères éthiques indispensables à l'exercice des fonctions de magistrat en même temps que tout crédit à l'égard des justiciables. ». En 2006, il est condamné à 5000 euros d'amende. http://www.liberation.fr/societe/2004/10/30/le-juge-renard-evince-de-la-magistrature_497787

 

Le chauffeur travaillait ce jour-là non pas pour son employeur, mais à son compte: il transportait des gravats provenant du chantier de la gendarmerie de Grasse. Gendarmerie de Grasse... c'est à un barrage de la gendarmerie de Grasse, à la sortie de Valbonne, que les amis de Coluche qui étaient à moto quelques minutes derrière Coluche se sont heurtés, seulement dix minutes après que la camion ait heurté Coluche. Barrage alors que les secours n'étaient pas encore arrivés à Opio sur le lieu de drame! Depuis combien de minutes ce barrage était-il en place? Didier et Ludovic ont trouvé très étrange qu'aucun véhicule ne soit passé sur les lieux du drame entre le moment de l'accident et l'arrivée des secours. Pendant de très très longues minutes, la route était totalement déserte. Il a fallu attendre plusieurs dizaines minutes pour que les secours arrivent alors qu'au bout de 10 minutes la gendarmerie de Grasse avait déjà mis en place un barrage.
Non seulement les médias nous ont caché tout ça, mais en plus ils nous parlaient d'une livraison anodine dans un camping...totalement inexistant en fait à cet endroit là!

http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Actualite/volontairement-temoins-coluche-sujet_71239_1.htm

 

 

« En 1986, il préparait un nouveau spectacle titré «Y en aura pour tout le monde». Et lui, homme de gauche, pour la première fois, il avait l'intention de taper sur les socialistes. Parce qu'ils avaient mis sur écoute l'écrivain Jean-Edern Hallier qui avait tenté de révéler au public l'existence de Mazarine, la fille naturelle de François Mitterrand. Coluche avait imaginé un sketch sur Mazarine, un «Putain d'camion» l'a empêché de le raconter au public...  »

 

Gendarme Daniel Gamba, gendarme mobile, membre du GIGN en 1982, participe à la création, en 1983, du GSPR (Groupe de la Sécurité de la Présidence de la République), « Interlocuteur privilégié » du président Mitterrand pendant 10 ans jusqu'en 1995 :

« En France, le président de la République a le pouvoir d'empêcher la parution d'un livre... Nous fûmes l'instrument de la censure.

À ce stade du projet de Jean-Edern Hallier, livre sur la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot), François Mitterrand a fait appeler l'éditeur pour émettre son avis défavorable.

Précisons qu'il en va de même en France avec la presse. Et même si la presse française pratique plutôt l'autocensure sur les affaires «privées », le président peut, sans vergogne, faire connaître son avis défavorable sur tel ou tel sujet. Dans la majorité des cas les choses ne vont pas plus loin. ...

Dans toute cette histoire, Jean-Edern Hallier fut notre victime. Indéniablement, il avait un faible pour sa propre publicité. Il aimait faire parler de lui et il y consacrait beaucoup d'énergie. Après son soutien apporté à la candidature de François Mitterrand, il avait caressé des espoirs de grandeur, et sa déception fut si amère qu'il l'exprimait de façon désespérée. Et peut-être, paradoxalement étant donné le personnage, répugnait-il à toute cette comédie.

Nous, les soldats, nous sommes contentés de faire notre métier, dans l'optique fixée une fois pour toutes de la sécurité, qui doit se garder du scandale. Jean-Edern Hallier devenait très gênant, puisque malgré nos «conseils» il refusait de se taire. Pendant un instant, il a même cru qu'il pourrait gagner... Cette comédie a commencée très tôt, au début du premier septennat. Jean-Edern Hallier nous a donné du fil à retordre. Il était intraitable. Il tenait dur comme fer à son éclat, mais le désordre n'était pas dans nos principes. ...

Jean-Edern Hallier n'était pas physiquement en danger et nous ne pouvions pas le menacer, mais il fallait qu'il s'en persuade. Il nous a suffi de semer des anomalies dans sa vie. On ne peut pas imaginer, tant qu'on n'en est pas victime, le pouvoir de ce harcèlement: sortir de chez soi et trouver deux pneus crevés à sa voiture; recevoir des coups de fil à n'importe quelle heure sans jamais personne au bout; rencontrer souvent une même personne inconnue dans la journée sans que cela ne puisse être dû qu'au hasard (au supermarché, au bistrot, dans le bus...), etc.

Les proches remarquent aussi des choses bizarres... Cette méthode est couramment pratiquée et certaines personnes, aujourd'hui en France, en sont sans aucun doute victimes. Ensuite, son esprit faisait le lien entre les nouveaux phénomènes troublants de sa vie et nos menaces voilées. La pente est si naturelle que la peur s'empare de quiconque n'est pas formé aux méthodes de l'espionnage et du contre-espionnage. ...

