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Le philosophe

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Événement et causalité

 

Un événement est un ensemble de changements ou de relations temporellement limité.

Par exemple, la naissance de Napoléon Bonaparte est advenue le 15 août 1969 à Ajaccio et sa mort est advenue le 5 juin 1821 à Sainte-Hélène.

Par exemple, la mort de Napoléon est un événement, mais Napoléon n'en est pas un.

Par exemple, le fait qu'il continue de pleuvoir n'est pas un événement (en soi), car il n'y a pas de changement.

Par exemple, le big-bang est un événement limité temporellement, mais pas spatialement.  

La rapidité est le nombre d'événements par unité de temps, ou c'est la durée d'un événement.

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La répétition est le fait pour deux événements d'être identiques, ou pour une même chose d'advenir deux fois.

La simultanéité est le fait pour plusieurs événements d'advenir au(x) même(s) instant(s).

La contemporanéité est le fait pour plusieurs événements d'advenir dans un même temps.

La succession est le fait pour des événements d'advenir après d'autres.

La simultanéité et la succession ne sont pas absolues, mais relatives (à la situation?).

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L'avènement est l'événement du début ou du commencement (temporel) de quelque chose.

Par exemple, l'avènement de la technologie, l'avènement des micro-ordinateurs.

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Une éventualité est un événement futur contingent.

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L'imminence est le fait pour un événement d'advenir très peu de temps après un certain instant.  

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La réversibilité est la possibilité de refaire ce qui a été (dé)fait.

L'irréversibilité est l'impossibilité de refaire ce qui a été (dé)fait.

Par exemple, la casse d'un vase Ming est irréversible, alors que le démontage d'un échafaudage est réversible (on peut le remonter).

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Causer, c'est faire advenir.

La cause est ce qui fait advenir.

Par exemple, la mort de Louis XVI a été causée par son guillotinage.

La causalité est transitive.

Par exemple, si A cause B et B cause C, alors A cause C.

Par exemple, si un malfaiteur demande à un de ses sbires d'assassiner quelqu'un, et que ce sbire assassine cette personne à cause (entre autres causes) de la demande de son chef, la demande du malfaiteur cause (c'est-à-dire est une des causes de) l'assassinat.

Pour que A soit la cause de B, il n'est pas nécessaire que s'il n'y a pas A, il n'y ait pas B: B peut tout de même advenir causé autrement.

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L'effet est ce qui est causé.

Par exemple, le guillotinage de Louis XVI a eu pour effet (entre autres) la mort de Louis XVI.

Les causes existent réellement nécessairement avant leurs effets.  

Une rétroaction est le fait pour un événement de causer un effet sur ce qui le cause.

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Permettre, c'est causer la possibilité.

Empêcher, c'est causer l'impossibilité.

Par exemple, ses ailes permettent à l'albatros de voler mais l'empêchent de marcher.

Produire, c'est causer la réalisation de quelque chose.

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Est suffisant ce qui peut en soi (sans autre chose) causer ou impliquer quelque chose (d'autre).

Est suffisant ce dont l'inverse est nécessaire.

Par exemple, il est suffisant de percevoir pour être conscient, c'est-à-dire qu'il est nécessaire d'être conscient pour percevoir.

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La corrélation est le fait pour des choses d'avoir des relations de causalité entre elles ou avec une autre chose commune.

Par exemple, dans certains quartiers d'une ville d'Alsace, il y a une corrélation entre le nombre de nids de cigognes et le nombre de naissances: ce ne sont pas les cigognes qui amènent les enfants mais c'est causé par la localisation en centre ville ou en périphérie: les jeunes couples et les familles sont attirés par les logements moins onéreux et la verdure de la banlieue, et les cigognes sont attirés par un espace plus grand, plus tranquille et à l'air plus pur.

La causalité implique la corrélation.

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Une condition est quelque chose (qui est réelle ou irréelle) qui, si elle était réelle, impliquerait ou causerait une autre réalité.

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Le hasard est le fait pour quelque chose d'advenir causé par des événements non reliés causalement entre eux.

Le hasard est le fait pour quelque chose d'advenir causé par des événements (causalement) indépendants.

Le hasard est l'ensemble des événements causés par des événements (causalement) indépendants.

Par exemple, si je vais au cinéma et que juste au moment où je passe près d'une maison une rafale de vent fasse tomber une tuile du toit sur ma tête, mon passage n'a pas causé la chute de la tuile et la chute de la tuile n'a pas causé mon passage: la tuile me tombe par hasard sur la tête; ce n'est pas par hasard que je passe devant la maison ni par hasard que la tuile tombe, mais par hasard que la tuile tombe lorsque je passe et qu'elle tombe sur ma tête.

Par exemple, que je gagne à la roulette est causé par le fait que j'aie choisi la 39e case et que la bille retombe sur la 39e case: or aucun de ces deux événements n'a causé l'autre, donc j'ai gagné par hasard.

Par exemple, c'est par hasard que je rencontre un ami si aucun de nous deux n'est au même endroit parce que l'autre y est, ce qui n'est pas le cas si on avait décidé d'un rendez-vous ou si l'un de nous deux savait que l'autre allait passer par cet endroit.  

