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Transcommunication instrumentale (TCI) ? un témoignage

 

Le 13 mars 2002 meurt brutalement ma compagne Ghislaine Bosquet, dont je partage la vie depuis quatre ans.

Le 2 avril 2002, de 10h30 à midi, deux techniciens viennent installer une liaison internet par câble optique afin remplacer celle que j'avais par câble téléphonique. L'intervention ayant été plus longue que prévu, je suis en retard pour déjeuner chez ma tante et pars aussitôt après eux. En rentrant chez moi, après 16h, je lis un mail daté du jour-même à 12h17, et dont l'adresse d'origine est "lucaresoaud@aol.com", c'est-à-dire une adresse qui s'écrit comme l'une des miennes sauf une lettre, le "o" à la place du "p".

Voici son contenu:

 

lucanou s'il te plait ne me change pas pour une autre  je t'aime trop et je veux faire le tour du monde avec toi et la nénette et trouver un begy numéro 2

                       je t'aime      

                                       ghislaine

 

Pour mieux comprendre le contenu, je précise que nous avions fait beaucoup de voyages avec une vannette aménagée en camping-car, et il n'y a que nous deux qui savions qu'elle l'avait parfois surnommé "nénette". Il n'y a aussi que nous qui savions qu'elle me surnommait "lucanou". "begy" est le nom d'un chiot que nous avions trouvé en Bulgarie l'été précédent puis que nous avons donné en Normandie.

J'ai voulu répondre comme si c'était anodin, pour avoir le plus de chances d'avoir une réponse. J'écrivis donc, devant l'impossibilité de voyager ensemble et une orthographe qui m'étonnait (j'aurais écrit "Buggy", voire "Bugy"):

Comment veux-tu voyager avec moi? N'écris-tu pas Bugy?

Mais le message ne put être envoyé, car un avertissement afficha que ce pseudonyme n'existait pas.

Je soupçonnais une supercherie et entamais une démarche judiciaire.

Personne autour de moi ne pouvait avoir eu normalement les informations permettant de composer un tel message, mais j'envisageais les possibilités d'espionnage informatique par internet. Il est même possible de faire des enregistrements avec le microphone de l'ordinateur puis de les télécharger à chaque connexion de l'utilisateur. Le mot "Lucanou" est stocké sur certains fichiers. Je pus vérifier qu'il n'y a aucune occurrence du mot "nénette" ni de "begy". Mais surtout, l'élément décisif fut la découverte après plusieurs semaines d'une lettre manuscrite inachevée où elle avait écrit "begy". N'ayant envoyé aucune lettre personnelle, pas même celle-ci, personne ne pouvait savoir qu'elle l'écrivait ainsi.

Je précise que Ghislaine était réticente à toutes les technologies, elle ne savait pas utiliser internet ni même créer un fichier. Elle était très sensible à certaines expériences paranormales, comme le spiritisme, l'écriture automatique. Elle avait aussi perçu le contact de "présences" dans un dortoir où elle dormait seule. Sa sœur m'a raconté que ça fonctionnait très bien avec elle. Dix ans auparavant, elle avait, ainsi que sa famille, été traumatisée par une sorte d'envoûtement avec un sorcier, elle était tombée en catalepsie, et cela avait mis fin à ces expériences. Avec moi, elle avait tenté une expérience de spiritisme dont rien n'avait résulté.

Quant à moi, il ne m'était jamais rien advenu de paranormal. Je suis d'un esprit rationaliste, athée, passionné par la philosophie et les sciences. Loin du scientisme étriqué de certaines autorités, je pense que les étrangetés de la physique quantique (hypothèses sur des mondes parallèles) ou des hypothèses de Rupert Sheldrake (résonances morphiques) sont des voies pour tenter de comprendre l'origine de tels phénomènes.

Le message exprime ce qui lui importait intimement lorsqu'elle était vivante. La volonté de voyager ensemble exprime une inconscience de l'état mortel.

Si par la suite il y eut quelques événements bizarres, dans mon cas par téléphone et pour la sœur de Ghislaine avec une chaîne hi-fi, il n'y eut là rien de probant ni de signifiant.

 

 

11702e et 11720e journées (jeudi 12 et lundi 30 septembre 2002).

 

 

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Ce 13 mars 2012, dixième anniversaire de la mort de Ghislaine, je sors de l'immeuble où j'habite1 avec l'intention d'aller à une conférence2 sur la démocratie et le référendum dont j'ai été informé la veille en écoutant une émission sur France Culture3. Ce matin, j'ai appris que cette conférence avait lieu avenue Bosquet, le nom de famille de Ghislaine. A quelques mètres de la sortie de mon immeuble, en allant vers le métro, je vois garé sur mon trottoir un camion tracteur blanc de semi-remorque DAF, comme celui qui a tué Ghislaine, et il très rare de voir ce type de véhicule garé dans une petite rue près du centre de Paris. Pour le moins, une troublante coïncidence...

 

1. 13 rue Boulle, 75011 Paris, sortie arrière du 21 rue Sedaine.

2. Collège International de Philosophie, séminaire "Politique du temps présent" sous la responsabilité de Bruno Bernardi et Julie Saada. "Référendum et démocratie", mardi 13 mars 2012, 18h30 ‐ 20h30 American University of Paris, 31 Avenue Bosquet, 75007 Paris (ma vidéo de la conférence).

3. "Les Nouveaux chemins de la connaissance", 11-12, par Adèle Van Reeth et Philippe Petit : "Aux urnes philosophes !, 1/4 : L'opinion publique, vote et référendum", avec "Bruno Bernardi, philosophe, directeur de programmes au Collège International de la Philosophie".

 

Ma photographie du camion rue Boulle :