Ce genre de pression n'est pas légale, et le contact est dangereux parce qu'il peut permettre de constituer des preuves contre nous. Pour Jean-Edern Hallier, son extravagance allait aisément de pair, dans l'esprit de tous, avec un délire de persécution prononcé - qui avait pourtant des origines bien réelles. Résultat: personne ne le prenait au sérieux quand partout, haletant, il dénonçait la traque des «hommes de Mitterrand ».

La réaction unanime était de le soupçonner d'avoir trouvé un nouveau « truc» pour se faire remarquer. Comme, de surcroît, nous n'étions plus en action, selon la méthode éprouvée, et qu'il fabriquait son angoisse tout seul, tout le monde ne pouvait que le croire vraiment atteint ou tragiquement en mal de publicité. Le personnage était définitivement douteux et cela se reporta sur ce qu'il écrivait. Mission accomplie. Démolition en règle et triste constatation.

Mais Jean-Edern Hallier cherchait à pénétrer le cercle critique, et nous ne pouvions pas le laisser faire. Son livre de « révélations » a fini par sortir, censuré (L'Honneur perdu de François Mitterrand, réédité en 1996, Belles Lettres/le Rocher). Il a décidé de laisser les passages noircis et ce fut pris pour un coup de pub supplémentaire. Pour nous, le but était atteint. Nous avions fait notre travail en préservant l'intégrité du président et cet impératif éliminait toute autre considération. ».

(Interlocuteur privilégié, j'ai protégé Mitterrand, avec la collaboration de Pierre Deschodt, JC Lattès, Paris, 2003, p. 84-88)

 

Dans Le Petit Niçois du 28 juin 2013, le chauffeur Albert Ardissson affirme:

L'auteur de l'interview, Olivier Porri-Santoro (journaliste né en 1986 qui a sa « carte de presse depuis bientôt deux ans », dit-il à Jean-Marc Morandini dans Le Grand Direct des Médias, sur Europe 1 : http://obsession.nouvelobs.com/people/20130628.OBS5837/mort-de-coluche-albert-le-chauffeur-de-camion-sort-de-l-anonymat.html), affiche (sur Europe 1, ) son parti pris, qui explique que le conducteur ait finalement accepté (« Au départ, il ne voulait pas en parler. Il est entré dans une véritable colère**. C’est un épisode de sa vie dont il ne veut plus parler, » »: « « ce que j’ai voulu montrer, c’est que c’est un homme comme les autres, qu’il est la seconde victime de cet accident et qu’il en a véritablement souffert » » http://www.europe1.fr/France/Le-chauffeur-qui-a-percute-Coluche-identifie-1567361/

Avec cette interview, il ne s'agit que de s'attacher à la "sympathique" personne, on veut conforter ses propos de 1986, sans nouvel élément ni questionnement contradictoire:

« Aujourd'hui, Albert ne peut que répéter ce qu'il déclarait devant une caméra de la chaîne que l'on appelait Antenne 2, sur le bord de la roue maudite :« Je ne l’ai pas vu. Il a débouché. Je l’ai vu quand il a tapé là. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise d’autre ? Il allait vite, très vite ! »  » http://obsession.nouvelobs.com/people/20130628.OBS5837/mort-de-coluche-albert-le-chauffeur-de-camion-sort-de-l-anonymat.html

D'après le journaliste, Albert Ardisson était très en colère lorsqu'il l'aborda, mais il dut vite être rassuré par la thèse du journaliste..

 

 

Le journaliste Jean Depussé mort du cancer du cerveau peut avoir été assassiné

La mort de Coluche peut aussi être accidentelle dans le sens où il ne s'agissait pas nécessairement de l'assassiner, mais de lui faire peur, de le blesser ou l'un de ses amis, comme ça lui ait déjà advenu.

 

 

L'Affaire Saint-Aubin

 

Jacques Vigoureux: Accident volontaire, Aléas : magazine de l'imprévisible, France 3 le 28 juillet 1993. http://www.ina.fr/video/CPC11003768

 

 

le 5 juillet 1964, Jean-Claude Saint-Aubin et sa passagère Dominique Kaydash meurent sur la route du soleil, près de Fréjus, dans leur Volvo sport immatriculée en Suisse, ils ont eu le tord de circuler sur une route qu'emprunte régulièrement Jean Méningaud, avocat de l'OAS réfugié en Suisse, qui ce jour là, y circulait dans une magnifique Volvo sport immatriculée en Suisse.

 

Un témoin, Moualkia, a vu un camion militaire et une 203 noire barrer la route de la Volvo, il sera entendu par la Justice en 1973 et meurt asphyxié dans le mystérieux incendie de son appartement en 1984, la veille d'une entrevue avec TF1.

 

En 1992, selon les confidences d'un colonel il s'agissait : « d'une méprise,[...] le véhicule confondu avec un autre, [...] pour neutraliser quelqu'un »
 

En 1997, des archives militaires officielles sont présentées à la Justice : « Intercepter et neutraliser Méningaud Jean au lieu-dit « Les Esclapes », Puget-sur-Argens »

 

 

[21 juillet 2013]