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Un lieu est une limite spatiale.

Une date est une limite temporelle.

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Une circonstance est un événement qui est avant et pendant un autre et qui est en relation avec lui.

Un contexte est un système de circonstances.

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Une histoire est un système de représentations des occurrences d'événements (successifs) d'une chose, relatifs à une même chose.

Une histoire est un ensemble d'occurrences d'événements successifs représentés, relatifs à une même chose.

Par exemple, une histoire peut représenter l'unification ou la désintégration d'un empire, la montée ou la chute d'une classe, d'un mouvement social, d'une secte religieuse ou d'un style littéraire.

Une recette de cuisine qui décrit les événements successifs qui causent le plat préparé n'est pas une histoire.

Représentant des occurrences et non des types, les histoires représentent souvent les événements relatifs à des choses ayant un nom-propre.

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Une oscillation est un mouvement qui répète les mêmes positions (même relatives).

La fréquence est le nombre par unité temporelle d'événements identiques qui se causent successivement les uns les autres.

Une période est le temps pour qu'un événement se répète.

La fréquence est l'inverse de la période.

Par exemple, si la période d'une oscillation est de deux secondes, sa fréquence est de 1/2 hertz.

La phase est l'identité simultanée de plusieurs ensembles d'événements périodiques.

Le déphasage est la différence simultanée de plusieurs ensembles d'événements périodiques.

La marche du bipède a un déphasage d'une demi-période.

Le déplacement d'un insecte (à six pattes) se fait avec trois pattes qui sont en phase, celle du milieu d'un côté et celles de l'avant et de l'arrière de l'autre côté, et qui sont déphasées d'une demi-période avec l'ensemble des trois autres pattes.

La synchronisation est la causation de la simultanéité (de plusieurs ensembles d'événements périodiques).

Par exemple, en février 1665, le physicien hollandais Christiaan Huygens constata que deux de ses horloges à balancier, lorsqu'elles étaient rapprochées, se synchronisaient en une demi-heure de par les vibrations du support commun ou de l'air, et se désynchronisaient s'il les éloignait.

Par exemple, les lucioles de Thaïlande (pteroptyx malaccae), sur chaque feuille de mangroves hauts de 10 à 12 mètres, sur 200 mètres de long au bord d'une rivière, clignotent (toutes allumées, puis toutes éteintes) simultanément trois fois toutes les deux secondes, en se synchronisant par la vision l'une de l'autre.

La résonance est le fait pour un mouvement vibratoire de s'amplifier à cause d'un mouvement vibratoire de fréquence proche ou proche du multiple/proche en multiplication ou en division.

La résonance est l'augmentation de l'amplitude d'une oscillation à cause d'une action périodique de fréquence proche.

Par exemple, le tympan de l'oreille humaine est un résonateur aux fréquences de 20 Hz à 20000 Hz.

Par exemple, à Angers, en 1850, un pont a été mis en résonance par le pas cadencé d'une troupe militaire et s'est rompu.

Dans une télécommunication (radiophonique ou téléphonique), il y a résonance sur la fréquence d'émission, puis résonance dans le haut-parleur, puis résonance des tympans de l'auditeur, et enfin diverses imitations de l'auditeur (compréhension, adhésion).

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Une probabilité est la proportion de réalisations d'un ensemble d'événements dans l'ensemble de réalisations de cet ensemble d'événement et de l'ensemble de réalisations de l'ensemble d'événements contraires.

p(a) = x(a)/{x(a)+y(-a)}

Par exemple, la probabilité qu'un dé cubique dont le centre de gravité est confondu avec le centre géométrique (ou centre spatial) et qu'on laisse tomber sur une surface horizontale, tombe sur une de ses faces est de 1, qu'il tombe sur la face 5 ou 6 est 1/3, qu'il tombe sur la face 1 et 2 est 0, qu'il tombe sur la face 5 puis 6 est 1/36.

Par exemple, la probabilité que le porteur du maillot jaune au premier jour du tour de France à vélo soit le vainqueur de ce même tour de France est le rapport (la division) du nombre de fois où il l'a été sur l'addition du nombre de fois où il l'a été et du nombre de fois où il ne l'a pas été.

L'impossibilité implique une probabilité nulle.

La nécessité implique une probabilité de 1.

La contingence implique une probabilité supérieure ou égale à 0 et inférieure ou égale à 1.

Une probabilité supérieure à 0 et inférieure à 1 implique la contingence

La probabilité non nulle (supérieure à 0) implique la possibilité.

Tableau sur la possibilité et la probabilité

Impossibilité

Possibilité

Contingence

Nécessité

Probabilité = 0

 

Probabilité = 1

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Rester, c'est être encore continûment.

Par exemple, si je reste dans une pièce, c'est que j'y suis encore continûment, sans en être sorti.

La stabilité est la possibilité ou la probabilité de rester tel quel, de ne pas changer.

L'instabilité est l'impossibilité ou l'improbabilité de rester tel quel, de ne pas changer.

Par exemple, la possibilité ou probabilité de rester à la verticale sur un vélo, de ne pas tomber est causée par le fait d'atteindre une certaine vitesse; en deçà de cette vitesse, cet équilibre devient instable.